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Politique

La traque contre les militants des droits de l’homme s’intensifie au Congo

La traque contre les militants des droits de l’homme s’intensifie au Congo

Dans la perspective de l’élection présidentielle prévue en 2009 au Congo, le général d’armée Sassou Nguesso, de plus en plus impopulaire dans le pays, joue son va-tout sur l’intimidation, le chantage et la diffamation. Sa principale cible : Rober Bouka Owoko de l’office congolais des droits de l’homme (OCDH) dont l’indépendance de réflexion et d’analyse est un crime impardonnable pour le régime.

La crainte de perdre le pouvoir et la manne pétrolière qui va avec pousse Sassou et sa police à réprimer violemment toute manifestation d’hostilité au pouvoir et à jeter en prison toute voix discordante.

Les faits parlent d’eux-mêmes :
-  En juillet 2008 à Pointe-Noire, la police rafle une centaines de jeunes qui ont osé huer le cortège de Sassou aux obsèques d’un ancien baron du régime. 3 mois après, ils y croupissent toujours sans motif d’inculpation.
-  En octobre 2008, un journaliste est tabassé par la police pour avoir couvert une assemblée générale des étudiants en colère.
-  En octobre 2008 toujours, un autre journaliste d’une chaîne de télévision « privée » est viré sans préavis pour avoir accordé une interview à un opposant au pouvoir.

Mais c’est contre Roger Bouka Owoko que la justice aux ordres de Sassou et sa police s’acharnent. Quand ils n’accusent pas l’OCDH d’être grassement entretenu par la CIA et la DGSE, c’est son président qui est convoqué dans les bureaux de la police pour s’expliquer sur le prix que lui a attribué le ministre français des affaires étrangères en 2007.

Incapable de répondre aux besoins les plus élémentaires d’une population qui croupit dans la misère, Sassou n’entend à aucun prix laisser aux Congolais le droit de choisir librement leurs dirigeants. Toute cette campagne d’intimidation n’a pour but que d’étouffer dans l’œuf les contestations contre les magouilles qui lui permettront de se maintenir au pouvoir en 2009.

La FCD appelle tous ceux qui se battent pour l’établissement d’un Etat de droit au Congo et partout en Afrique à soutenir massivement Roger Bouka Owoko, les raflés de Pointe-Noire et les militaires incarcérés injustement depuis 2005 pour une tentative de coup d’Etat qui n’a jamais existé.

Fait à Vaujours le 20 octobre 2008

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