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Affaire des disparus du Beach...Une Escroquerie...

Affaire des disparus du Beach...Une Escroquerie...

Lors de son discours sur l’état de la nation le 8 août dernier, le président Denis SASSOU NGUESSO a déclaré s’agissant de l’affaire des "Disparus" du beach :"...nos attentes et espoirs sont que de ce procès jaillissent toute la lumière, toute la vérité, toute la justice."

En 1993, Messieurs Bernard KOLELAS et Denis SASSOU NGUESSO sont alliés dans l’opposition contre le président Pascal LISSOUBA. Leurs milices ( Cobras et Ninjas) s’opposent aux milices du pouvoir ( Cocoyes et Aubevillois).

En 1997, à la suite du coup d’état militaire du 5 juin de Denis SASSOU NGUESSO soutenu par les armées angolaises, tchadiennes, les supplétifs du Hutu Power rwandais, l’ancienne Division Spéciale présidentielle de feu MOBUTU et des mercenaires de toutes nationalités, Brazzaville est à sang et à feu. A la suite de ces combats, l’ancien régime de Pascal LISSOUBA s’exile. La guerre prend fin, sans qu’aucun accord de cessation des hostilités n’ait été signé. SASSOU NGUESSO s’autoproclame président et signe des accords militaires et des pactes de non agression avec les pays limitrophes ( RDC , Angola, Gabon). Dès cet instant, aucune force organisée n’échappe au contrôle du gouvernement autoproclamé de Brazzaville. Le Pays est verrouillé.

Fort de cette situation, SASSOU NGUESSO entreprend une guerre contre les populations civiles dans les quartiers Sud de Brazzaville, les régions méridionales et en particulier le Pool. Par conséquent, l’irruption dans cette région de Frédéric BINTSANGOU autoproclamé "pasteur NTOUMI" et ses miliciens n’est qu’une réalisation du pouvoir de Brazzaville.S’en suivent des violations massives des droits de l’homme contre les populations civiles. Cses miliciens y ont été installés afin de remplacer les autochtones.

Le 18 décembre 1998, ne pouvaient accéder à Bacongo, Makélékélé que des hommes en mission commandée, armés par le pouvoir en place, contrairement à ce qui a été annoncé. Ce leurre permettra aux forces d’occupation et aux miliciens Cobras de perpétrer les massacres, de susciter l’exode des populations des quartiers sud de Brazzaville et de la région du Pool.

En avril 1999, à la demande des forces d’occupation et du gouvernement congolais, des sites dits humanitaires sont organisés en RDC aux fins de rapatrier les populations rescapées des massacres des quartiers de Brazzaville et du Pool vers le Congo Brazzaville soit par le beach soit par le "couloir humanitaire" de la RN 1 (dit couloir de la mort). Ce guet-apens conduit aux tris humains, aux raffles et aux disparitions forcées que l’on déplore depuis 1999, et qui constituent en partie l’affaire des "Disparus" du Beach. En mai de la même année, le général BOUISSA MATOKO, ami personnel de SASSOU NGUESSO et Alfred OPIMBA, ministre de la santé et de l’action humanitaire se rendront d’ailleurs dans les sites pour exhorter les réfugiés à rentrer dans leur pays.

Cette affaire des "Disparus" du Beach n’est donc pas un acte isolé, comme veut la présenter le pouvoir de Brazzaville, à travers la mascarade du procès du 19 juillet 2005, mais un kriegsspiel, une expérience socio-plastique des "horreurs planifiées".

De cette mascarade de procès n’a finalement jailli ni lumière, ni vérité, ni justice.

Benjamin MOUTSILA

Délégué Général

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