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Papa Wemba condamné

Le chanteur congolais Papa Wemba condamné pour aide au séjour d’étrangers

BOBIGNY (AFP) - mardi 16 novembre 2004, 13h40

Papa Wemba, le "roi de la rumba congolaise", a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Bobigny à une peine de 30 mois de prison dont 26 avec sursis pour aide au séjour irrégulier d’étrangers sous couvert de ses activités musicales.

Le chanteur, également condamné à 10.000 euros d’amende, ne retournera toutefois pas en prison, puisqu’il a déjà effectué une détention provisoire de près de quatre mois.

Les huit autres prévenus, dont son épouse, qui comparaissaient pour les mêmes motifs, ont été condamnés à des peines n’excédant pas quatre mois de prison ferme.

Le jugement a été salué par des cris de joie par les quelque 150 sympathisants du chanteur présents à l’audience. Le procureur, Nadine Perrin, avait requis une peine de cinq années d’emprisonnement à l’encontre du chanteur et des peines allant de 18 mois à quatre années d’emprisonnement contre les huit autres prévenus.

Le ministère public avait assorti ses réquisitions de "tout ou partie de sursis". Ces réquisitions avaient servi d’argument aux avocats de la défense qui avaient tous demandé soit la relaxe, soit des peines uniquement assorties de sursis pour leur clients.

Papa Wemba, de son vrai nom Shungu Wembadio Pene Kikumba, 55 ans, comparaissait pour "aide à l’entrée ou au séjour irrégulier d’étrangers", d’"obtention frauduleuse de document administratif" et d’"association de malfaiteurs".

Il encourait dix ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende. Il est toujours poursuivi dans une procédure similaire en Belgique.

Les justices belge et française le soupçonnaient d’avoir organisé, sous couvert de ses activités musicales, l’immigration clandestine en France de quelque 150 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC), moyennant des sommes avoisinant 3.500 euros par personne.

Papa Wemba avait été écroué le 20 février 2003 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) après sa mise en examen. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin 2004.

AFP

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