// Vous lisez...

Politique

LISSOUBA DE RETOUR : DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

LISSOUBA DE RETOUR : DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

De retour à Paris, Pascal Lissouba se comporte comme un clandestin. Il ne respecte même pas la diaspora Congolaise en France. Pis encore, il veut divertir les Congolais, en se disant toujours prêt pour le combat. De quel combat parle t-il ? Non, soyons sérieux. Il avait parlé au nom de la jeunesse ( comme le fait également M.Sassou-Nguesso ) pour ensuite nous soutirer ceux à quoi nous avons droit : l’éducation, la formation, l’emploi ou le travail,....Il est temps pour lui d’annoncer ouvertement sa retraite politique, au lieu de distraire les Congolais avec les histoires à dormir debout. On juge un arbre par ses fruits. Il serait donc impératif pour nous de commencer à prendre conscience de l’engagement politique et à encourager les initiatives collectives ou individuelles tendant à libérer la pensée ou la réflexion de la jeunesse, si tant est qu’elle veut réellement se développer. Le temps n’est plus à l’attentisme et à l’observation muette qui nous place dans un état d’escalier ou d’échelle pour ces soi-disant dinosaures de la politique Congolaise, sans probité morale. A quoi servent-ils, s’ils sont mentalement et intellectuellement bridés, lestés par des pesanteurs sociales, ethniques et tribales ? Surtout, ne le suivez plus et ne lui faites plus confiance, pour les futurs combats politiques au Congo. Ce monsieur n’est pas du tout sérieux. Ceux qui ont coupé politiquement le cordon ombilical avec Pascal Lissouba, n’ont pas tort. Il faut les encourager et les féliciter. Car, avec le niveau de richesses amassées par Lissouba, il est incapable de mener correctement la lutte politique. Ne nous comportons pas, comme cette bande de groupies « rameutés » qui entoure ce monsieur. Ce ne sont que des moutons « on part, on part » qui n’apporterons rien de nouveau pour le Congo. Le bon sens nous le recommande. Pour preuve : Après avoir pris connaissance du mémorandum adressé à son égard, un de ses lieutenants m’a contacté, pour dire que « le président est prêt pour s’investir ; cela ne va pas tarder ». Or, ce n’était qu’un leurre. Pour nous, la rupture politique avec Pascal Lissouba est effective. Un acteur politique qui ne s’engage pas, n’est pas nôtres. Aux rêveurs, de continuer à rêver avec Lissouba. Les forces nouvelles sont déjà en route. Ci-joint, le contenu du mémorandum.

MEMORANDUM

A Son Excellence Monsieur le Président du Congo Pascal LISSOUBA

Monsieur le Président,

La lutte contre le défaitisme, rapidement considéré comme du fatalisme, voire une capitulation qui accommode bien ceux qui en tirent avantage, ne peut être abandonné, sauf par des traîtres.

Monsieur le Président,

Changer d’époque beaucoup de Congolais le souhaitent. Ils veulent un Congo plus juste et plus dynamique, résolument tourné vers l’avenir. La politique menée par Sassou Nguesso, à caractère monopartiste, n’a jamais répondu aux aspirations de nos concitoyens. Une page doit être tournée. Une autre doit être écrite. Pour le Congo et les Congolais.

Aujourd’hui les partisans du renouveau attendent et s’impatientent. Ils ont envoyé des coups de semonce. Ils ont lancé des appels clairs pour l’unité et le dialogue. Ils ont exigé d’être entendus. Ils sont dans les partis ou hors des partis. Ils assument, ou non, des responsabilités, notamment électives. Ils sont engagés, ou non dans la vie associative. Tous ont en commun une certaine idée de l’action politique, une certaine idée du service d’autrui et du bien public, une certaine idée du Congo dans le monde et dans l’histoire. Ils veulent un Etat intègre qui, pour avoir perdu son omnipotence, n’en demeurera pas moins le garant de la justice, de la sécurité et de la solidarité.

