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Communiqués et Lettres ouvertes

Impunité régnante

Communiqué.

Voici bientôt une dizaine d’années que les populations congolaises sont plongées dans des guerres fratricides à répétition. La belligérance des années 1997 et 1998 qui a occasionné des centaines de milliers de morts, de viols, de vols et autres dégâts psychologiques dans les populations civiles, a fait place à une insécurité permanente larvée. La jeunesse qui hier à été armée par les différents belligérants pour servir de chair à canon détient toujours aujourd’hui d’innombrables armes de guerre. Cette couche importante de notre société, est laissée à l’abandon et sans avenir. Désœuvrée, elle se livre à toutes sortes de pillage racket et autre braquage. Malgré un discours lénifiant, les tenants de pouvoir entretiennent une partie de ces jeunes miliciens dans des écuries : enjeux d’affrontements futurs. Aujourd’hui, dans les grandes villes du Congo notamment Brazzaville et Pointe-Noire, nul ne sait vraiment qui est milicien et qui est représentant de la force publique. Le pouvoir politique tente désespérément à coup de millions, dans la presse africaine, ( plus rarement occidentale) de faire croire à une paix retrouvée. Force nous est de constater qu’aujourd’hui à Brazzaville, les contradictions se règlent toujours à la Kalachnikov. Les assassinats de l’homme d’affaires Bassouéka Batteux,(abattu chez lui par des hommes en armes)l’exécution en plein jour et en pleine rue de Bienvenüe Faignond(Maire de Poto-Poto) et bien d’autres jeunes dans les quartiers de Bacongo, n’ont donné lieu à aucune enquête officielle. C’est l’impunité totale. Ce n’est pas un hasard, si Brazzaville est indexé par les institutions internationales comme étant une des villes les plus dangereuses au monde.

Cette semaine, le correspondant de la Fédération des Congolais de la Diaspora Mesmin Michel Tsimou a eu maille à partir avec les forces de l’ordre de M. Sassou. C’est en tentant, d’organiser une association pour le retour et le jugement à Brazzaville des exilés politiques des guerres de 1997, qu’il s’est attiré les foudres de guerre des autorités de Brazzaville. Ce militant des droits de l’homme qui a déployé une activité importante aux côtés des organisations Congolaises comme l’OCDH, s’était déjà fait remarquer par les autorités congolaises pendant le séjour à Brazzaville de M. Sidiki Kaba président de la FIDH. La Fédération des Congolais de la Diaspora est sans nouvelles des parents de celui-ci qui ont été victimes de brutalités policières, particulièrement son père.

La FCD condamne tous ces actes qui visent à terroriser les populations. Elle dénonce encore une fois ces actes extrajudiciaires et rappelle que dans un état digne de ce nom seule la justice est susceptible de régler les contradictions sociales entre citoyens.

© Copyright F.C.D - 30 juin 2004.

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