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Politique

Point de vue

La médiatisation des informations sur le dossier des disparus du Beach ces temps derniers , a suscité dans les chaumières au Congo , un grand espoir. Nous étions habitués jusque là à un silence assourdissant de la part de la presse écrite et audiovisuelle française et internationale

Point de vue Pourquoi un procès équitable ne peut pas avoir lieu à Brazzaville La médiatisation des informations sur le dossier des disparus du Beach ces temps derniers , a suscité dans les chaumières au Congo , un grand espoir. Nous étions habitués jusque là à un silence assourdissant de la part de la presse écrite et audiovisuelle française et internationale. Cette levée de bouclier a eu le don de rendre moins discrète une affaire qui, loin d’être spécifiquement congolaise, pose en réalité un problème récurent en Afrique : l’impunité, arme maîtresse des dictatures et véritable frein du développement. Elle interpelle le mouvement citoyen international dans sa recherche de compétence universelle . Avec ce regain de publicité, l’affaire des disparus du beach est donc loin d’être enterrée , au grand dam des autorités de Brazzaville qui, fidèles à leurs œillères n’y voient que concupiscence et complot ourdi par les ONG citoyennes congolaises et françaises alliées à une prétendue opposition en exil.

- Quels seraient donc, dans de telles conditions les points d’encrage de la conspiration entre des ONG comme la FIDH , la LDH et l’opposition congolaise représentée par des hommes comme Lissouba, Kolélas ou d’autres ? - Quels seraient, dans une telle relation contre nature les intérêts d’une structure comme Survie ou la FCD ?

Cette affaire a manifestement pris un tour de vis supplémentaire avec la rocambolesque ’’libération’’ du directeur de la police à Paris. Elle possède maintenant des ramifications franco-françaises, avec la tentative de mise au pas de la justice française. La vie des petits congolais n’a pas pesé lourd devant les intérêts financiers que représente l’exploitation éhontée des gisements de pétrole congolais. Dans le panier de promesses présenté par le président SASSOU en ce soir de mai 2004 vers 2 heures du matin, pour faire libérer son chef de la police, il y avait entre autres, le nouveau champ pétrolier prometteur (Mboundi), gisement onshore. Les récentes déclarations du Président congolais vont dans le même sens. ’’ ...j’ai déjà nommé le Doyen des juges, le juge d’instruction, l’instruction est ouverte, les dossiers sont au parquet eh bien ! c’est pour cela oui, le juge de Meaux paraît-il est furieux parce que j’ai dit à Paris que bon le petit juge gauchiste de Meaux ; oui ,je le redis encore, le petit juge gauchiste de Meaux verra que un procès sera organisé ici..."

Ainsi notre indignation a été grande, quand le président du Congo embarrassé, a égrené sur les ondes de RFI une litanie d’imprécations et de contre vérités dont le point culminant a été l’annonce de l’organisation à Brazzaville d’un procès sur les disparus du Beach. Quelques rappels historiques

Depuis l’arrivée du PCT au pouvoir et même bien avant, pas un seul procès n’a été organisé par la justice congolaise dans la règle de l’art c’est à dire sans manipulations ni distorsions. Rappelons ici quelques célèbres dénis de justice initiés dans la droite lignée des mémorables procès staliniens ".

