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Communiqués et Lettres ouvertes

Suite...Affaire du Beach....La médiocrité au sommet de l’état

Quelle mouche a piqué les magistrats congolais pour renvoyer la tenue de ce procès, qui allait démontrer la non existence des faits de disparition au Beach de Brazzaville ? Se sont ils rendus compte du ridicule dans lequel ils se couvraient et surtout la médiocrité qu’ils affichaient dans le non respect du code de procédure pénale ? Ou alors le politique qui commandait depuis Mpila a eu pour une fois peur du grondement qui a débuté au stade Eboué ?

Quelle mouche a piqué les magistrats congolais pour renvoyer la tenue de ce procès, qui allait démontrer la non existence des faits de disparition au Beach de Brazzaville ? Se sont ils rendus compte du ridicule dans lequel ils se couvraient et surtout la médiocrité qu’ils affichaient dans le non respect du code de procédure pénale ? Ou alors le politique qui commandait depuis Mpila a eu pour une fois peur du grondement qui a débuté au stade Eboué ? Où est cette association qui a retrouvé les disparus du beach et qui "allait nous faire voir" depuis Mpila ? Ils ont reculé Pourquoi et jusqu’à quand ?

Dès la réception de cette ordonnance de "non lieu partiel" concernant ces 16 officiers qui étaient inculpés de : Génocide ; crimes de guerre ; crimes contre l’Humanité etc... Il apparaîssait qu’il y avait beaucoup de vices de procédures. Voir communiqué F.C.D. du 12 juillet 2005.

Mais un éminent avocat congolais sollicité M° Eric PANTOU, sur le pouce faisait les observations liminaires suivantes dès le 5 juillet 2005. Sur la forme : On ne s’explique la qualification d’ordonnance de "non lieu partiel" donnée à cette décision ... L’instruction ayant révélé qu’il résulte des charges suffisantes contre les X devenus Dabira et cie d’avoir commis les crimes de Génocide ; les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité etc... Les termes de cette ordonnance sont trop catégoriques. En règle général un juge d’instruction est seulement chargé de rassembler les preuves qui permettent d’établir l’inculpation des prévenus. Le doyen des juges d’instruction de Brazzaville n’hésite pas à affirmer à propos d’Adoua et de Dabira individuellemnt par exemple : "il doit être reconnu coupable des faits de génocide...." Pour les citoyens cela apparaîtra courageux ou très audacieux. Mais pour les juristes ceci pose un grave problème de fond. Sur le fond : Principe fondamental de la procédure pénale : L’individu poursuivi est censé être innocent aussi longtemps que sa culpabilité n’a pas été reconnue par un jugement irrévocable. Ce principe impose une grande prudence et fait peser sur la partie poursuivante une lourde charge. Non seulement tout mettre en oeuvre pour qu’aucune exception ne lui soit opposée, mais surtout d’établir les preuves formelles de l’inculpation et de l’imputation... Vous observerez à la lecture de ce document que le juge de Brazzaville se garde bien de faire mention des preuves. L’accusation est essentiellement fondée sur les "déclarations des parties civiles" ou quelques aveux, rares... Au fond ce document est un vrai leurre : faire croire par effet d’annonce qu’enfin la justice de Brazzaville est devenue indépendante, elle peut défier en inculpant en des termes dures des hauts officiers. Les gens pourront espérer que des sanctions seront prononcées... Bien sûr il y’aura quelques lampistes qui vont payer. Cela saute aux yeux... Concernant les gros poissons...les éminents confrères français qui défendront ces officiers n’auront aucune difficulté à démontrer qu’il n’y a aucune pièce succeptible de les accuser... Si la cour ne les suit pas sur ce terrain, ces avocats sauront mettre dans l’ambarras la justice congolaise en indiquant que ces derniers agissaient nécessairement sur ordre. A ce point de raisonnement, la Cour ne pourra que s’auto censurer pour ne pas remonter la chaîne de commandement et subir ls foudres... Ce document est un vrai chef d’oeuvre d’approximation dans lequel le juge n’a pas craint de mentir. Il affirme sans aucune hésitation que " Marcel Touanga ...n’a pas comparu et ce en dépit des nombreuses diligences faites pour rendre ses auditions possibles " Les autorités congolaises savent que les parties civiles de la procédure de Meaux ont élu domicile auprès d’avocats parisiens. Ainsi M. Henri Lopes ambassadeur du Congo, tel l’écrivain français Drieu La Rochelle sous Pétain, n’ a pas hésité à inviter ces mêmes avocats au procès de Brazzaville... En réalité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Sauf la bronzette et l’argent sale pour certains avocats français. Le système est bien verrouillé. Le congolais de base pourra néanmoins tirer ses propres conclusions. " Dans ce pays, il y a quand même des juges qui peuvent inquiéter Sassou" dira un tel en espérant que la prochaine estocade d’un petit juge sera la bonne... Le 12 qui est devenu le 19 juillet et enfin ce matin, une date ultérieur, on ne fera pas avancer la justice et la démocratie au Congo. Il convient de laisser cette mise en scène aux naïfs, aux médiocres et aux cupides.

Benjamin MOUTSILA

Délégué Général

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