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Qui sommes-nous ?

CARAVANE TOM SANK 2007

Succès de cette commémoration avec un public nombreux et de qualité. Contribution de la FCD par Christian MANCKASSA chargé de la communication

Bonsoir et Merci de votre présence. Jusqu’aux années 70 le budget du Congo était d’ordre fiscal, sans le pétrole, les besoins domestiques des populations étaient à peu près assouvis. L’école était gratuite et le taux de scolarité était de 95%.

En matière de santé existaient des dispensaires de proximité où les soins étaient gratuits et immédiats, ainsi qu’une politique de santé publique performante vaccinations et préventions La fourniture de l’eau potable était gratuite dans toutes les villes. L’éclairage public des villes était régulier sans délestage Le tissu économique était naissant et fournissait de l’emploi à la jeunesse. Cela permettait de freiner l’exode rural. L’état des routes permettait la circulation des biens et des personnes. L’état régalien dans son fonctionnement répondait aux aspirations des populations sans anicroches ni clientélisme.

Arrivent les années Pétrole, augmentation des budgets des états d’une manière exponentielle. Le président Ngouabi lors d’une allocution dira : « le Congo va importer de la main d’œuvre. » Celui-ci sera assassiné dans son palais en plein jour. Arrive Sassou après une parenthèse de 18 mois avec Joachim Yhomby Opango qui sera emprisonné plus de 10 ans à Pointe Noire sans jugement. C’est le commencement du déclin du fonctionnement de l’état et des malheurs des populations. Depuis tout se dégrade et disparait, comme l’écrivait à cette époque Sony Labou Tansi : « c’est le commencement des douleurs. » Autant en Amérique latine les redevances pétrolières servent aux populations chez nous comme l’écrivait les Evêques du Congo : « notre pétrole au lieu d’être un instrument pour la vie est devenu un instrument de mort de notre peuple » Le Congo connait une guerre contre les civils depuis les années 1990 voir MSF. Celle-ci financée de part et d’autre par ELF l’actuel TOTAL. Le pays qui connaissait une relative prospérité sans le pétrole vit dans un état de guerre permanente.

Le système de santé a totalement été détruit exemples le CHU est appelé parles populations le CH-tue puisque pour monter les cinq étages il faut le faire à dos d’homme moyennant 1000FCFA par étage (1,5€). Dans certaines régions l’école n’existe plus depuis 10 ans. Même dans les villes la scolarité est problématique par manque de moyens didactiques et de matériels telles les tables-bancs ; et dire que la moitié de la superficie du Congo est recouverte de forêts. Il en est ainsi pour l’eau potable : Brazzaville au pied du 2° fleuve du monde par son débit manque d’eau, Pointe Noire ville pétrolière meure de soif. En avril dernier les populations de Pointe Noire lors de la journée de l’eau ont exhibé des bidons jaunes pendant la prière afin que Dieu les exauce alors que le pays vient d’encaisser 2000 milliards de FCA de revenus du pétrole (300 000 000 €). Ce qui leur a valu d’être convoqué par les services de sécurité du pouvoir. Certains cadres de ce pouvoir ont réussi grâce à l’éclairage public car les rues étaient des salles d’étude. Les villes sont au délestage systématique. Les routes ne sont plus que des pistes non carrossables voir des marécages en temps de pluie. Par contre les nantis du pouvoir rivalisent et exposent le fruit de leurs rapines en 4* 4 rutilants. Et les salariés courent toujours derrière des arriérés de salaires de plus de trois années.

Pour se maintenir au pouvoir les services de mercenaires et de sécurité sont légions enrôlant à tour de bras la jeunesse désœuvrée dans des milices moyennant des pillages, des rackets et des crimes extrajudiciaires. Au Congo le pétrole est synonyme de paupérisation, de politique clanique, de meurtre, de pillage et d’enrichissement personnel comme l’avait si bien dit Mongo BETI. Et aujourd’hui de milicianisation de la jeunesse en un mot REGRESSION.

Je vous remercie et suis près à vous répondre pendant le débat.

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