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Politique

Mounzeo, Mackosso, l’Impunité et l’ITIE

Loi du 1 juillet 1901 violée par le pouvoir

En date du 11 avril 2006, nous publions un communiqué intitulé : « Société Civile : Silence ». Nous faisions alors remarquer que les dirigeants du pouvoir kleptocratique de Brazzaville, conformément à leur mentalité de voleurs, étaient hostiles à toute forme de contrôle sur la gestion des biens publics, voire de la cité tout court. Leur train de vie ostentatoire de milliardaires, est incompatible avec la notion de transparence et constitue une véritable insulte à la majorité de la population qui croupit dans la misère.

Nous rappelions également que malgré l’adhésion du Congo à nombre d’initiatives sur la transparence dont l’ITIE en juin 2004, les dirigeants congolais n’avaient nullement l’intention de sacrifier aux règles de bonne gestion financière et de bonne gouvernance qu’impliquent l’adhésion à ces initiatives.

Ce mercredi 27 décembre 2006, Christian Mounzéo et Brice Mackosso ont étés condamnés à un an de prison avec sursis, et 300 000 Fcfa d’amende par une justice aux ordres totalement discréditée. Nous constatons donc sans surprise que le pouvoir dictatorial du sous préfet de la françafrique Denis Sassou Nguesso, est déterminé à faire taire tous ceux, citoyens, associations ou autre, qui osent dénoncer le caractère profondément maffieux de son régime. Dans ce contexte, constitution et loi de 1901 ne sont à ses yeux que des catégories sans valeur dont il entend se passer.

C’est ainsi que l’activisme de militants de la société civile, dont ceux du « Plaidoyer pour plus de transparence dans les industries extractives » (ITIE), leur est insupportable, habitués qu’ils sont au vol, au détournement de fonds érigés en véritable sport national. Le dictateur kleptocrate Denis Sassou Nguesso met aux trousses de ces militants, sa police et ses juges ripoux.

La lutte pour la transparence et contre l’impunité demeure un combat de longue haleine face à un pouvoir profondément corrompu, sans légitimité réelle et donc sourcilleusement répressif et prompt à assimiler toute démarche citoyenne de demander des comptes à ses dirigeants à un acte d’opposition au régime, et son auteur, à un opposant.

C’est pourquoi, la FCD maintien son soutien à Christian Mounzéo et Brice Mackosso, condamne avec force le forfait perpétré par le régime de Brazzaville par juges interposés, et dit que les vrais coupables de vols passibles des tribunaux sont précisément ceux qui crient au voleur.

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