// Vous lisez...

Politique

Des manipulations au coup d’état permanent

Des Manipulations... Du Coup d’état permanent ... Au génocides des populations Kongo...

A la Baule Mitterrand met en place une clause à l’aide au développement la défense des droits de l’homme. S’instaure alors en Afrique des Conférences Nationales Souveraines. Au Congo Brazza, celle-ci reconnaît Sassou responsables des malversations financières liées au pétrole et des assassinats du Cardinal Biayenda et de Massambat Débat. Se sentant menacé, il fait la cour à l’Upads. Il fait voter pour son candidat à la primature et aux élections présidentielles au second tour, avec un accord de gouvernement, où il sollicite sept postes ministérielles ainsi que la présidence de l’assemblée.

Par calcul politicien, l’Upads ne lui accorde que quatre postes ministérielles de moindre importance. Il dénonce l’accord et se jette dans les bras de l’Urd qui crée une coalition dénommée Urd-Pct qui devient majoritaire à l’assemblée nationale avec 66 députés. Cette coalition demande l’application de l’article 75 de la constitution de 1992 en nommant un premier ministre dans leur rang. Le président Lissouba fait la sourde oreille, alors la coalition Urd-Pct lance une campagne de désobéissance civile, d’où la confrontation politico-militaire. 1° un grand meeting au boulevard des armées 2° une marche qui part de Bacongo jusqu’au Centre Culturel Français où éclate une fusillade, laissant sur la chaussée 3 morts. Brazzaville entre alors dans un climat de guerre. La main de Sasou est encore là. L’armée s’investit, et intime l’ordre à la classe politique de trouver des solutions politiques. En réponse, Lissouba dissout l’assemblée nationale. Il nomme Da Costa premier ministre d’un gouvernement d’union nationale 60/40.( Pour information Da Costa avait été l’initiateur des milices de la défense civile, et Lissouba premier ministre en 1965 ) Il avait comme missionn d’organiser des élections anticipées. Après les résultats du premier tour contestés par la coalition Urd-Pct, c’est l’occasion des affrontements entre les milices Urd-Pct ; créees grâce aux financements de Sassou. Et sa logistique constitué de Bouissa-Matoko, Mampouya, N’Gakala, Oba, etc...garde rapprochée de Sassou. Les mêmes qui animaient les milices après 1972.

Kolélas président de l’Urd-Pct propose une opposition constructive d’où l’intervention des parlementaires des pays du Niari et du Pool, qui aboutit à la formation d’un gouvernement d’ouverture avec des ministres du Mcddi, Rdps, etc..qui entrent au gouvernement le Pct et Sassou refuse. Il se retire dans son village Oyo avec des escapades en France où il s’installe finalement jusqu’en janvier 1997. D’où il revient au Congo et est reçu triomphalement par ses militants. Il effectue un voyage dans la Cuvette où il tente de se faire porter en tipoye à Owando. Les élus de la localité s’opposent Okoko et Yhombi. Il persiste et sa garde tire sur la population civile tuant plus de cinq citoyens. Le procureur de la république du tribunal d’Owando lance un mandat d’arrêt pour appréhender les assassins qui se cachent dans la résidence privée de Sassou.

Le conseil des ministres du 4/06/97 donne l’ordre d’arrêter les suspects. Le 5/06/97 au matin la force publique se présente à M’pila et essuie des tires d’armes automatiques, et c’est le début d’une guerre entre la république et Sassou. Cette guerre se terminera par la victoire de Sassou aidé des armées angolaises, de mercenaires tchadiens, français et autres, de la DSP de Mobutu, du Hutu power. Cette guerre n’avait pas eu lieu dans les quartiers Sud de Brazzaville. Ils avaient servi de sanctuaire pour les populations des quartiers nord. Dès le début de cette guerre Kolélas s’était fait médiateur national. Mais le 8/09/97 il accepte le poste de premier ministre et entre dans la guerre contre Sassou. Les Ninjas formés pendant l’alliance Urd-Pct vont se rebeller contre Kolélas et rejoindre les cobras ( Willy Matsanga, Kihounzou Maurel, etc...) Pendant son mois de primature il n’a pu réunir un seul conseil de ministre. Et le 14/10/97 il part avec armes et bagages en exil, la guerre est finie. Tassoua alias général giap donne l’ordre aux miliciens cobras et autres mercenaires de se servir sur la bête ; le pillage de tout outil et objet de valeur peut commencer.

Sassou installe un pouvoir personnel, déploie une diplomatie de conservation d’un pouvoir mafieux. Il initialise et officialise des accords de non agression avec des clauses secrètes avec les pays voisins tel le Congo K et l’Angola avec un déploiement des forces mixtes le long des frontières. Des militaires mercenaires zimbabwéens, tchadiens, DSP Mobutu, hutu power, et cobra sont postés dans toutes les régions en particulier dans la région du Pool avec plusieurs check point (bouchons) le long des routes ( ex BZV-Djamballa 60 bouchons ...) pour contrôler les allées et venues des populations. Un accord particulier de défense avec l’Angola avec des clauses secrètes. Il organise des procès de tous les opposants politiques afin de les éloigner du territoire national ( tentatives de Kolélas de rentrer au Congo à chaque fois refouler), décapiter cette opposition, la bâillonner.

