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Communiqués et Lettres ouvertes

L’Homme politique : Bernard Kolelas dans les crises congolaises

L’homme politique Bernard Kolelas dans les crises congolaises

Ancien militant du l’UDDIA, Bernard KOLELAS a eu un parcours actif et parfois ambigu. Lors d’une mission au Tchad, un des hauts responsables de l’UDDIA du nom d’ Hazoumé trouvera la mort à Fort Lamy. Quelques années plus tard B. Kolelas occupera la maison de ce dernier sise route du djoué. L’ensemble de ces évèments ambigüs aujourd’hui, demandent à être éclaircis.

En 1965 lors des jeux africains, suite au débarquement d’un commando pour tentative de coup d’état qui se soldera par la destruction d’un pylone de la ligne de haute tension à Moukounzi Ngouaka, la mort du sergent Clément Pépa. Bernard Kolelas l’un des protagonistes de ce coup d’état prendra la fuite de Madzia par Linzolo où il va traverser pour Kinshasa. Et la mort de l’ingénieur d’agriculture Bassiba, co-auteur du putsch, dans cette ville reste une énigme. B. Kolelas sera condamné à mort par contumace. Quel a été son véritable rôle dans ce débarquement et la logistique de ce putsch ?

En 1969 suite à une autre tentative de coup d’état, Bernard Kolelas va se retrouver exposer au stade Félix Eboué, enchainé et livré à la vindicte populaire, avec Ngouabi pérorant sur les estrades. Ce régime combattu était en fait un état à parti unique. Il sera condamné à perpétuité.

Arrive en 1992 la Conférence Nationale Souveraine qui va rétablir et restaurer la démocratie et le multipartisme. Son parti le MCDDI avec Kolelas comme candidat ira jusqu’au second tour des élections présidentielles.

Après l’échec de l’alliance UPADS/PCT, Lissouba ayant été élu, nomme un gouvernement qui fait fi du PCT. Sassou va mettre en place une autre alliance avec le MCDDI. Cette alliance va déboucher sur la formation de milices dont toute la logistique est PCT en l’occurence cobras. Kolelas va se prévaloir de cette milice lors des évènements de 1993-1994. Alors qu’il n’avait pas les moyens d’en assurer le financement. Cette milice était en réalité une milice d’emprunt dont Kolelas tirait une vanité. Le résultat de cette alliance a été la guerre contre les paisibles citoyens avec des destructions massives, des viols, des massacres de civils, des pillages et autres exactions. Cette guerre fût exportée dans les régions sud. Elle a entrainé une destruction et une expoliation de biens privés avec déplacement de population. Malgré l’entrée au pouvoir des protagonistes, aucune réparation n’a été obtenue jusqu’ici, alors que la réconciliation aurait du commencer par là.

En 1997, suite au coup d’état du 5 juin une autre guerre éclate entre Lissouba et Sassou. Kolélas se déclare médiateur national. Après avoir joué au neutralisme, il finira par devenir acteur en participant à la création le 8 septembre 1997 de l’Espace Républicain de la Défense de la Démocratie et de l’Unité National ( ERDDUN ). Il est nommé premier ministre le 13 septembre 1997. Il va aller à Libreville représenter le gouvernement et Pascal Lissouba. Sassou refuse de le recevoir et quitte la conférence. Sassou continue sa guerre avec l’apport des troupes étrangères dont L’Angola et des mercenaires de toutes origines. Lissouba et ses armées fuient à l’étranger et Kolelas avec sa "milice" continue la guerre pour deux jours sans en avoir les moyens alors que les trois quart des miliciens étaient retournés chez les cobras. Herbert Massamba va trouvé la mort lors de ces combats ce qui va précipiter la fuite de Kolelas en exil. Dans un procès en barbarie par contumace, il a été condamné à 20 ans de travaux forcés. Il vient d’être amnistié. Amnistie humanitaire, c’est rocambolesque.

En exil en Côte d’Ivoire, il sera déclaré persona non grata et chassé de ce territoire. Alors qu’un exilé est tenu à l’obligation de réserve, Bernard Kolelas déclare sur RFI lors de l’assaut des miliciens ninjas de Ntoumi, des quartiers sud de Brazzaville le 18 décembre 1998 : "les combats n’ont pas repris...les ninjas sont partout au nord et au sud...La sécurté des citoyens congolais ainsi que celle des étrangers en particulier les français au Congo est garantie..." Dans une interview à la Semaine Africaine du 10 juillet 2003 n° 2422, B. Kolelas déclare au sujet de Ntoumi : " Non, non je ne le connais pas...nous n’avons aucun contact " Et Ntoumi déclare :" Je n’ai jamais eu de contact avec le président Kolelas " De ces déclarations il en ressort que Ntoumi n’est pas au service de Bernard Kolelas. Il apparait que le Pool a été détruit par une guerre de milices et de militaires au service du pouvoir.

Toutes ces guerres ont totalement détruit le tissu économique des régions, alors que le pétrole est en épuisement. Le tissu social a été à dessein charcuté, les congolais ne se parlent qu’avec méfiance, tous les rapports sont "ethnicisés". L’école n’existe plus les jeunes sont descolarisés, c’est le règne des milices. La femme n’est plus respecté, elle est systématiquement violée en cas de heurts et troubles. La vie n’a plus de valeur.

Voici huit ans après avoir été mis en place par des pouvoirs étrangers, Sassou n’est pas légitime pour mettre en place un régime démocratique. Comment s’allier à un homme de la regression et de la mort : un dictateur kleptocrate. Actuellement il ne manque plus que huit circoncriptions dans le Pool dans lesquels les élections n’ont pas encore eu lieu pour créer un parti unique de fait au profit de Sassou. Kolelas est chargé de cette mission.

Parti politique de fait c’est la concécration de Sassou comme président à vie : L’abscence des libertés d’expression, des libertés individuelles, La concentration du pouvoir entre les mains d’un clan, l’abscence de contre pouvoir, L’abscence de développement économique, la régression programmée du niveau de vie, L’augmentation de la pauvreté, de l’insécurité et de la descolarisation.

Vaujours le 27 décembre 2005 Pour la Fédération des Congolais de la Diaspora Le Délégué Général Benjamin MOUTSILA

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