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ELEMENTS DE REFLEXION SUR LES BMA

Rediffusion d’un Appel reçu en octobre 2004

Appel aux Congolais Brazzaville, le 9 octobre 2004

Appel aux Congolais

Nous sommes le peuple !

Prenons le pouvoir maintenant !

Nous avons un beau pays. Il va de l’Océan jusqu’au cœur de l’Afrique centrale. Il y a de la place pour tous et des ressources infinies. Cette terre, nous l’avons reçue de nos ancêtres. Nous devons la transmettre à nos enfants. Mais quelques familles, des petits clans, se sont accaparés de notre pays, notre bien à tous. Ils nous ont dressé les uns contre les autres. Ils nous ont exploité. Ils ont fait fuir des milliers d’entre nous.

Il est temps d’y mettre fin. Mais ne prenons pas les armes. Elles ont assez parlé. Le pouvoir n’est plus au bout du fusil. Refusons toute collaboration avec le régime. Déchirons sa constitution. Dénonçons cette fausse " démocratie ". Manifestons tous les jours dans les rues de Brazzaville, de Pointe-Noire, de Nkayi, de Dolisie, d’Owando jusqu¹à Impfondo. Partout. Réclamons justice. Crions notre colère contre celui qui nous a volé notre histoire, qui nous prive du présent et qui tue l’avenir. Des crimes contre l’humanité aux délits économiques, c¹est lui l’unique responsable. Ses guerres ne sont pas les nôtres. Ses dettes non plus. Mais son argent, c’est notre argent. Si nous sommes unis, il ne peut rien contre nous. Il n’aura plus personne à commander. Il finira par descendre de sa tour d’ivoire. S’il persiste, chassons-le et condamnons-le.

Construisons notre avenir ensemble. Elisons nos représentants dans chaque quartier, chaque village. Faisons-le dans la clandestinité, s’il le faut, pour éviter l¹oppression. Soyons dignes. Il n’y a plus de chefs naturels. Devenons tous notre propre chef. Et choisissons, pour une fois, les plus justes d’entre nous. Evitons les hommes de l’ancien régime, incapables de faire vivre la démocratie. Respectons nos différences. Débattons. Exigeons une Commission Vérité. Jugeons les coupables des crimes lors de procès équitables. Faisons une vraie réconciliation. Pardonnons enfin. Et réalisons que le Sud et le Nord sont faits pour marcher ensemble. Alors seulement, nous pourrons dire que la paix règne. Alors seulement, nous pouvons organiser des élections vraiment libres.

Nous ne sommes pas seuls. Du Sud au Nord, une population entière est soumise à la même dictature. Des milliers d’entre nous sont en exil. Nous, le peuple du Congo, formons tous une opposition. Plusieurs d‘entre nous sommes déjà organisés, aussi bien dans le pays qu’en exil. Nous sommes soutenus par des réseaux africains et européens influents qui s’opposent à la politique de Paris qui protègent son ami dictateur. Ouvrons les yeux. Ailleurs en Afrique, des peuples ont déjà chassé leurs oppresseurs. La dictature et la mauvaise gestion ne sont pas une fatalité. En France, en Angleterre, en Scandinavie, aux Etats-Unis, les gouvernements seront obligés de nous soutenir car l’opinion publique internationale l’exige. Les ONG et les Eglises sont déjà de notre côté. Mais faisons vite. Il faut se révolter contre le tyran avant qu¹un autre ne le remplace.

La société civile congolaise

La F.C.D se solidarise de ce message de justice et d’espoir reçu de Brazzaville.

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