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Politique

Le Dictateur Kleptocrate accourt faire allégeance...

Communiqué de Presse

Depuis le 15 octobre 1997, date de la reconquête violente du pouvoir par le dictateur Sassou Nguesso, les populations Congolaises vivent un véritable calvaire. Après les massacres, les viols, les vols, la destruction à grande échelle des biens publics et privés par ses hommes, le potentat de Brazzaville a érigé à l’ombre des mitraillettes de sa cohorte armée, (CoBra etc) la corruption, le vol, le pourrissement généralisé du tissu économique et social en véritable méthode de gouvernement. Jamais de mémoire de Congolais, misère n’aura été aussi grande et l’arrogance de ses dirigeants si décomplexée. Sassou Nguesso a imposé au Congo un régime de kleptocrates, de prédateurs de l’économie nationale dont la prédation s’exerce principalement sur les revenus tirés de l’exploitation du pétrole, la pompe à fric du clan Nguesso. Il ne pouvait en être autrement pour un homme qui n’a jamais eu d’autre ambition que vivre au sommet de l’Etat en se mettant au service de la françafrique via les grands groupes, tel Total/Elf, qui financent en contrepartie son fabuleux train de vie. Le coût pour la population est énorme et se lit en termes de régression économique et sociale. Si la complicité de l’occident est grande, cette politique n’a pu être menée qu’avec la complicité d’acteurs locaux, d’une classe politique alimentaire et sans convictions, dont le souci pressant est de se ménager une place à la mangeoire nationale tant qu’il y a encore du pétrole. Ainsi, s’est elle prêtée sans états d’âmes à cette mascarade d’élections législatives qui devrait voir la victoire « éclatante » du PCT et de ses alliés. Incapable de proposer de projet alternatif, d’appeler à la révolte citoyenne, elle s’épuise vainement dans une critique de la mauvaise gestion de la chose publique, devenue, avec la mode néolibérale, la « mauvaise gouvernance », la « bonne gouvernance » étant celle recommandée par les institutions de Bretton Woods. Elle réclame à cors et à cris, son intégration au système, ce qu’elle appelle « réconciliation nationale ». Tout n’est cependant pas si sombre. Coup sur coup, la justice française vient d’infliger deux autres défaites cinglantes à Sassou Nguesso.
- La relance des poursuites contre certains dirigeants du régime de Brazzaville dont la responsabilité est mise en cause dans l’affaire des disparus du Beach ;
- L’ouverture par le Parquet de Paris d’une enquête préliminaire, suite à la plainte déposée par trois associations (SHERPA, SURVIE et FCD) pour « recel de détournement de biens publics et complicité », portant sur l’acquisition en France de nombreux biens immobiliers de luxe par des personnalités africaines.

L’arrivée du dictateur Congolais sur le territoire français est elle en lien avec ces deux décisions de justice ? Obtenir après le départ du parrain Chirac l’adoubement du nouveau Chef de la françafrique Nicolas Sarkozy, confirmer son allégeance à la françafrique et rassurer son hôte quant à la protection des intérêts français constitueront sans conteste le plat de résistance de cet entretien officiel. Nul doute également que les décisions de justice susvisées pourraient être évoquées. Passés maîtres dans l’art du chantage aux intérêts français, les dictateurs africains savent se faire entendre. Dans ces conditions et plus que jamais, la vigilance s’impose. Le combat contre l’impunité des dictateurs africains et de leurs sbires demeure plus que jamais le lien qui doit unir tous les démocrates et tous les hommes épris de justice. Crions donc notre colère vis-à-vis de cet homme qui nous enlève notre présent et nous prive de notre avenir.

Fait à Vaujours le 3 juillet 2007 Pour la Fédération des Congolais de la Diaspora Le délégué Général Benjamin MOUTSILA

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