- Les attentats du cinéma star et de l’aéroport de Maya -Maya, ayant occasionné la mort de nombreux civils innocent, se sont soldés par un procès bancal qui avait fait rire tous les Congolais à Brazzaville. D’après le tribunal, les instigateurs de ces massacres auraient été Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA, Claude Ernest NDALLA et Daniel BIAMPANDOU. Notons au passage que les pains de plastics avaient été bien fournis par le président de la république en personne à Claude Ernest NDALLA et que le prétendu exécutant BIAMPANDOU se trouvait à 500 kms (à pointe noire) au moment des faits, en compagnie d’un certain colonel MATOUMONA. Lors du simulacre de procès ce colonel avait curieusement perdu la mémoire. Il s’est avéré par la suite que ce dernier était le mari de la nièce de l’actuel président de la république. Tous ces prétendus terroristes ont été condamnés puis graciés, ils coulent des jours heureux (pour les deux premiers) dans les hautes sphères du pouvoir actuel. - En 1977 la mort du Président Marien NGOUABI a donné lieu à des acrobaties juridiques du plus mauvais effet car elles ont coûté la vie à des dizaines d’innocents. Dès l’annonce de l’assassinat la radio officielle grenouillait d’éditoriaux franchement anti-kongo qui faisaient le procès avant les arrestations et l’ instruction et surtout qui annonçaient les noms et origines ethniques des coupables ainsi que leurs sentences. Des exécutions expéditives ont eu lieu sans le moindre début de preuves. ONTSOU et MBORO avaient été purement et simplement sacrifiés sur l’autel du crime extra judiciaire. - Le Cardinal Emile BIAYENDA sera soit disant enlevé quelques temps plus tard puis exécuté par des prétendus parents du défunt président. Aucune enquête ni procès ne seront diligentés pour rechercher et punir les coupables, Kondi et wando seront désignés quant même comme coupables expiatoires et exécutés au ’’petit matin’’ sans autre forme de procès. Mamoye et Yoka. seront épargnés, on sait trop bien pourquoi, ils étaient pourtant tous membres du commando exécuteur. Le président MASSAMBA DEBAT que les médias officiels avaient désigné comme coupable sera arrêté et exécuté à la suite d’un procès qui n’en fut pas un. En effet Le procès était fait après coup sans la présence des inculpés, de leurs avocats et des magistrats désignés pour une cour martiale. Tous les Congolais ont aussi en mémoire le procès des ’’prieurs’’. Au cours d’une lamentable mise en scène, NDOUDI NGANGA, SAMBA DIA NKOUMBI et 8 autres innocents ont été envoyés à la mort sous la houlette d’un commissaire du gouvernement de ‘’triste mémoire’’ qui était en même temps enquêteur, tortionnaire et juge d’instruction. Le chef d’accusation était vague : association de malfaiteurs pour perpétrer un coup d’état, l’arme du crime étant la bible. - En 1968, le procès de MATSOKOTA et de ses compagnons s’est déroulé sous la présidence de la cour, du président de la république NGOUABI lui-même, il en a été de même pour la cour martiale qui a jugé des années plus tard les mutins du 22 février 1972. Dans des telles conditions, quelle sérénité des débats et des verdicts pouvait-on attendre ?. Pour étayer notre propos, et pour expliquer l’inopportunité d’un procès à Brazzaville, nous mettons ici à la disposition de la conscience collective quelques bribes d’informations issues du rapport de la commission ‘’crimes et assassinats’’ de la conférence nationale souveraine. Ces informations ont été tenues secrètes jusqu’à une certaine période pour donner soi disant une chance à la réconciliation nationale mais face à la récidive tragique des mêmes protagonistes, il est un devoir impérieux pour nous de témoigner. ...Vendredi 18 mars 1977 à 9 heures, le Président NGOUABI est allé donner son cours à la Faculté des Sciences de Brazzaville. Il est accompagné de Pereira (un beau-frère) qui fait office de chauffeur, et de TSANGABEKA, comme aide de camp. Son cours fini, il rejoint directement son bureau. De 11 heures 30 minutes à 12 heures 20 minutes, il reçoit d’abord le Commandant MBIA, chef d’Etat-major de l’armée de terre qu’il a fait prévenir dans la journée . Pendant qu’ils en discutent, est annoncé le Président de l’Assemblée Nationale, ALPHONSE SASSOU MOUISSOU-POATY...

