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Les Congolais parlent aux Congolais

L’Afrique en espoir ou Copenhague et l’Afrique

A entendre les propos tenus par Nicolas Sarkozy, qui avait convié à Paris un certain nombre de chefs d’Etat d’Afrique centrale avant de se rendre à Copenhague, l’Afrique, avec le bassin forestier du Congo, ne serait plus un problème mais une solution.

La sauvegarde de la forêt du bassin du Congo, seconde en importance après la forêt amazonienne, est en effet devenue un élément essentiel de la négociation planétaire qui est aujourd’hui engagée. Bien entendu ceci a un coût. On parle d’une contribution européenne annuelle de 10 milliards de dollars, à laquelle la France apportera naturellement sa part.

Est-il permis de rappeler que la France à travers des entreprises telles que Rougier, Bolloré, Thanry, Pallisco exploite de façon intensive, depuis fort longtemps les forêts du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo…

A la lecture des nombreux rapports provenant de sources diverses, concernant les activités de ces entreprises et plus précisément les méthodes qu’elles utilisent, il est difficile de discerner un réel souci environnemental ou social vis-à-vis des populations concernées. Euphémisme.

Nicolas Sarkozy serait-il schizophrène à moins qu’il n’ait été touché par une grâce tardive mais néanmoins bien venue ? L’avenir à très court terme nous le dira.

Jean François de Montvalon le 18/12/09 Publié dans le Monde du 23/12/09

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