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TOURNONS LA PAGE BURKINA FASO : Haro sur les putschistes !!

BURKINA FASO : « Tournons la page » soutient le peuple burkinabé contre le déni de sa conquête démocratique

La coalition internationale « Tournons la page » dénonce avec la plus grande fermeté le coup d’État en cours au Burkina Faso, demande la libération des otages au palais présidentiel et soutient la résistance pacifique de la société civile burkinabé. La révolution burkinabè a suscité l’espoir dans de nombreux pays d’Afrique ; le coup porté à la transition démocratique est une atteinte à tous les démocrates africains.

Elle salue la prise de position rapide de l’ONU, de l’Union Européenne et de l’Union Africaine et invite ces instances à employer tous les moyens pour soutenir les citoyens burkinabés dans la reconquête de leur démocratie.

La coalition « Tournons la Page » invite les militaires burkinabés au respect des droits et libertés, et encourage les ambassades sur place à ouvrir leurs portes en cas d’atteintes graves aux droits des citoyens burkinabés mobilisés.

Rappel des faits : Le 16 septembre 2015, dans l’après-midi, les militaires de la garde présidentielle (RSP) ont envahi le palais présidentiel de Kosyam en plein Conseil des Ministres, et pris en otage Michel Kafando, président de la transition, Isaac Zida, Premier Ministre, ainsi que deux autres ministres du gouvernement de transition. Ce matin, 17 septembre 2015, un militaire a annoncé la démission du président et la dissolution du gouvernement et du Parlement de transition.

Le Burkina Faso était entré dans un processus démocratique suite à la démission de Blaise Compaoré sous la pression de la rue le 31 octobre 2014. Il est devenu par là un symbole de la mobilisation citoyenne en faveur de la démocratie pour le reste du continent. Les élections devant mettre un terme à la période de transition sont prévues le 11 octobre prochain. L’inclusion ou non des anciens proches de Blaise Compaoré dans ce processus électoral était au cœur des débats ces derniers mois. Depuis la révolution pacifique d’octobre 2014, le rôle du RSP, ancien bras armé du régime Compaoré, est également au cœur des tensions politiques entre la transition et les militaires et fait peser une menace récurrente sur la transition démocratique. Un récent rapport de la Commission pour la réconciliation préconisait la dissolution de ce régiment.

Burkina Faso : "il ne peut pas y avoir de légalité avec des putschistes", selon Hollande Publié à 12h52, le 17/09/ 2015, Modifié à 13h09, le 17/09/2015 Mercredi matin, des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont pris en otage, et retiennent toujours, le président intérimaire du pays, Michel Kafanfo. François Hollande monte au créneau après le coup d’Etat au Burkina Faso. François Hollande a "fermement" condamné jeudi le coup d’Etat au Burkina Faso, affirmant qu’"il ne peut pas y avoir de légalité avec des putschistes". "J’appelle ces groupes à cesser immédiatement leur action", a déclaré le chef de l’Etat en marge d’une visite à l’Université Paris Sud à Saclay (Essonne). Le contingent français sur place "n’a pas à interférer", a également indiqué le président en réponse à une question. Mercredi matin, des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont pris en otage, et retiennent toujours, le président intérimaire du pays, Michel Kafanfo, son Premier ministre, et d’autres membres du gouvernement. Les putschistes, des soldats chargés de la protection du président, ont annoncé sa destitution jeudi matin.

La Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle Jean, condamne fermement le coup d’Etat perpétré par des militaires du régiment de sécurité présidentielle (RSP) au Burkina Faso ce jeudi 17 septembre 2015.

« L’arrestation du Président intérimaire, Michel Kafando, et des membres de son gouvernement, l’interruption du processus électoral en cours et la dissolution des Institutions de la transition constituent une violation flagrante de la Constitution et de la Charte de la transition et sont, à ce titre, inacceptables », a déclaré Michaëlle Jean.

La Secrétaire générale rappelle que, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako, « la Francophonie condamne les coups d’Etat et toute prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal ».

Michaëlle Jean appelle à la libération immédiate des autorités concernées et au rétablissement des institutions de la transition, ainsi qu’à la poursuite du processus électoral en cours. Elle déplore l’utilisation de la force et réaffirme qu’en toutes circonstances des mesures doivent être prises pour garantir le respect de l’ensemble des droits et des libertés.

La Secrétaire générale suit la situation au Burkina Faso avec attention et soumettra, en tout état de causes, la question à l’examen du Conseil permanent de la Francophonie (CPF).

Pour rappel, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) soutient le processus de transition au Burkina Faso et est fortement impliquée dans l’accompagnement du processus électoral.

L’OIF compte 57 Etats et gouvernements membres, et 23 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org Contacts presse :

Louis Hamann, Conseiller communication et Porte-parole louis.hamann@francophonie.org ; Julie Tilman, Chargée de mission auprès de la Sécrétaire générale ; julie.tilman@francophonie.org

Déclaration de la Haute représentante/Vice-présidente Federica Mogherini de l’UE sur le coup d’Etat au Burkina Faso Bruxelles, 17/09/2015

DÉCLARATION

Le coup d’Etat survenu au Burkina Faso constitue une atteinte inacceptable au processus de Transition en cours. Le pouvoir doit être remis immédiatement et sans conditions aux autorités civiles afin d’assurer le retour à la transition politique, en accord avec la Constitution du Burkina Faso et la Charte de la Transition. Nous appelons également à la libération sans délais du Président Michel Kafando, du Premier Ministre Yacouba Isaac Zida et de certains membres de son Gouvernement, encore détenues par la force.

Les aspirations démocratiques légitimes de peuple burkinabé doivent être respectées, et les actes de violence refrénés. Aucun retard dans le processus de transition menant vers les élections prévues pour le 11 octobre ne peut être considéré.

L’Union européenne se réserve la possibilité d’étudier les mesures potentielles, y compris contre les auteurs du coup d’Etat. L’Union européenne continue de travailler en étroite collaboration avec le reste de la Communauté Internationale et notamment les Nations Unies, la CEDEAO et l’Union Africaine, co-présidents du Groupe International de Suivi et d’Appui à la Transition, pour assurer une réponse coordonnée et ferme et ramener la paix, la stabilité et la sécurité dans le pays"

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