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ELEMENTS DE REFLEXION SUR LES BMA

Suite de l’affaire du Beach la décision du 9/10/2014

La peur au sein des officiers CoBra du pouvoir se M’Pila est grandissante...

Tentative de diversion de DABIRA sur sa responsabilité dans l’affaire du Beach. La mise en examen du général congolais Norbert Dabira, accusé de crimes contre l’humanité, a été confirmée par la justice française, ce jeudi 9 octobre. Cet ancien inspecteur général des armées du Congo-Brazzaville avait introduit une demande d’annulation après sa mise en examen. Elle a été rejetée.

L’officier est soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’affaire des « disparus du Beach », en mai 1999 au Port fluvial de Brazzaville, alors qu’elles rentraient au pays à la fin de la guerre civile. Suite à l’appel de M Sassou Nguesso leur garantissant la sécurité dès leur retour au Congo. Le général Dabira Inspecteur général des armées est un personnage central dans ces forfaits. D’où les soupçons de plusieurs organisations de la société civile congolaise et française.. Mis en examen en France, pour crimes contre l’humanité, le général avait présenté un recours devant la justice française. Recours qui vient d’être rejeté par la cour d’appel. L’officier congolais faisait valoir l’argument juridique selon lequel une personne ne peut être jugée deux fois pour les mêmes faits et estimait que sa mise en examen en France n’avait pas de valeur. Déjà jugé en juillet/ août 2005 à Brazaville, Norbert Dabira avait été acquitté par la Cour criminelle de Brazzaville, comme plusieurs dizaines d’autres accusés. Pour les parties civiles et les Associations telles : FIDH, FCD, SURVIE, OCDH, les Parents des victimes ce procès de 2005 était considéré comme une mascarade lors de la conférence de presse d’août 2005. Les systèmes des nations unis sur les disparitions intimait l’orde au Gouvernement congolais de respecter les canevas d’un procès aux assises.

Cette décision de la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris confirme la compétence de la justice française pour gérer cette affaire, bien que les faits se soient déroulés au port fluvial de Brazzaville dénommé Beach. Elle réjouit toutes les parties civiles ainsi que la FCD et redonne du courage aux populations congolaises que le pouvoir bafoue tous les jours.

La juge d’instruction en charge de cette affaire pourrait et convoquerait Norbert Dabira pour l’interroger, le confronter aux éléments du dossier et entendre ses explications. Dans les jours à venir. La peur a changé de camp.

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