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Dépèches/Nouvelles

Lutte contre l’impunité

N’oublions pas nos compatriotes au secret dans les geôles du pouvoir de Brazzaville depuis janvier 2005...

République du Congo Brazzaville Unité-Travail-Progrès

OPPOSITION CONGOLAISE EXTERIEURE

Paul-Guyvish MATSIONA Professeur d’Economie

Communiqué de presse « Liberté pour le capitaine Bertin PANDI NGOUARI et l’ensemble des prisonniers politiques du Congo-Brazzaville »

La mobilisation d’avril 2006 a imposé un recul du gouvernement installé dans notre pays à la faveur du coup d’Etat de 1997 l’obligeant à libérer Christian Mounzéo et Brice Makosso, deux chefs de file des droits de l’Homme dont la longue lutte pour la dignité humaine est exemplaire à tous égards. Leur séquestration trois semaines durant pour des raisons politiques a suscité l’émoi des ONG engagées dans la lutte contre la corruption et la pauvreté, des Chrétiens de France et leur hiérarchie, du Fonds Monétaire International, de la Banque mondiale et de son président, et naturellement des Congolais et l’Opposition Extérieure qui ont multiplié les actions publiques de toutes sortes en vue de leur libération. C’est une des rares fois depuis l’agression militaire étrangère du 15 octobre 1997 qui a porté Denis Sassou Nguesso au pouvoir que nous faisons céder son gouvernement anti-national et autoproclamé. Cela prouve que la lutte paie. C’est un point d’appui pour continuer à nous battre.

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Mais quoi qu’en disent les médias, nous n’avons pas gagné sur l’essentiel : notre liberté à tous et notre dignité de Congolais. La lutte doit continuer notamment pour libérer les officiers, sous-officiers, soldats et cadres civils victimes d’une machination politique visant à les confondre dans un coup d’Etat monté de toutes pièces. Le colonel Serge André Mpassi, le capitaine Bertin Pandi Ngouari et d’autres paisibles citoyens (1) sont privés de liberté depuis 17 mois par des individus qui ont érigé la guerre permanente en mode de gouvernement. Ces prisonniers politiques qui subissent toutes sortes de traitements inhumains et dégradants mériteraient dans leur état actuel des examens médicaux approfondis.

De façon plus générale, la paix n’est qu’un slogan à usage externe et diplomatique. Le peuple martyr du Congo éprouve une répression multiforme effroyable qui à terme vise à empêcher tout sursaut national, toute révolte, de s’exprimer. Ce peuple est contraint d’affronter des conditions matérielles inacceptables. S’il résiste, il en paie le prix fort, l’exil ou la tombe.

La question qui se pose à tous ceux qui dédaignent la résignation est comment continuer l’offensive et la lutte contre cette dictature qui n’est pas le visage du Congo ? La réponse politique à cette question doit être à la hauteur des noirs desseins nourris par celle-ci. D’abord, le bon sens conduit à dénoncer les crimes contre l’humanité subis par la population entre 1997 et 2006 de manière à isoler les relais du pouvoir en place avec ses complicités étrangères. Il faut ensuite éclairer la « main invisible » de ce pouvoir et ses réseaux d’assujettissement de notre pays. Enfin,« les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire » : la liberté n’a pas de prix et la répression subie ne laisse guère beaucoup de choix.

D’ores et déjà, les réactions courageuses de l’Opposition et de la Société Civile intérieures, ses affirmations de plus en plus nombreuses et sans ambiguïté du caractère illégal et illégitime du régime actuel, l’action magistrale des populations de la Sangha qui ont expulsé le 15 mai 2006 leur préfet pour cause de mal gouvernance, prouvent si besoin est que l’« on assassine jamais assez un peuple qui jamais ne se soumet ». Quant à l’Opposition Congolaise Extérieure, elle démontre par son combat pour la liberté, le respect des droits de l’Homme, la restauration de la démocratie et des institutions issues de la constituante de 1991, son attachement à notre parole collective donnée lors de la dernière Conférence Nationale Souveraine.

Nul doute, le temps presse pour la liberté et le changement global en République du Congo.

(1) Capitaine Ntsiba Jean Romain, Capitaine Dibondo Barthel, Lieutenant Singouari, Sous-lieutenant Mizingou Louis Marie, Adjudant-chef Miyalou, Sergent-chef Poaty Souklaty Rodrigue Anicet, Sergent Nzassi, Cotody Magoud Biconith, Mabounda Magloire, Ngondo Massala, Boussoukou Jacques, Moukala Alain, Ngolo Ngampene Francis, Tsoumou Sylvère, Binana Jean Bosco, Nzambi Eric, Likibi Eric, Mboumba, Ngada, etc.

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