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Dépèches/Nouvelles

Libérez Christian et Brice ....

Aujourd’hui eux demain nous car les dictatures cherchent toujours des alibis dans leurs méthodes de gouvernement : les fausses plaintes avec des faux plaignants les faux rebelles pour fabriquer un électorat captif les fausses ONG et les faux oposants pour la démocrature...

Société Civile : Silence

Depuis bientôt une semaine, deux personnalités de la société civile congolaise croupissent dans les geôles du « démocrate » Sassou Nguesso, en vadrouille à travers le monde et en Afrique en particulier. C’est que monsieur, doit tenir son rang, celui de nouveau président de l’UA, élu par le syndicat des chefs d’Etat africains dont les ¾ sont des dictateurs. Nul doute qu’en ces occasions, comme il y a quelques temps aux Etats Unis, l’argent des contribuables congolais coule à flots et surtout sans compter, pour satisfaire les besoins mégalomaniaques du dictateur congolais. On se rappellera en effet que lors de la première session des Nations unies en septembre 2005, la délégation du Congo Brazzaville conduite par le même, a loué dans deux palaces new-yorkais pas moins de 51 chambres pendant une semaine, dont une suite présidentielle à 8 500 dollars la nuit, le tout ayant coûté 280 000 dollars, soit, plus de 150 millions de FCFA.

Vivre au Congo est devenu un enfer pour ses habitants. L’eau potable est impropre à la consommation ou inexistante, l’électricité, un vague souvenir. Le coût de la vie, l’inflation rendent les salaires aléatoires des fonctionnaires très insuffisants. Les hôpitaux sont à l’abandon et les « soins » hors de prix ou inexistants. Ecoles, collèges, lycées, universités sont inopérantes pour la jeunesse. L’emploi est le cadet des soucis du régime. Le chômage jamais évoqué atteint des sommets inégalés. Les jeunes sont désoeuvrés et sans avenir. La population se "lumpen prolétarise" à une vitesse accélérée. La misère est permanente et pesante. Les mendiants écument la capitale ou ce qui en tient lieu. La corruption est généralisée. Il n’est donc pas étonnant que dans un tel environnement, la négation des droits tout court, soit la règle, la violence, le mode de régulation des rapports sociaux.

Mais, si tout va mal au Congo, tout ne va pas si mal pour la famille régnante dont les frasques ont depuis longtemps dépassé les limites géographiques du Congo. L’étalement scandaleux des richesses de Willy Nguesso le neveu de l’autre, les récents scandales pétroliers sous la houlette de Denis Ngokana et Bruno ITOUA, les neveux. Le rythme effréné avec lequel les dignitaires du régime achètent villas et hôtels particuliers en Europe et en France en particulier, contraste singulièrement avec la misère sans cesse grandissante de la population tenue en laisse par les gardes chiourme du régime. C’est cette médiocrité des dirigeants congolais corrompus jusqu’au plus profond d’eux mêmes, leur incurie, le pillage des ressources tant naturelles que financières du pays par ces mêmes dirigeants, le vol et détournement des deniers publics, l’état institutionnel de non droit que dénonçaient inlassablement nos amis Christian MOUNZEO et Brice MACKOSSO et toute la Société Civile. C’en était trop pour Sassou et ses comparses. Il convenait de les faire taire. Le prétexte trouvé sera la plainte pour détournement de fonds d’un ancien associé qui depuis est introuvable. A la manœuvre, on retrouve le général Ndenguet, directeur général de la police à travers le procureur près le TGI de Pointe Noire. Sur la base de cette plainte opportune, nos deux amis seront jetés en prison en violation de toutes les règles de procédure. C’est ici le lieu de rappeler que courant décembre 2005, le ministre des finances Pacifique ISSOÏBEKA et le conseiller spécial à la jeunesse de Sassou, Thierry MOUNGALLA avaient déjà proféré des menaces à l’encontre de nos deux amis et au delà, à la coalition « Publiez ce que vous payez », parce qu’elle avait dévoilé l’étendue de la corruption du système Sassou et l’existence de sociétés écrans pour détourner les revenus du pétrole. C’est pourquoi, nous exigeons la libération immédiate de Christian et Brice ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Nous appelons tous les démocrates à se joindre à notre appel ainsi qu’à celui de tant d’autres, pour faire cesser ce scandale insupportable. N’oublions pas que croupissent toujours dans les geôles du dictateur congolais, des personnes détenues depuis plus d’un an sans jugement et tenues au secret, sur l’accusation fallacieuse de vol d’armes de guerre et de préparation d’un coup d’Etat. Vaujours le 11 avril 2006

Pour la Fédération des Congolais de la Diaspora Le délégué Général Benjamin MOUTSILA

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