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Politique

La Nouvelle Espérance et la Répresson

Qui nous disait que ce régime était démocratique ? Alors qu’ils ne peuvent souffrir d’une moindre contradiction et surtout pris la main dans le sac de leurs mensonges. Les Chefs CoBra reviennent aux premiers plans avec leurs Kalach et leurs menaces de "guerriers d’opérette" ATTENTION à la vie de nos amis de la Société Civile et de la Presse non aux ordres...

MEMORANDUM sur les menaces de la Direction générale de la police nationale à l’endroit de l’OCDH

1. L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a publié, le 8 janvier 2008, un communiqué de presse intitulé : « Elections locales et municipales : La mise en place d’une commission électorale indépendante et la refonte du fichier électoral s’imposent ».

Ce communiqué de presse a été transmis aux membres du gouvernement, aux institutions publiques (y compris la Direction générale de la police nationale) et aux missions diplomatiques. Dans son contenu, l’OCDH demande le report des élections locales et municipales pour permettre la mise en place d’une commission d’organisation des élections véritablement indépendante ; et refaire les listes électorales par un recensement administratif spécial.

2. Monsieur Roger Bouka Owoko, Directeur exécutif de l’OCDH a été appelé le vendredi, 11 janvier 2008 à la Direction générale de la police nationale. Sur place, il a été reçu par trois collaborateurs du général Jean François Ndenguet, le Directeur général de la police nationale, notamment le colonel Tsoumou Moukala, Directeur de la sécurité publique et Jean Aive Alakoua, Directeur des renseignements généraux.

3. Au cours de cette rencontre qui a duré environ une heure, l’OCDH a reçu des menaces à peine voilées de la part de ces responsables de la police nationale.

Les collaborateurs du Directeur général de la police nationale ont accusé l’OCDH de faire la politique, car, selon eux, la demande du report des élections ne concerne pas les ONG des droits de l’Homme. C’est une incursion à la politique.

Prévenant l’OCDH, les collaborateurs du Directeur général de la police congolaise ont dit, de manière alambiquée, que le jour où ils établiront la preuve d’une collusion entre l’OCDH, l’opposition et les puissances étrangères pour destabiliser le Congo, ils prendront leurs responsabilités.

4. Ces derniers ont également promis de sévir si l’OCDH fait la politique.

5. Ces propos menaçants constituent un signe précurseur et une mise engarde à l’endroit de l’OCDH ; et un mépris de son travail de promotion, défense et protection des droits de l’Homme, la démocratie et de l’Etat de droit.

6. Ces menaces arrivent dans un contexte où le gouvernement gabonais vient de suspendre 20 organisations de la société civile pour le même prétexte et le gouvernement nigérien maintient Moussa Kaka, correspondant de Radio France internationale (RFI) à Niamey, en prison parce qu’il a fait son travail.

7. L’OCDH tient la Direction générale de la police nationale et l’ensemble du gouvernement pour responsables de tout ce qui pourrait arriver à ses membres et à leurs familles.

8. En conséquence, l’OCDH réaffirme son engagement sans faille dans la lutte pour la promotion, la défense et la protection des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, conformément aux engagements librement consentis par le gouvernement congolais en ratifiant les instruments juridiques internationaux, du reste, faisant partie du corpus constitutionnel congolais.

9. Ainsi, l’OCDH proteste vigoureusement contre ces menaces qui trahissent l’Etat d’esprit du gouvernement congolais à la recherche d’un prétexte pour entraver l’action des organisations indépendantes seules capables de dénoncer les abus du gouvernement auteur de plusieurs violations de la constitution, en témoigne même la suspension par coup d’humeur du journal Talassa.

A cet effet, les questions d’alternance au pouvoir, de la gestion des ressources naturelles, de la gouvernance et de la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels seront suivies par l’OCDH car constituant les aspirations légitimes des populations. Elles ont le droit de les revendiquer. L’OCDH est la voix des sans voix.

10. Laisser travailler une organisation de défense des droits de l’Homme n’est pas une faveur, mais une exigence démocratique.

Fait à Brazzaville, le 11 janvier 2008

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