Peu avant 13 heures, NGOUABI reçoit le Cardinal EMILE BIAYENDA que MOUASSIPOSSO a introduit avant de s’éclipser furtivement. Cependant, l’entretien ne dure pas car dix minutes après, le Président reçoit un coup de fil , décroche le téléphone et écoute un moment son interlocuteur ; son visage s’assombrit et coupe la communication en disant : " bien j’arrive tout de suite ...

MARIEN NGOUABI qui semble abattu par la nouvelle qu’on vient de lui communiquer rejoint le prélat resté assis au salon et s’excuse en ces termes : "Monseigneur, je m’excuse d’être obligé d’interrompre notre entretien. Je vous contacterai mais vous pouvez être tranquille, votre problème sera réglé. Je suis obligé de partir d’urgence car un de mes collaborateurs a eu un incident au champ de tir où des éléments se sont canardés entre eux. Je dois donc aller m’enquérir sur le terrain..." Le Cardinal se lève, remercie sincèrement son hôte et s’en va.

MARIEN NGOUABI par son secrétariat donne des instructions à propos de l’arrivée d’une 404 blanche. Les visiteurs doivent l’attendre, il demande à NTSANGABEKA de décommander le rendez-vous pris avec le Docteur LOMINA et livre à ONTSOU qu’il vient de recevoir un message du Ministre de la Défense selon lequel le Capitaine MOTANDO aurait eu des problèmes avec la troupe au champ de tir et se serait réfugié à l’Hôtel Mistral. Conduit par Pereira et couvert par OKAMBA, un jeune élément de la garde Présidentielle qu’il désigne au hasard pour l’accompagner, MARIEN, habillé en abacost de couleur rouge Bordeaux depuis le matin très inquiet pour MOTANDO, oublie de prendre les précautions d’usage et fonce à l’hôtel Mistral.

Le voici à l’hôtel Mistral qui semble désert. Dans la cour, quatre voitures anonymes dont celle de MOUASSIPOSSO. NGOUABI ouvre la portière et descends promptement pendant que le chauffeur se gare et attendra là le retour de son chef. Devant le perron apparaît LEKOUNDZOU qui vient à la rencontre du Président.

Les deux hommes discutent, entrent dans l’hôtel et gravissent les marches suivis à cinq mètres par le jeune OKAMBA qui par respect reste à l’écart LEKOUNDZOU ouvre la porte et invite le Président à entrer. Ce dernier qui ne se doute de rien, trop préoccupé par la situation de son poulain MOTANDO franchit ainsi le seuil. LEKOUNDZOU referme la porte derrière lui. Le garde restera dans le couloir...

A l’intérieur, NGOUABI se retrouve devant un groupe d’hommes dont il reconnaît ANGA, son ennemi juré, CARLOS le médecin cubain qui rode toujours dans la Résidence Présidentielle et MOUIASSIPOSSO. L’effet est total, le piège implacable...

Il esquisse un geste pour dégainer son pistolet, mais trop tard, ses assaillants lui tombent dessus pour le maîtriser, tandis qu’ANGA saisi d’une fureur démoniaque sort son poignard et l’enfonce à la hauteur du cou de NGOUABI ...

LEKOUNDZOU qui a assisté impuissant à la tragédie, mesure rapidement sa responsabilité sort, précipitamment de la chambre en claquant la porte derrière lui, descend à la réception de l’Hôtel et donne un coup de fil à SASSOU encore au Ministère de la Défense, alors que c’est l’heure de la pause journalière . Il est 13 heures 25 minutes et SASSOU arrive en trombe au Mistral en compagnie de TSIBA ...

LEKOUNDZOU sort, interpelle le jeune OKAMBA toujours dans la cour et lui dit que le chef vient de se tâcher avec du vin et demande une nouvelle tenue propre pour se changer...

Après avoir donné ses instructions, SASSOU sort et rentre droit chez lui, ANGA qui a suivi les ordres de SASSOU, le rejoint au moment où il s’apprête à sortir :

"... Je regrette mon Commandant, je ne sais pas ce qui m’est arrivé. Merci pour tout ce que vous faites pour me sauver ...".

