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ELEMENTS DE REFLEXION SUR LES BMA

La Tricherie qui devient Escroquerie.....

Quand le régime Sassou et Lui-même pris en flagrant délit de mensonge, de tricherie et d’escroquerie. Encore une fois de plus... Des jeunes Congolais qui disparaissaient au Beach à la famille de Pierre Savorgnan De Brazza. Le monument au Colonialiste Brazza véritable temple maçonnique...

PRISE DE POSITION DES DESCENDANTS

DE PIERRE SAVORGNAN DE BRAZZA

En mars 2006, les descendants soussignés ont exprimé au Gouvernement De la République du Congo leur opposition commune

1. A la construction, au nom de leur ancêtre, d’un mausolée au coût de plusieurs Millions d’euros dans un pays où sévit une grande pauvreté. Ce bâtiment, qui a toute l’apparence d’un temple maçonnique, ne reflète aucunement les faits ni la personnalité de Pierre Savorgnan de Brazza.

a. Brazza aurait été choqué par le coût démesuré du mausolée. Il aurait considéré cette construction comme une atteinte à la dignité de la population qui vit dans des conditions très précaires. Brazza s’est battu jusqu’à sa mort pour défendre les droits des habitants du Congo, du Gabon et de la République Centrafricaine. Il n’a tiré aucun enrichissement personnel de son action.

b. La franc-maçonnerie africaine tire sa légitimité de la légende maçonnique de Brazza. La vérité est que Brazza renonça à la franc-maçonnerie en 1904. Il estimait que cette institution avait trahi ses propres principes de justice et d’équité en pactisant avec les compagnies au profit d’un système colonial inhumain. Le document officiel l’attestant se trouve dans les archives des soussignés.

2. A la trahison des valeurs incarnées par le Makoko Auguste Nguempio, chef spirituel des Batékés. Ce dernier a été marginalisé par le gouvernement dont l’action trahit également la relation fondée sur le respect et la fidélité liant les Batékés et tous les Congolais à Pierre Savorgnan de Brazza de1880 à nos jours. Les descendants soussignés souhaitent aussi préciser leur intention que la mémoire de leur ancêtre Brazza soit transmise à tous les congolais sans distinction.

Le précédent Makoko Ngouayoulou avait conçu le projet de transférer les restes de Brazza de sa tombe d’Alger à la forêt de Mbé aux côtés des son “frère spirituel” le Makoko Iloo 1er et non dans le coûteux mausolée de Brazzaville. Le symbolisme puissant du premier projet du Makoko Ngouayoulou traduisait un grand souci de vérité historique mais aussi l’humilité et l’honnêteté intellectuelle de Brazza.

C’est ce projet visionnaire qui a conduit un descendant, le Prof. Detalmo Pirzio Biroli, à demander au Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, de soutenir le retour de Brazza au Congo. C’est pour cette raison que le Prof. Detalmo Pirzio Biroli, âgé de 88 ans, s’était rendu au Congo pour rendre visite officiellement au roi Gaston Ngouayoulou à Mbé en octobre 2003. A cette occasion, le Président Sassou Nguesso l’assura de son plein appui quant au retour de Brazza.

L’année suivante, le Prof. Pirzio Biroli apprit d’abord le décès subit du Makoko Ngouayoulou, puis le projet de mausolée à Brazzaville. La nouvelle de la marginalisation du nouveau Makoko légitime ne manqua pas de le perturber. Depuis l’Italie, il tenta d’obtenir des informations des autorités congolaises. Mais il n’avait toujours pas reçu de réponse à ses questions quand il mourut, en avril 2006. C’est donc d’un dossier non élucidé dont hérita son fis ainé, M. Corrado Pirzio Biroli, un fonctionnaire retraité de l’Union européenne.

