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Billets d’Afrique et d’ailleurs publie un article de la FCD

Article paru dans le journal de Survie : Billets d’Afrique et d’ailleurs de janvier 2006 n° 143 en page 3 : Salves suite..... Aprèsl ’mpunité pour les seigneurs de la guerre il fallait aussi mettre en place une censure pour baillonner le peuple ; pour qu’on ne sache pas...

De l’impunité à la censure chez le cobra en chef Sassou au Congo Brazza

Beaucoup de capitales africaines bruissaient des manifestations et autres colloques sur la quinzaine contre la françafriquine. Le clou de toutes ces manifestations ayant été Bamako.

A Brazzaville après la mascarade de procès sur l’affaire des disparus du Beach, la même journée a été l’objet de péripéties d’autorisations et d’interdictions non revendiquées... Le ministre de la sécurité en personne avait convoqué les responsables de l’Association Convergence Citoyenne pour complément d’informations. A la vue des documents et affiches qui portaient les noms de Survie et de la FCD, ce ministre a repris ses autorisations pour une date ultérieure. Quelle est cette démocratie qui a peur du débat et où le ministre s’occupe personnellement des autorisations de réunion et de manifester ?

En fait l’opposition intérieure est plus un faire valoir, car dès que le vrai débat est posé par la Société Civile : la censure apparaît encore plus forte. La dite opposition ne se manifeste qu’en allant s’incliner dans les cimetières privés de la famille du dictateur Sassou, pour passer à la télévision et jouir des avantages et autres facéties du pouvoir : hélicoptères, limousines et exhibitions des groupes de danseuses et danseurs folkloriques. Et depuis chez le dictateur Sassou, nous sommes passés de l’impunité à la censure : la journée n’a finalement plus eu lieu

Après les violations des droits de l’homme par les militaires miliciens contre les populations civiles, celles-ci ont subi les vols de leurs téléphones portables dans les villes. Alors que de soit-disants accords de paix ont été signés avec les ninjas de Ntoumi, leur donnant droit de cité dans la capitale. Ces derniers en ont été chassés après que les populations aient subi des tirs d’armes de toutes sortes, canons et hélicoptères de combats de la part des militaires miliciens... Duplicités et calculs du pouvoir de Mpila. Et depuis ces ninjas miliciens se font remarquer dans les campagnes en pillant et violant les populations civiles déjà démunies et en détresse.

Avec le retour de Bernard Kolelas au Congo, le flou et l’incertitude continuent de plus belle aux détriment des populations congolaises. Ainsi avons-nous appris que la paroisse de Linzolo, à 30 km de Brazzaville, qui est aussi un centre de santé important géré par la Société Civile a subit les rezzous des ninjas et autres bandits armés à la solde de Sassou. Cette situation de ni guerre ni paix, découlant d’une méthode de gouvernement est finalement l’alpha et l’omega de l’impunité, l’insécurité et la censure.

Comment des soi disant leaders peuvent-ils aller s’incliner dans des cimetières privées et parler au nom de populations suppliciées dont les morts n’ont pas de sépultures ? Comment peuvent-ils aller parler de paix et de reconciliation alors que les populations sont sous les balles de miliciens, ou aller demander pardon en dehors de ceux qu’on a spolié, ou se proclamer défenseur de la démocratie alors que la censure est présente dès que le débat est posé ?

( Article préparé par la FCD pour Survie à faire paraître dans BDA : Le délégué Général Benjamin MOUTSILA

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