- Ça va, répond négligemment SASSOU . Faites surtout attention maintenant ... Justin, appelle-moi à la maison après la fusillade, lance t-il avant de sortir.

Lors de la Conférence Nationale Souveraine (qui n’était pas un tribunal ? rappelons le) M Sassou NGUESSO fut reconnu seul coupable des assassinats consécutifs à la mort de NGOUABI. Il était de la responsabilité du prochain pouvoir élu démocratiquement d’exploiter le dossier volumineux de la commission crimes et assassinants, d’ester en justice pour établir les responsabilités et sanctionner le cas échéant puis tourner définitivement la page. La chose ne fut jamais faite pour les raisons que tout le monde connaît maintenant. Un procès sur mesure

Aujourd’hui, de l’interview du président de la république à RFI nous avons des morceaux choisis qui traduisent la volonté délibérée de pratiques de violations des libertés fondamentales, de manipulations et captation des compétences de l’Etat, de non-séparation des pouvoirs de l’exécutif et du judiciaire, de mépris du souverain premier à l’égard de la liberté des magistrats et de la douleur légitime des familles et de l’absence de solidarité avec les populations. ’’ ...j’ai déjà nommé le Doyen des juges, le juge d’instruction, l’instruction est ouverte... Aurait-il oublié ou, n’a t-il jamais su que dans une démocratie même balbutiante, ce n’est pas le rôle du président de la république de nommer le juge d’instruction d’une affaire ou l’état est mis en cause et sa propre personne indexée ? . Nous vous laissons à la lecture d’une partie de cette interview pour être juge : "...Nous allons démontrer ici, à Brazzaville, au cours d’un procès qu’il n’y a pas eu de massacre au beach, que les disparus, sont, pour certains d’entre eux vivants. On a retrouvé des disparus, qui sont sur vos listes de disparus, qui sont vivants. Il y en a d’autres qui ont trouvé la mort certainement dans la traversée lorsque quelques Ninjas les pourchassaient à travers les forêts dans la longue marche vers le bas Zaïre jusqu’à Kinshasa. Les tombes sont dans le Bas Zaïre, là bas..." Le ’’certainement’’ dénote du peu d’intérêt que le dictateur accorde à la mort de congolais dont le nombre ne l’intéresse d’ailleurs guère, les tombes sont bien connues de lui, mais il n’a pas trouvé la nécessité d’indiquer leur emplacement aux parents victimes qui sont dans la douleur depuis de nombreuses années. ’’...D’autres sont sortis du Congo, sont à l’étranger et aujourd’hui j’ai déjà nommé le Doyen des juges, le juge d’instruction, l’instruction est ouverte, les dossiers sont au parquet eh bien ! c’est pour cela oui, aura lieu, euh euh, le juge de Meaux paraît-il est furieux parce que j’ai dit à Paris que bon le petit juge gauchiste de Meaux ; oui, je le redis encore, le petit juge gauchiste de Meaux verra que un procès sera organisé ici à Brazzaville. Il démontrera que la manipulation aura sa fin "... Monsieur SASSOU a déjà donné le verdict. Son procès loin de rechercher la vérité et les implications des uns et des autres, ne servirait qu’à régler entre autres un prétendu contentieux avec le ’’petit juge gauchiste de meaux’’. Que de mépris pour la démocratie, le peuple français et sa justice. Des contre vérités

’’...je n’ai jamais reçu une famille qui soit venue me voir pour se plaindre pour la disparition d’un proche..." Pour répondre à cette contre vérité qui n’est, nous osons le penser qu’un oubli de la part d’un président tellement ‘’occupé’’ à nourrir son ‘’peuple bien aimé’’, la Fédération des Congolais de la Diaspora conseille à monsieur le président de poser la question à monsieur Gomes de MAKANDA (un de ses proches) de lui dire ce que sont devenus les deux neveux de celui ci, ARNAUD et DESTIN qui faisaient partie des candidats au retour et qui sont entrés normalement par le Beach en compagnie de dizaines d’autres congolais. Ont-ils été eux aussi victimes de bavures ?

