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Qui sommes-nous ?

Les Libertés dans la Démocrature...

Au Congo, Circulez rien à signaler, on incarcère, on achète ou on liquide ses opposants

Gilbert Tsonguissa Moulangou, militant de l’UPADS, conseiller politique de l’ancien ministre des finances de Pascal Lissouba, Moungounga Nguila, en exil forcé en France, a été arrêté le samedi 28 novembre 2008 par la police Congolaise alors qu’il animait une réunion politique avec les militants de l’UPADS de Brazzaville Mfilou . Comme il fit interrompre en octobre 2006, le congrès PCT animé par l’aile Lékoundzou ou les conservateurs par le Chef d’état major des FAC. Il n’y a hélas que les naïfs pour en être surpris. Au Congo de Sassou, on est pour ou contre le « grand bâtisseur » comme se plaisent niaisement à le qualifier ses thuriféraires. Sur le terrain, cette vérité est imposée à la population à coups d’arrestations, de meurtres, d’intimidation et de corruption depuis 11 ans. Le ton en a été donné lors des massacres d’Owando en 1997 suivis de la sanglante et massive répression du Pool et des pays du Niari entamée dès 1998. Pour Sassou, l’avenir des congolais est qu’ils demeurent des sujets apeurés et obéissants qui lui répondent « merci papa Sassou », matin, midi et soir. A cet égard, les prétendus « sages » du Kouilou , Kolelas et tous les autres ex-exilés ayant fait platement allégeance au dictateur congolais constituent des modèles parfaits.

Or, Tsonguissa a osé se comporter en CITOYEN, dénonçant le régime en place et œuvrant à la réorganisation de son parti, l’UPADS, parti d’opposition. Comment douter dans ces conditions que cet homme Sassou et ses sbires, hésiteraient à se débarrasser de la fourmi Tsonguissa ?

Voici donc l’indocile Tsonguissa jeté en prison aux côtés des 35 jeunes arrêtés au mois de juillet dernier pour avoir conspué le cortège présidentiel et « offensé » le couple présidentiel lors des obsèques de Tchystère Tchicaya (ancien dignitaire du régime), et des internés du camp du Djoué abusivement accusés d’avoir tenté un coup d’Etat qui croupissent sans jugement en prison depuis bientôt 5 ans.

Ca s’appelle la « démocratie apaisée » dans le jargon local, c’est-à-dire, l’acceptation humiliante par les congolais de l’arbitraire d’un pouvoir illégitime, et de leur condition de sujets privés de droits.

Après le décès en prison par suites de tortures de Monsieur Poaty Guy Sylvestre, l’un des raflés de juillet, la F.C.D. met en garde le régime contre tout « accident » de même nature dont pourrait être victime Gilbert Tsonguissa Moulangou ou les autres détenus illégaux précités, alerte l’opinion internationale sur les risques encourus par ces derniers, et appelle une fois de plus l’ensemble des congolais au sursaut CITOYEN afin de faire lâcher prise Sassou et ses sbires qui ont pris en otage nos libertés. Unis comme ces colonies de fourmis capables de construire des fourmilières parfois hautes de plusieurs mètres, nous le pouvons. Communiqué le 4 décembre 2008 Contact : Olivier Bidounda 06 22 21 50 44

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