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Les Congolais parlent aux Congolais

BONNE NOUVELLE :

LES CONGOLAIS CONFIRMENT MASSIVEMENT LEUR REJET DU POTENTAT DENIS SASSOU NGUESSO ET DE SON REGIME

S’il est une leçon à tirer de la pseudo élection présidentielle du 12 juillet dernier, c’est celle du rejet désormais avéré par les congolais de Denis Sassou Nguesso, de son régime et sans aucun doute de cette classe politique sans talent qui lui tient lieu d’opposition. En sorte que l’appel tardif au boycott de l’élection lancé par les leaders de ladite opposition, jurant qu’il n’y aurait d’élection présidentielle pour personne en l’absence de commission électorale indépendante et de révision des listes électorales, appelant dans le même élan à ne pas s’inscrire sur les listes électorales avant de s’abjurer et de se déclarer candidats et battre frénétiquement campagne pour ensuite appeler au boycott de l’élection à l’approche du scrutin, n’a certainement eu qu’un effet cosmétique et non décisif sur la farouche détermination des congolais à en découdre par l’abstention avec le régime en place et son chef de président. Il s’ensuit que les cris de victoire de l’opposition ne sont en réalité qu’une tentative désespérée de celle-ci de récupérer une dynamique engagée malgré et contre elle. Ces mêmes opposants rappelons-le, se sont sans complexe et dans les mêmes conditions présentés aux locales et législatives de 2007 et 2008 largement boycottées par la population. Nous connaissons la suite.

La lecture des résultats sortis des urnes présentés par l’OCDH et le RPDH révèle que même dans les zones qui lui sont (étaient) réputées favorables, la désaffection des électeurs à l’égard du potentat de Brazzaville est générale. Un signe encourageant qui remet en cause les schèmes dépassés et jamais avérés d’une diagonale nord-sud distribuant les congolais (selon que l’on se situe au dessus ou en dessous de la barre) entre soutiens obligés du dictateur et ennemis jurés du même. Situation qui ne profite en réalité qu’au dictateur dont le ressort ethnique constitue le socle politique pour ne pas dire vital, appuyé par une armée milicianisée.

Sans vergogne, ses thuriféraires forts marris, appellent aujourd’hui à « l’union nationale » autour du dictateur pour « faire face aux agressions proprement insupportables dont notre pays est l’objet au sortir d’une élection présidentielle dont le résultat, pourtant, est indiscutable ». Nul doute que cet appel « patriotique » trouvera une oreille attentive auprès des opposants-comparses habituels. Ce ne serait d’ailleurs que normal, ils sont faits du même moule. Mais quel aveu d’impuissance !

Il sied ici de répondre à ces pieds nickelés que la permanence de la désertion des urnes au fil des scrutins montre que cette unité nationale est précisément en train de se construire contre le dictateur et ses complices. Elle est un pas supplémentaire vers une révolte généralisée que le dictateur redoute par-dessus tout. Elle exprime l’imprégnation progressive dans les esprits que cet homme et son régime poursuivent une politique antinationale avérée. Nul doute qu’après avoir récupéré des opposants sans épaisseur par la corruption, la répression ira crescendo. Cela retardera d’autant la désagrégation du régime par rejet de la population, mais l’issue finale ne fait guère plus de doute.

Si la route est encore longue, la victoire qui s’annonce ne prendra tout son sens qu’à la condition que l’impunité généralisée qui est la source des malheurs de notre peuple soit implacablement combattue. La garantie d’une véritable réconciliation nationale passe nécessairement par cette étape. La réconciliation à laquelle appellent les assassins, tortionnaires et voleurs d’hier soudain reconvertis en démocrates, est une insulte à l’égard de tous nos morts et victimes innocentes de leurs guerres et méfaits scandaleusement qualifiés de « bêtises humaines » comme pour en minimiser la portée. Répétons qu’il n’y a pas de « bêtise humaine », mais des crimes et délits qu’il convient de punir au nom de tous et pour la République. Cet acte accompli, les congolais pourront se regarder droit dans les yeux. Paris le 20 juillet 2009 Contact : Olivier Bidounga 0622215044 Benjamin Moutsila 0683121292

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