Si la réponse de monsieur MAKANDA ne vous paraît pas convaincante, monsieur le président posez donc la même question à madame Antoinette NGUESSO, votre épouse, dont la gouvernante est madame MAKANDA. Elle vous réapprendra très certainement des détails très intéressants concernant une jeune femme qui s’est fait passer pour une prieuse, qui a réussi à pénétrer dans votre palais et qui a été reçue par votre épouse à qui elle a expliqué ce qui se tramait (elle tentait de faire libérer son frère détenu. Mais surtout elle vous dira pourquoi elle est allée à plusieurs reprises au domicile de sa gouvernante, prier, demander pardon et proposer réparation. Ceci expliquant cela, la nomination de monsieur GOMES de MAKANDA à la mairie de Brazzaville n’est ce vraiment qu’un hasard ? Monsieur le président, interrogez donc votre homme de main ROGER BITEMO qui se retrouvait au Beach à chaque arrivée de réfugiés. Il désignait les personnes suspectes et se trouve aussi être un agent de NDENGUET. En conclusion Les disparus du Beach ne sont qu’un épisode douloureux dans une vaste affaire non moins tragique. Elle concerne tous ces civils congolais qui se sont un jour retrouvés sous les obus quelque soit leur origine ethnique ou leur lieu de résidence. Tirer au BRDM en direction du quartier populeux de Ouenzé n’a jamais été un haut fait militaire. Ratisser les quartiers sud de Brazzaville en assassinant femmes et enfants désarmés, en prenant comme prétexte une présence de miliciens Ninjas ne peut être considéré comme de simples faits de guerre, de bavures. Les populations congolaises ont besoin de savoir, d’indexer tous les responsables. La réappropriation de leur histoire tragique, sa digestion et le deuil qui s’en suivraient sont pour elles une condition indispensable pour l’accouchement d’une Nation nouvelle. Il n y aura pas de réconciliation sans justice. Cette erreur de la conférence nationale ne devra pas être refaite. La vérité libère, la justice aussi. Seule une justice véritable et juste pourrait permettre aux populations de pardonner aux hommes qui leur avaient tout promis et qui leur ont tout pris. En cela le procès sur les disparus du Beach est l’acte de naissance de la future démocratie congolaise.

L’affaire du Beach est dans son essence profonde une affaire politique non pas politicienne, C’est bien pour cela qu’elle est prise en charge par toute la société et en particulier la société citoyenne congolaise et internationale. Ce n’est pas un hasard si son point de départ international a été le dépôt d’une plainte à Meaux par de courageux jeunes congolais rescapés avec l’aide de la FIDH. Ces jeunes Africains qui demandent des comptes à leurs aînés font l’honneur et la fierté de toute notre jeunesse, ils ont droit à une reconnaissance de la part de toute la Nation. La FCD /RCN n’a fait que les accompagner dans cette longue quête de justice. La Fédération des Congolais de la Diaspora qui essaie de combattre toutes les injustices, était déjà présente en tant que témoin, lors du procès intenté à Survie par monsieur SASSOU. (Noir Silence) De la même manière, elle a défendu le journal ‘’Témoignage Chrétien’’ attaqué par l’ancien président LISSOUBA. Certains de ses membres étaient déjà présents à la conférence nationale souveraine pour des faits similaires.

La FCD/RCN prend l’engagement pour que l’instruction qui s’engage sur l’affaire des disparus du Beach ne soit que le prélude de bien d’autres.

Par délégation : Moutsila Benjamin - Bidounga Olivier - Mabandza Edouard - Toungamani Béatrice - Kolelat Marie Albert


Fédération des Congolais de la Diaspora 7 rue de la Tournelle 93240 Vaujours Mail : fcdfrance@hotmail.com Site : www.fcd.ras.eu.org

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