Monsieur le Président,

Voici bientôt six ans, que notre pays est occupé par l’armée angolaise, des mercenaires Rwandais (Hutu génocidaires), Zimbabwéens, soldats Tchadiens, ex-Forces Spéciales de feu Maréchal Mobutu, des mercenaires Français et les autres supplétifs ouest africains de la milice présidentielle Cobra.

Fiers de la Nation à laquelle nous appartenons, notre volonté est de bâtir la maison multiple, la maison commune, de tous les Congolais.

Il s’agit pour nous de bâtir une politique différente, de jalonner le chemin de la réforme, de prendre en compte des aspirations, de comprendre la réalité d’une époque, complexe, mouvante, et d’en tirer toutes les conséquences pour mieux vivre au Congo.

Nous le sentons bien, nous sommes à la croisée des chemins. Cela signifie que, nous avons besoin de nous re-situer, nous re-localiser et nous ré-ancrer dans notre propre perspective, en adoptant un nouveau point de départ qui prenne en compte notre propre histoire, l’histoire de nos relations avec l’Europe et notre situation concrète actuelle au Congo et dans la diaspora dans toute sa complexité, son hétérogénéité et sa diversité. Nous ne pouvons laisser au dictateur de Brazzaville l’initiative et le droit de décider ce qui est bien et mal, ce qui est acceptable ou inacceptable, légitime ou illégitime, alors qu’il est, depuis, moralement et politiquement disqualifié pour donner de telles leçons.

Des chemins des temps d’abord et idéologiques ensuite. Après l’effondrement des grandes utopies du XXème siècle et celles du XXIème en IRAK et en Afghanistan , si meurtrières, face aux interrogations que suscite l’activité humaine quand elle n’est pas maîtrisée et devient menaçante, notamment pour l’environnement, la quête de sens s’amplifie, le besoin de repères s’affirme, le désir d’un humanisme moderne se manifeste, un humanisme capable de conjuguer initiative, autonomie, sécurité, fraternité.

Monsieur le Président,

Pourquoi nous agissons ? Nous voulons, par des propositions précises, ambitieuses, ciblées, permettre à nos compatriotes d’être bien dans leur temps. Rassurés dans leur vie quotidienne. Confiants dans l’avenir de leurs enfants. Soutenus dans leurs projets. Libérés dans leurs choix. Heureux d’être les citoyens d’un Congo fort et doux, libre et fraternelle, débarrassé de ses entraves, plus sûr que jamais de ses valeurs. Plus décidé que jamais à faire passer d’abord le bien des femmes et des hommes, leur santé, leur sécurité, leur épanouissement personnel. Un Congo en mouvement dans un esprit démocratique : Voilà ce qui nous donne envie d’agir . Le totalitarisme n’est pas une bonne référence, même a contrario, si l’on veut comprendre l’évolution organique des sociétés normales vers la démocratie, aussi bien que leurs régressions et interruptions : c’est un cas pathologique.

Monsieur le Président,

L’Union européenne, en cautionnant des fausses élections et en donnant un blanc-seing au régime totalitaire de Brazzaville, maintient le peuple Congolais dans une geôle à l’air vicié. Un air irrespirable semblable à celui d’Auschwitz. Seuls quelques aventuriers qui n’ont aucun avenir dans leur pays d’origine viennent s’enrichir sur la sueur des Congolais. Pendant cette descente aux enfers du Congo, nous n’avons cessé de faire des propositions consensuelles pour régler les calamités inacceptables qui accablent notre pays. Nous n’avons cessé d’interpeller le Médiateur complaisant et sans probité morale Omar BONGO d’une part, et d’autre part le gouvernement Français et le Président Français Jacques CHIRAC ; en vain.