Les hommes en armes installés dans les régions n’ont pas de logistique. Ils s’attaquent et se servent sur les populations ( impôts en nature, pillages des cheptels, ils rendent une justice sommaire faisant des prisonniers qui abattent les arbres fruitiers et brûlent les villages. Après une courte période d’accalmie jusqu’en juin 1998 alors que l’administration locale s’installe les désordres recommencent par des actes terroristes ; N’tumi apparaît. Les villages se vident les populations se terrent dans les forêts. Les hommes en armes sèment la terreur, assassinats de Kindamba à Kindamba Ngouedi, Goma tsé tsé des chercheurs, Mindouli des médiateurs religieux. Cette vague d’assassinats touche la périphérie de Brazzaville.

A partir du 14/12/98 dans la banlieue proche de Brazzaville, des hommes en armes sèment la terreur. Les populations se réfugient dans Brazzaville, toute la banlieue sud est évacuée. Dès le 18/12/98, des miliciens rentrent dans Brazzaville. Le gouvernement les identifie comme Ninjas et B Kolelas par une déclaration sur RFI : “ sa milice contrôle tous les quartiers de Brazzaville...” Pour traquer semble-t-il les ninjas de B Kolelas ; Oba ministre de la sécurité et Ibovi ministre de la communication par voie de presse lance “ un ratissage , un nettoyage quartier par quartier, rue par rue, maison par maison...” Le pouvoir tire à l’arme lourde sur Bacongo, c’est l’exode des populations vers les quartiers nord et le Pool. Les quartiers vidés vont être l’objet de pillages systématiques et méthodiques de tous biens. Certaines maisons seront démontés : tôles, carreaux, installations électriques et sanitaires. Des exécutions sommaires et des viols sont commis par les hommes en armes jusque dans les couloirs humanitaires. Une grande partie de la population des quartiers sud de Brazzaville se réfugie dans le Pool. Alors que les villages avaient été déserté depuis juin 1998 et ses populations dans les forêts. Fin avril 1999 deux évènements vont se dérouler dans le Pool ; les populations vont être bombardées par hélicoptères vidant les villages où s’étaient réfugiées les populations déplacées de Brazzaville. le pouvoir signe un accord tripartite HCR, Congo-K et Congo-B afin d’ouvrir des sites qui donnent la possibilité aux populations de s’y installer Luozi et M’banza Ngungu. Les populations prises en otage par les hommes de N’tumi ont rencontrer des difficultés pour rejoindre les sites. A partir de ces sites les populations peuvent rejoindre Kinshasa par camion et train. Arrivées à Kinshasa, les services d’immigration du Congo-B recensent les populations et une barge est mise à disposition pour rejoindre le beach Brazzaville. Un contrôle et un tri est effectué selon l’âge et le sexe. C’est à ces occasions que plus de mille de jeunes disparaîtront, exécuter par la force publique congolaise.

De plus en plus est apparu que N’tumi était à la tête des hommes en armes et d’une administration qui terrorisaient les déplacés qui rentraient dans la région du Pool. Qui est -il ? Frédéric Bissangou alias Pasteur N’Tumi né en 1965 à Bacongo, il a une adolescence tumultueuse et chaotique, commettent quelques larcins. Disciple pentecôtiste de Ta Isaïe, il se met à soigner les fous à Kinsoundi. présent dans le Pool pendant l’exode, il est recruté par les services secrets du pouvoir pour être le chef spirituel des milices qui terrorisent les populations. Appelés Ninjas de B Kolelas jusqu’en décembre 1998, ils deviennent Nsiloulous de N’Tumi . Ils vont se faire remarquer par l’emploi de méthodes barbares et rétrogrades : - la dite “gifle de saint Michel “ qui consistait à frapper le dos de tout personne suspectée par eux avec le plat d’un coupe coupe.( Louyakou, Madjia etc...) - les exécutions de personnes du troisième âge pour sorcellerie ( Madjia, Kololo, Kindamba etc...) - désacralisation des lieux de culte autres que pentecôtiste. - observation des interdits du mercredi pour tous les citoyens réfugiés dans le Pool : marcher nu pied, interdiction de tous travaux des champs et autres activités lucratives et ne boire que l’eau de rivière. - interdiction d’écouter toutes autres radiodiffusions que radio royale. Par contre il est entretenu par le pouvoir, jouissant de moyen de déplacement des dignitaires du pouvoir véhicule (4*4), avec lesquelles ils viennent se ravitailler sur les marchés de Brazzaville. Ils font des simulacres de combats avec la force publique afin de récupérer des armes qui sont exhibées aux populations afin de propagande.

Ntumi a été le prétexte du pouvoir pour aller exterminer les populations du Pool pour résoudre les problèmes électoraux futurs par la réduction du nombre d’habitants. Quel valeur juridique donnée à un quelconque accord signé entre un M’Vouba et Mahoulouba conseiller spirituel de N’tumi et auparavant de Kolelas ? Étant donné que ce dernier est une fabrication de Sassou ayant servi de prétexte

Commentaires