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Avec des reporters de plusieurs médias français et des militants du Mouvement citoyen dont Olivier Bidounga de la FCD

On parle de sommet citoyen, mais c’est plutôt un contre sommet. Maintenant, on dit "citoyen" pour faire style on est gentil. Tandis que demain s’ouvre à Cannes le 24ème sommet des chefs d’état Afrique-France, le dernier de Chirac, nous organisions une rencontre et des actions originales de notre côté.

Dimanche, c’était le forum associatif. Projection du film "Mascarade" sur les élections togolaises d’avril 2005, suivi d’un débat avec Dimas Dzikodo et Comi Toulabor, ainsi que Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora. Suite de la journée avec d’autres débats passionnants, de la musique, du slam, du théâtre et une salle comble tout le temps, et même des télés. Pas le temps de souffler, réunion le soir au ministère du logement, épuisé, pour préparer l’action du mercredi avec "Cellule Françafrique".

Lundi, mardi, deux jours de débats, mais on dort à moitié, et la salle est à moitié vide. Mauvaise communication, les gens pensaient que c’était complet et sur inscription. Dommage, car de bonnes idées étaient débattues. Le plus important, c’est sans doute la présence des militants africains, qui ont l’occasion d’être écoutés par les "associatifs" français.

Mercredi matin, il pleut tant que ça peut. Notre bus impérial est remplacé par un bus fermé. Une cinquantaine de courageux sont tout de même présents et embarquent dans la bonne humeur dans le bus du Paris de la Françafrique... Reportages à écouter sur RTL, France Culture, France Inter, dans Charlie Hebdo, sur France 2 et bientôt sur notre site en vidéo... Visite de l’hotel Crillon, on renomme l’avenue Foch en "Avenue des dictateurs", on déroule une banderolle "Total Pompafrique" devant chez Total, qui n’a jamais gagné autant de fric que cette année ! On en profite donc pour retirer quelques mallettes pleines de frics... Le Collège Interarmé de Défense, le musée du quai Branly, la BNP Paribas, tout y passe. On met l’accent évidemment sur les splendides demeures de luxe des dictateurs un peu partout le long du parcours...

Bref, c’est une réussite. Et ça augure d’une belle suite.. Puisqu’on est chaud, nous sommes quelques-uns à continuer en compagnie des quelques sans papiers en direction de l’ambassade du Ghana. Objectif : obtenir un entretien avec l’ambassadeur, et qu’il nous facilite l’accès au président Ghanéen Koufuor. On est un peu vulgaire dans notre façon d’entrer à 30 dans l’ambassade, et les ghanéens n’apprécient pas du tout au début. Puis on s’écoute, se comprend, et on nous repartons après quelques heures et de longues discussions avec la police, avec la promesse que nous serons reçus à Cannes le jeudi ou le vendredi. Le temps d’aller louer une voiture, d’écrire ce message et on y va...

Interlude poétique Par ZOUL Sur le chemin du retour, en métro, je suis seul, une femme qui passe, demande l’aumone et que tout le monde ignore, soudain se met à crier : "J’ai faim bordel, j’ai pas mangé depuis deux jours, je dors dehors, je suis malade, y’a pas de quoi être en colère ??" Elle hurle et tourne, tentant d’avoir l’écoute de tous ces zombies qui rentrent la tête. S’en suit un silence de quelques secondes, et j’ose lui dire de se calmer, que moi aussi je suis en colère, que je la partage avec elle, et que d’autres aussi certainement, mais qu’ils ne savent pas l’exprimer. On échange quelques mots, une poignée de main. Le métro s’arrête, elle descend. Les zombies sont restés muets, mals à l’aise. Pas comme en Guinée. [Fin de l’Interlude poétique] A demain donc en direct de Cannes... Zoul Avec des reporters de plusieurs médias français et des militants du Mouvement citoyen dont Olivier Bidounga de la FCD

On parle de sommet citoyen, mais c’est plutôt un contre sommet. Maintenant, on dit "citoyen" pour faire style on est gentil. Tandis que demain s’ouvre à Cannes le 24ème sommet des chefs d’état Afrique-France, le dernier de Chirac, nous organisions une rencontre et des actions originales de notre côté.

Dimanche, c’était le forum associatif. Projection du film "Mascarade" sur les élections togolaises d’avril 2005, suivi d’un débat avec Dimas Dzikodo et Comi Toulabor, ainsi que Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora. Suite de la journée avec d’autres débats passionnants, de la musique, du slam, du théâtre et une salle comble tout le temps, et même des télés. Pas le temps de souffler, réunion le soir au ministère du logement, épuisé, pour préparer l’action du mercredi avec "Cellule Françafrique".

Lundi, mardi, deux jours de débats, mais on dort à moitié, et la salle est à moitié vide. Mauvaise communication, les gens pensaient que c’était complet et sur inscription. Dommage, car de bonnes idées étaient débattues. Le plus important, c’est sans doute la présence des militants africains, qui ont l’occasion d’être écoutés par les "associatifs" français.

Mercredi matin, il pleut tant que ça peut. Notre bus impérial est remplacé par un bus fermé. Une cinquantaine de courageux sont tout de même présents et embarquent dans la bonne humeur dans le bus du Paris de la Françafrique... Reportages à écouter sur RTL, France Culture, France Inter, dans Charlie Hebdo, sur France 2 et bientôt sur notre site en vidéo... Visite de l’hotel Crillon, on renomme l’avenue Foch en "Avenue des dictateurs", on déroule une banderolle "Total Pompafrique" devant chez Total, qui n’a jamais gagné autant de fric que cette année ! On en profite donc pour retirer quelques mallettes pleines de frics... Le Collège Interarmé de Défense, le musée du quai Branly, la BNP Paribas, tout y passe. On met l’accent évidemment sur les splendides demeures de luxe des dictateurs un peu partout le long du parcours...

Bref, c’est une réussite. Et ça augure d’une belle suite.. Puisqu’on est chaud, nous sommes quelques-uns à continuer en compagnie des quelques sans papiers en direction de l’ambassade du Ghana. Objectif : obtenir un entretien avec l’ambassadeur, et qu’il nous facilite l’accès au président Ghanéen Koufuor. On est un peu vulgaire dans notre façon d’entrer à 30 dans l’ambassade, et les ghanéens n’apprécient pas du tout au début. Puis on s’écoute, se comprend, et on nous repartons après quelques heures et de longues discussions avec la police, avec la promesse que nous serons reçus à Cannes le jeudi ou le vendredi. Le temps d’aller louer une voiture, d’écrire ce message et on y va...

Interlude poétique Par ZOUL Sur le chemin du retour, en métro, je suis seul, une femme qui passe, demande l’aumone et que tout le monde ignore, soudain se met à crier : "J’ai faim bordel, j’ai pas mangé depuis deux jours, je dors dehors, je suis malade, y’a pas de quoi être en colère ??" Elle hurle et tourne, tentant d’avoir l’écoute de tous ces zombies qui rentrent la tête. S’en suit un silence de quelques secondes, et j’ose lui dire de se calmer, que moi aussi je suis en colère, que je la partage avec elle, et que d’autres aussi certainement, mais qu’ils ne savent pas l’exprimer. On échange quelques mots, une poignée de main. Le métro s’arrête, elle descend. Les zombies sont restés muets, mals à l’aise. Pas comme en Guinée. [Fin de l’Interlude poétique] A demain donc en direct de Cannes... Zoul

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Théatre Jolie Mome Saint Denis 1

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