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Affaire des disparus du beach : Requête en annulation décision le 9 octobre

France : la justice examine une requête dans l’affaire du Beach par RFI Publié le 03-07-2014 Modifié le 03-07-2014 à 15:40 Congo Quinze ans après les faits, l’affaire des disparus du Beach, au Congo Brazzaville, est toujours de retour sur la scène judiciaire française. En mai 1999, 353 Congolais qui avaient fui la guerre civile ont disparu au port fluvial de Brazzaville. Leurs familles accusent le régime du président Sassou-Nguesso, de les avoir assassinés. Le général Norbert Dabira, à l’époque inspecteur général des armées, est soupçonné d’avoir joué un rôle dans ce massacre et a été mis en examen en France. L’officier a déposé un recours.

"C’est la première fois que le chef de l’Etat congolais s’exprime sur le fond de cette affaire qui, quoi qu’il en dise, dérange passablement le pouvoir à Brazzaville. Par la voix de ses ministres ou proches collaborateurs, le président Sassou a déjà fait savoir qu’il démentait l’existence d’un quelconque massacre. Il admet qu’il y a pu y avoir des bavures et des règlements de compte. Mais il attribue ces derniers aux Ninjas, les milices adverses. Selon Brazzaville : il n’y a pas de quoi parler de crime contre l’humanité.

Dans ce contexte, ceux qui suivent l’affaire s’interrogent sur cette « sortie » de Denis Sassou Nguesso. Pourquoi monter ainsi au créneau ? Le président serait-il irrité par la détermination des parties civiles ou celle du juge français qu’il a qualifié « de petit juge gauchiste » ? S’inquiéterait-il à ce point du contenu du dossier et des dépositions de certains de ses anciens conseillers qui le mettent directement en cause ? par Christine Murate"

En 2005, il y a eu un premier procès sur l’affaire du Beach. Lors de ce procès à Brazzaville, des dizaines d’accusés, dont le général Dabira, ont été blanchis. Mais pour maître Patrick Baudouin, l’avocat des parties civiles, ce procès était une mascarade organisée pour innocenter des gens et court-circuiter la procédure lancée dès cette époque en France.

L’avocate de l’officier, maître Cathy Richard, répond que la justice congolaise est indépendante, que l’on ne peut pas juger deux fois une même affaire et enfin que l’on cherche à instrumentaliser la justice française pour faire de la politique, et s’attaquer surtout au président Sassou-Nguesso. Le parquet s’est opposé au recours du général Dabira et demande à ce que la procédure continue.

Les juges ont donné rendez-vous à tout le monde le 9 octobre. Ils décideront la poursuite ou l’arrêt de l’instruction. Et si elle se poursuit, il faudra attendre encore longtemps avant un éventuel procès puisqu’il reste des recours.

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