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Dépèches/Nouvelles

Affaire du Beach...L’escroquerie confirmée...

Compte rendu de la conférence de presse du 18 août 2005 à la maison de la radio tenue par les associations partenaires dans la procédure de Meaux

Partcipants :

FCD : Benjamin MOUTSILA ; FIDH : M° Patrick BAUDOUIN ; Survie : Sharon COURTOUX ; Collectif des parents : Cl Marcel TOUANGA et vue de Olivia MARSAUD d’Afrik.com journal web du 19/08/05

Les faits

Au 18 décembre 1998 ne pouvaient accéder à Bacongo que des hommes en mission commandée, armés par le pouvoir en place. Car il faut savoir que dès le coup d’état de M Sassou en octobre 1997, il signe des accords militaires et des pactes de non agresion avec les pays limitrophes verrouillant ainsi le pays. Cès cet instant aucune force organisée n’échappe à son contrôle. D’où le titre du livre de MSF : "la guerre contre les civils"

Logique de dénégation

Même si tout était joué d’avance, c’est surtout un sentiment de frustration qui domine : à l’issue du procès, on en sait aussi peu sur les disparus qu’avant. Combien, qui, comment et surtout pourquoi ? Où se trouvent leurs corps ? Tant d’interrogations qui n’ont pas trouvé leur réponse et ne permettent pas aux familles des victimes de faire le véritable deuil de leurs proches. En effet, les accusés ont tout nié en bloc depuis le début. « Une logique de dénégation inacceptable », s’emporte Me Baudouin. « Ce qui équivaut à une remise en cause des témoignages des parents des victimes ainsi que du travail de la FIDH et de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme. »

Le procès aura au moins permis de faire admettre aux autorités congolaises qu’il y a bien eu des disparus en 1999. Malgré tout, selon maître Baudouin, « ce procès n’a permis ni de découvrir la vérité ni de rendre la justice. C’est une raison suffisante pour continuer notre combat pour la mémoire des victimes. Les autorités congolaises se trompent si elles pensent que ce procès signifie la fin de l’histoire ». Cette mascarade a eu le mérite d’admettre que ceux qui rentraient de Kinshasa par le Beach étaient tous des réfugiés et non des ninjas n’en déplaise à Ntsourou Marcel. Ils bénéficiaient de la protection d’un accord tripartite RDC-HCR-CONGO B ; et M Sassou s’était engagé lors d’une allocution : " Ils ne leur arrivera rien je m’y engage" disait-il. Surenchérit Benjamin MOUTSILA...

Le plus choquant pour les familles aura sans doute été de voir les quinze accusés, pour la plupart des hauts dignitaires du régime, se présenter libres aux audiences, à la sortie de limousines et accompagnés de gardes du corps armés. « Ces gens avaient même leur ’fan-club’ dans la salle. Alors que les familles et leurs avocats étaient entourés d’hommes en armes. C’est tout un symbole. Comment s’exprimer dans la sérénité dans ce cas ? » s’interroge l’avocat français. Le temps réservé aux plaidoiries des parties civiles a été restreint par rapport à celui accordé aux avocats des personnes mises en examen. « C’est un procès inique truffé de vices de forme », s’indigne Benjamin Moutsila, délégué-général de la Fédération des Congolais de la Diaspora... Et le président de la cour criminelle se permettait d’interpeller un des prévenus en l’occurence Ndengué par son sobriquet : Werrasson. Alors que derrière lui et ses assesseurs se tenaient debout des soldats de toutes les armes pour mieux intimider les parties civiles. De cette mascarade de procès n’a finalement jailli ni lumière, ni vérité, ni justice rajoute-t-il, brandissant une page du site gouvernemental Congo-site.com »

"Le combat continue"

Alors quelles suites pour « l’affaire des disparus du Beach » ? « L’histoire ne s’arrête pas avec ce procès bidon. Nous allons explorer toutes les voies juridiques possibles. Nous espérons que la procédure lancée en France va rebondir même si les tenants de la Françafrique veulent nous faire échouer. Nous sommes obligés de faire confiance à la justice française. Si nous avions une justice indépendante, Sassou serait en plein dedans, voilà une raison pour continuer de nous battre », explique Marcel Touanga, vibrant de rage. De son côté maître Baudouin indique : « Nous attendons l’arrêt de la Cour de cassation, fin 2005, début 2006, pour savoir si l’on peut reprendre l’instruction à Meaux. Si c’est oui, nous avons bon espoir d’arriver à nos fins. Si c’est non, c’en est fini pour la France, nous passerons à l’échelon européen avec la Cour européenne de justice »...

Autre espoir

le Groupe de travail sur les disparitions volontaires ou forcées des Nations Unies a officiellement listé 80 personnes portées comme disparues au Congo en 1999. En recoupant avec les parties civiles nous avons 106 disparus or au vue des veillés sur la place de Paris courant mai et juillet 1999 et des témoignages des réfugiés ce chiffre atteindrait le millier rajoute Benjamin MOUTSILA...

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