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Les familles des disparus du Beach "extrêmement déçues"

Disparus de Brazzaville : les familles Congolaises "extrêmement déçues" (AFP 22/11/2004)

Les familles des 350 réfugiés disparus en 1999 au Congo se sont déclarées "extrêmement déçues" par la décision de la cour d’appel de Paris, qui a décidé lundi d’annuler l’intégralité de la procédure judiciaire ouverte en France dans l’affaire dite du "beach" de Brazzaville."C’est vraiment malheureux pour nous", a déclaré à l’AFP Jacques Mabanza, le vice-président de l’association des parents des "disparus du beach". "Nous allons faire appel de la décision de la Cour d’appel (nous pourvoir en cassation, ndlr) et nous tourner vers la Cour européenne de justice", a ajouté M. Mabanza au nom des familles des victimes."Nous ne croyons pas en l’indépendance de la justice congolaise pour dire le droit sans subir des pressions", a-t-il poursuivi. "Déjà, les officiers cités dans cette affaire ont commencé à tout nier dans le cadre de l’instruction ouverte par la justice congolaise", a souligné M. Mabanza.Pour sa part, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) a qualifié de "scandale et de hold-up politico-judiciaire" la décision de la justice française. "La France a franchi les limites du tolérable", a déploré à l’AFP le directeur exécutif de l’OCDH, Roger Bouka Owoko. "Elle a montré qu’elle était l’amie des criminels"."Nous sommes profondément déçus", a indiqué à l’AFP le président de la Rencontre pour la paix et les droits de l’Homme (RPDH), Christian Mounzéo."Nous allons recourir à tous les mécanismes juridiques qui existent au plan international pour que justice soit rendue", a ajouté M. Mounzéo. "Nous savons que la justice congolaise n’est pas en mesure de juger et de condamner les vrais responsables de cette affaire".Mis en examen dans la procédure française, l’inspecteur général des forces armées congolaises, le général Norbert Dabira, s’est déclaré "satisfait" de la décision de la cour d’appel de Paris. "Je suis satisfait de cette décision parce que je n’ai jamais comploté pour quelque chose de macabre", a déclaré l’officier à l’AFP, dénonçant une "manigance politique"."Il appartient maintenant à la justice congolaise de dire le droit", a ajouté le général Dabira. "S’il y a eu des actes repréhensibles, il faut que ceux qui les ont commis soient jugés et punis. Il ne faut pas qu’il y ait impunité dans cette affaire", a-t-il conclu.Entre avril et juin 1999, de nombreux réfugiés congolais qui rentraient d’exil en République démocratique du Congo voisine après avoir fui la guerre civile dans leur pays ont été arrêtés au "beach" (port) fluvial de Brazzaville. Selon leurs familles, 353 d’entre eux ont été portés disparus.A côté de l’enquête ouverte par la justice congolaise, des familles de victimes ont porté plainte en 2001 en France pour "crimes contre l’Humanité" contre quatre dirigeants congolais, dont le président Denis Sassou Nguesso, qu’elles accusent d’avoir donné l’ordre d’éliminer les réfugiés.Les autorités de Brazzaville nient avoir donné ces ordres et dénoncent "une campagne de désinformation".

Commentaires

1 Message

  1. > Les familles des disparus du Beach "extrêmement déçues"

    BONJOUR,Chers compatriotes.
    Je suis tres ravis de vous ecrire aujourd’hui.En effet,je suis l’un des rescape du BEACH et je vis actuellement en U.K.Je suis follement decus et accable suivis d’un manque appetit considerable depuis que je viens de suivre l’annulation de PARIS de ce proces.Je suis exile pour cette affaire j’ai passe 19 mois en prison de djambala et j’ai tjrs en moi les reflexes de ce qui s’est passe au BEACH.Je suis vraiment accable.Est il pas possible que l’ASSOCIATION change de TRIBUNAL ?Du moment ou nous attendons la regulation de nos situations voila encore undemon vient d’agir.

    Voir en ligne : BEACH DE BRAZZAVILLE

    par tex | 26 novembre 2004, 16:15