Monsieur le Président,

Ces hommes au pouvoir ignorent les trois dimensions de la citoyenneté. La première est la citoyenneté civile : elle est définie par l’exercice des droits-libertés « libertés de la personne, liberté d’expression, de propriété », garantis par un Etat de droit, dans lequel la justice à un rôle prépondérant. La secondaire est la citoyenneté politique : elle est définie par l’exercice des droits politiques, garantis par l’exercice du suffrage universel et le rôle prépondérant du parlement. La troisième est la citoyenneté sociale : elle est définie par la prépondérance des droits-créances « droit à la protection sociale, à la santé, à l’éducation, au travail », garantis par les institutions de l’Etat-Providence.

Monsieur le Président,

Par définition, aucun démocrate aujourd’hui ne nie le sens et l’importance des droits économiques et sociaux, qui donnent un contenu concret et quotidien à l’idée de la citoyenneté. La survie matérielle dans des conditions qui assurent la dignité de chacun est aujourd’hui un droit du citoyen. Faut-il penser pour autant que les droits économiques et sociaux sont devenus les véritables droits politiques ? Ou bien faut-il maintenir l’idée qu’ils sont les conditions de l’exercice des droits politiques, mais qu’ils restent par nature différents, que connaître des conditions de vie décentes n’est pas du même ordre que de disposer des droits-libertés ? Ou faut-il penser que les droits-créances constituent des objectifs que les sociétés doivent s’efforcer d’atteindre mais auxquels on ne saurait accorder la même valeur qu’aux droits politiques qui garantissent la liberté des hommes ?

Monsieur le Président,

Investissez-vous afin de réclamer ensemble et de garantir de manière absolue les libertés formelles : le combat de la libération du peuple Congolais du joug de la dictature doit être votre préoccupation première. Nous vous rappelons que la démocratie est la subordination de l’organisation sociale, et du pouvoir politique en particulier, à un objectif qui n’est pas seulement social mais aussi moral : la libération de chacun. Nous-y sommes déjà engagés.

Monsieur le Président,

l’avenir de l’humanité dépendra de la façon dont elle fera tourner la roue de l’histoire sans que soit donné à aucune puissance, à aucune civilisation le droit de poser pour fin la domination des autres. Chaque peuple est un élément unique et irremplaçable de notre espèce, foin donc des théories dites « providentialistes » ! Notre démarche est ouverte, collective, dynamique. Nous souhaitons tout simplement rassembler et accueillir tous ceux qui se sentent partie prenante d’un même destin, qui savent ce qu’ils doivent au Congo, qui ont le désir d’avancer ensemble, de rêver ensemble pour l’établissement de la culture démocratique au Congo. C’est pour prendre date que nous avons décidé de relancer le combat qui nous lie de manière objective, pour libérer notre pays du joug de la dictature.

Monsieur le Président,

A défaut de votre implication réelle au calvaire du peuple Congolais, sachez que la rupture totale ne saura tarder. Votre attitude rend difficile la lutte. Même si le ridicule ne tue pas, mais l’absurdité meurt : elle doit céder la place à la raison.

Monsieur le Président,

Trois mots peuvent résumer notre engagement  :

- Innovation avec le souci permanent de l’amélioration de la qualité de la vie des Congolais.
- Performance pour un nouveau défi.
- Dépassement de soi pour aller toujours plus loin dans l’art de vivre ensemble. Il nous semble que ces valeurs sont aussi les votre. Sinon, la rupture est consommée. Et, nous comptons porter haut et loin ces valeurs qui nous sont communes sur la route de la démocratie au Congo.

Joël MAFOUTA Président du R.L.B.C « Forces nouvelles »

Mail : mafouta12@yahoo.fr Tél : 06.20.21.39.84

Commentaires

1 Message

  1. > LISSOUBA DE RETOUR : DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

    bel article, en tant que congolais je vous encourage et je suis coeur avec vous dans cette ancée !
    Vive le congo !!! de nos ancêtres
    www.camued.net

    | 18 juin 2005, 17:35