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Les Congolais parlent aux Congolais

COPENHAGUE Les Africains se font gruger...

les Etats-Unis ont répété qu’ils n’envisageaient pas de revoir à la hausse leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Le nouveau projet d’accord ne mentionne plus d’objectif chiffré. La Chine le "nouvel ami" de l’Afrique s’arqueboutent sur les mêmes objectifs.

L’Afrique et la France publient un texte commun avec un objectif chiffré…

En revanche, les Etats-Unis ont répété qu’ils n’envisageaient pas de revoir à la hausse leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre. Le nouveau projet d’accord ne mentionne plus d’objectif chiffré. La Chine s’arqueboutent sur les mêmes objectifs La France et l’Afrique ont publié, mardi 15 décembre, un texte commun sur la conférence de Copenhague incluant des objectifs chiffrés sur la réduction de 2 degrés de la température globale et sur le financement, a annoncé Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi. "Nous allons vous donner un texte commun. Avec le coordonnateur de l’Afrique sur toutes les questions de Copenhague, nous sommes d’accord sur les chiffres de réduction, l’objectif d’obtenir que l’augmentation de la température ne soit pas supérieure aux 2 degrés", a déclaré Nicolas Sarkozy à l’issue d’un déjeuner à l’Elysée avec Meles Zenawi. "Nous sommes d’accords sur le fast start, les 10 milliards de dollars" par an pour aider les pays émergents, a-t-il poursuivi. "Un tel enjeu pour la planète est tellement important qu’une alliance entre l’Afrique et l’Europe est absolument cruciale, c’est le discours que je vais tenir avec M. Obama", a ajouté le chef de l’Etat français. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a également annoncé qu’une conférence téléphonique était prévue mardi après-midi entre lui et le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour faire le point des négociations de Copenhague.

Pour éviter de ne pas tenir ses promesses Les Etats-Unis n’envisagent pas de revoir à la hausse, à Copenhague, leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, a réagi peu après l’émissaire américain pour le climat, Todd Stern. "Je ne m’attends pas à quelque changement que ce soit dans notre engagement de réduction", a déclaré Todd Stern au cours d’un point de presse. "Notre engagement est étroitement lié à la législation (américaine sur le climat) attendue, et celle-ci prévoit certains éléments pouvant conduire à un objectif global de réduction qui pourrait se révéler franchement plus élevé", a-t-il expliqué. "Mais nous ne prenons pas cet engagement dès maintenant parce que nous ne voulons pas promettre quelque chose que nous n’avons pas encore", a-t-il ajouté. Le président Barack Obama a proposé de réduire d’ici à 2020 les émissions de CO2 aux Etats-Unis de 17% par rapport à 2005, ce qui correspond à une réduction d’environ 4% par rapport à leur niveau de 1990.

Vers une nouvelle révision Un nouveau projet d’accord mondial contre le réchauffement, ne contenant aucun objectif chiffré ni sur les réductions des émissions polluantes ni sur le financement, a été rendu public mardi à Copenhague par les responsables de la négociation. Selon un négociateur européen, ce texte devait être révisé dans la nuit de mardi à mercredi, quand les groupes de travail mandatés sur chacun des points sensibles auront rendu leur copie, en particulier sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés à moyen et long terme. A ce stade, le texte ne précise plus la volonté de limiter le réchauffement de la température moyenne de la planète à un seuil déterminé. Le précédent projet, rendu public vendredi, mentionnait deux objectifs possibles : +1,5° ou +2°.

Conditionnel ou impératif La formulation du premier projet avait provoqué le mécontentement des Américains qui avaient jugé qu’il ne pouvait, sur la question cruciale de la réduction des émissions polluantes, servir de base de négociation. Le principal point de désaccord portait sur le vocabulaire utilisé. Il stipulait que les pays industrialisés "doivent" prendre des engagements de réduction alors que les pays en développement "pourraient" le faire. "Si nous parlons de la nécessité de contenir le réchauffement en dessous de 2°C [supplémentaires] par rapport aux niveaux industriels, on ne peut pas réellement discuter tant que les principaux pays en développement ne s’apprêtent à jouer un vrai rôle", avait souligné l’émissaire américain pour le climat, NouvelObs.Com le 16/12/06 7h49 Todd Stern.

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