M. Corrado Pirzio Biroli se présenta en tant qu’héritier de la mémoire de Brazza et l’unique descendant habilité à autoriser le gouvernement congolais d’exhumer et de transférer les restes de son ancêtre. Il ignora les doléances d’une délégation congolaise venue à Bruxelles le rencontrer et agit au mépris de la trahison Historique et de la marginalisation du Makoko légitime Nguempio.

Il refusa aussi de rencontrer les descendants soussignés et agit seul en donnant son plein accord au projet du mausolée, dont la construction avait déjà débuté, ainsi qu’à l’idée de Transférer les restes de Pierre de Brazza dans le mausolée.

Pourtant, à teneur du Code civil français, lorsqu’il n’y a plus de descendants directs ce qui est le cas de Brazza ; ce sont aux descendants des frères et des sœurs que sont dévolus les droits de succession (art. 734 et 737 CC). “A égalité de degré, les héritiers succèdent Par égale portion et par tête” (art. 744 CC). Or en l’espèce, les soussignés sont tous des descendants d’un frère ou d’une sœur de Pierre de Brazza, ainsi que M. Corrado Pirzio Biroli. Ils ont donc les mêmes droits de succession.

Ces raisons font que les descendants soussignés ont pris leur distance par rapport à leur cousin M. Corrado Pirzio Biroli qui continue à se présenter comme le porte-parole de la descendance de Pierre Savorgnan de Brazza et l’héritier principal de l’explorateur.

En 2006, quand le mausolée fût achevé, ces mêmes descendants ont refusé d’accepter la gestion par le gouvernement du transfert des restes de leur ancêtre, Invoquant la violation des traditions du lieu et de l’histoire. S’appuyant sur la législation française, ils menacèrent de bloquer le transfert tant que le Président Sassou Nguesso ne signerait pas un protocole d’accord qui aurait bénéficié au peuple congolais et qui aurait légitimé le Makoko Nguempio.

C’est pour cette raison que le Président Sassou Nguesso signa le protocole d’accord le 29 septembre 2006, à peine quatre jours avant le transfert. C’est suite à la signature de cet accord que la cérémonie des obsèques de Brazza dans le mausolée eut lieu le 3 octobre 2006.

Cet accord prévoit entre autres : ­ La restauration et réaménagement du Lycée Savorgnan de Brazza à Brazzaville.

- La transformation de la piste reliant Mbé à Brazzaville en une route.

- La mise en fonction d’un dispensaire bien équipé à Mbé.

- L’installation d’une statue du Makoko Iloo I à coté de celle de Brazza en face du mausolée : c’est à dire la caractérisation du mausolée en tant que lieu célébrant le lien entre Brazza et les Congolais et non pas en tant que monument au colonisateur Brazza.

- Le placement d’une croix sur toutes les tombes de la famille Brazza, et pas seulement sur la tombe de l‘explorateur.

En 2008, les descendants soussignés se virent contraints d’engager une action en Justice auprès du Tribunal de Paris contre le Président Sassou Nguesso pour non Respect de sa promesse d’honorer entièrement les différentes conditions figurant dans le protocole d’accord. A ce jour, ces conditions n’ont toujours pas été respectées, si bien que l’action légale se poursuit. Les soussignés sont représentés À Paris par Maitre William Bourdon.

Signé par les descendants de Brazza :
- Alberto Bracci Testasecca
- Elena Bracci Testasecca
- Lucangelo Bracci Testasecca
- Margherita Bracci Testasecca
- Flavia di Serego Alighieri
- Maddalena di Serego Alighieri
- Pietro di Serego Alighieri
- Sperello di Serego Alighieri
- Benedetta Papafava dei Carraresi
- Micaela Piccolomini Adami
- Giannozzo Pucci di Barsento
- Idanna Pucci di Barsento
- Federico di San Bonifacio
- Luisa di San Bonifacio
- Carlo Ruspoli di Morignano

Le protocole d’accord et les documents susmentionnés peuvent être obtenus en Écrivant à l’adresse : riverarchives@gmail.com

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