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Communiqués et Lettres ouvertes

Affaire du Beach...suite ...La mascarade se transforme

Affaire du Beach...suite ...

La mascarade se transforme en bouc émissaire pour tromper l’opinion et menacer...

Dès le 15 octobre 1997 la seconde guerre est finie, Lissouba et son gouvernement sont partis en exil en : Afrique du Sud, Afrique de l’Ouest, et Europe. Les Accords militaires et les pactes de non agression ont totalement verrouillés le pays. Toute âme qui vive ne pouvait se déplacer dans le pays si le pouvoir de Sassou n’était au courant.

Rappels : Quels ont été les belligérants des guerres ?

La première guerre : Elle verra comme belligérants Sassou et Kolelas contre Lissouba. Les forces en présence : Radio Alliance, les cobras et les ninjas formés et financés par Sassou. Les ninjas grâce à l’ accord de Sangolo entre Sassou et Kolelas en présence des Pierre Oba, Bouissa Matoko, Oko Camille, Bernard N’Tchibambelela etc... La deuxième guerre : Sassou contre Lissouba. En réalité sur mandat d’amener du procureur d’Owando, devaient être arrêtés des assassins d’Owando qui s’étaient cachés à M’Pila. Après leur double forfait : assassinats des populations d’Owando et à Oyo précipitation des corps dans la rivière Alima des ressortissants d’Owando. Kolelas s’intronise médiateur national. Mais dès le 8/09/97 l’ERRDUN est crée et Kolelas est nommé premier ministre. Alors les ninjas se scindent en deux obédiences une reste avec Kolelas et l’autre retourne auprès de Sassou par protestation et redevient cobras. Avec l’arrivée des Angolais et l’échec des pourparlers de Libreville, Sassou gagne la guerre et reste seul sur toute l’étendue de la république.

La troisième guerre : Sassou seul sur le térritoire avec ses milices ex-ninjas et cobras. Dans celles-ci on retrouve toutes les origines ethniques. Un gouvernement avec pleins pouvoirs est dirigé par des originaires du Pool, tel que Gérard Bitsindou. Rappellons qu’à Mindouli des réligieux médiateurs seront assassinés par des originaires du Pool, alors qu’Ibovi a tenté de faire croire le contraire. Ces hommes étaient au service du pouvoir.( Cf Confession Bakana Vital.) Et enfin le rebelle fabriqué Bintsangou Frédéric alias pasteur N’Toumi jadis présenté comme le défenseur des originaires du Pool, et continuateur de l’oeuvre de Bernard Kolelas. A tel point que ce dernier avait fait une interview de soutien le 19/12/97 à RFI. Mais en date du 4/07/03 Semaine Africaine du 10 /07/03 Bernard Kolelas va démentir l’appatenance de Ntoumi à son parti : “ Le pasteur Ntoumi est un congolais...je ne suis absolument pour rien dans cette guerre...non je ne le connaissais pas....nous n’avaons aucun contact...” Avec le recul du temps, il est apparu un allié objectif du pouvoir de Brazzaville dans l’oeuvre de destruction du Pool ( cf Rapports des états des lieux : Evêché de Kinkala, Caritas, ONU.) Pourquoi aujourd’hui chercher des boucs émissaires au cours de cette procédure en exploitant des solidarités ethniques entre Kombo et M’Baya du Pool, alors que dans ce qui s’est souvent fait, il n’y a jamais eu de solidarité ethnique.

Et voila que le président de la cour criminelle sentant glisser les scénarios se précipite dans d’autres manipulations, en introduisant les solidarités ethniques et tribales, au lieu de dire le Droit. Ayant décidé de ne plus auditionner les parties civiles donc mener un vrai débat à charge et à décharge. La cour s’attarde sur les prévenus, et crée un spectacle sur les élucubrations de ces derniers. Deux personnalités sont indexés comme des cheveux dans la soupe : Mgr Ernest Kombo et Bonaventure M’Baya. Une stratégie esseulée du “ Bouc emissaire” est en train de se mettre en place en ajout du scénario de négation. Deux cadres du Pool auraient programmé et suscité la fuite de ses individus afin de les soustraire à cette mascarade. Voila le détournement d’opinion comme si cette affaire était une affaire du Pool.

La troisième guerre du 18/12/1998 ... n’est ni une guerre ni une rebellion des originaires du Pool contre le pouvoir de Sassou. Mais plutôt une sale guerre des individus armés par Sassou pour détruire le Pool et exterminer ses originaires. Alors qu’aujourd’hui les populations de toutes les régions n’attendent qu’une chose : la vérité ; et les familles : le sort réservé à leurs enfants. Pourquoi demander aux parents des victimes d’apporter les preuves, alors qu’ils ne sont que des ayant droit ? Leurs témoignages suffisent.

Alors dans ce cas quel a été le travail du magistrat instructeur ?

Il n’y a jamais eu de guerre ni de problème ethnique, sauf dans la tête du seul bénéficiaire de ces guerres. Et ils veulent donc déplacer le débat vers la Société Civile notamment les Églises, ses laïcs et les associations. Sur ce, un tuyau percé revient : les faux disparus résidant à Kinshasa qui viendraient témoigner.
- Pourquoi ne pas poser les bonnes questions aux prévenus ;
- Pourquoi n’avoir pas effectué les transports sur les lieux des assassinats et le pourquoi de la présence de Sita Bantsiri au Beach ;
- Pourquoi n’avoir pas cité à témoigner le ministre de l’intérieur de l’époque sur sa complicité avec des assassins notoires ;
- Les complicités de Vital qui a déjà avoué des assassinats lors d’une séance de prière à Linzolo.
- Qui donnait les moyens à Vital et à Bantsiri ? cf la Semaine Africaine du 21-24/08/03 : “ Vital expliquera en détail la mission à lui confier par le Directeur du cabinet du ministre Pierre Oba, un certain colonel N’Gassaki, véritable inspirateur de ce traquenard sordide. Il aurait fourni les laissez-passer nécessaire, les armes du crime et les moyens financiers pour assassiner les hommes d’Eglise partis à la rencontre d’une délégation des hommes de N’Toumi...” Quelle crédibilité peut-on accorder aux déclarations de Vital quand celui dépose devant cette cour ?

Ainsi les coupures particulièrement longues d’électricité leur permettent de peaufiner la mise en scène des auditions des prévenus à MPila, afin de tenter de divertir et endormir l’opinion, mais aussi de créer une psychose de peur donc menacer. Nous F.C.D. mettons en garde le gouvernement congolais de ces écarts et ces tentatives de désinformation. Nous rendrons responsables de tous actes irréversibles et préjudiciables qui seront commis contre la Société Civile et ses membres les plus représentatifs et ne manquerons pas de saisir les tribunaux internationaux.

Benjamin MOUTSILA

Délégué Général

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