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" Plus Jamais ça" ...les enfants sont l’avenir ...

Les murs constellées de photos saisissantes, Notre Dame du Blanc-Mesnil, église de la banlieue Ouest à quelques encablures de Paris, a été le temps d’une après-midi, le théâtre d’une exposition sur la dévastation des trois guerres cycliques du Congo. Une initiative pour raviver "le devoir de mémoire et non pour inciter la haine et la vengeance", ont justifié les organisateurs. Mais également pour susciter « la solidarité envers ceux qui demeurent vivants et manquent de tout au pays », a insisté, Benjamin Moutsila, le délégué général de la fcd.

Les trois conflits en image

Images, prière et recueillement, la Fédération des Congolais de la diaspora a revisité la triple tragédie, le 3 juillet, en l’Eglise Notre Dame du Blanc-Mesnil. Sans oublier François Xavier Verschave.

Des commentaires, des témoignages et des séquences d’images glanés ici et là, la fédération des congolais de la diaspora (fcd) est parvenue à reconstituer en image les événements qui ont secoué le Congo durant la décennie écoulée. Une exposition photo accompagnée d’une projection vidéo en mémoire de toutes les victimes des guerres congolaises qui précède deux événements majeurs : les résultats du pourvoi en cassation dans l’affaire des disparus en Europe et un procès organisé par la justice congolaise à Brazzaville, le 12 juillet prochain. Le premier représente l’espoir de mettre un terme à l’impunité chronique, si l’affaire de l’officier Mauritanien faisait jurisprudence ; alors que le second n’est qu’un simulacre dont l’issue ne laisse aucun doute, selon les dirigeants de la Fédération de la diaspora congolaise.

Devoir de mémoire

Les murs constellées de photos saisissantes, Notre Dame du Blanc-Mesnil, église de la banlieue Ouest à quelques encablures de Paris, a été le temps d’une après-midi, le théâtre d’une exposition sur la dévastation des trois guerres cycliques du Congo. Une initiative pour raviver "le devoir de mémoire et non pour inciter la haine et la vengeance", ont justifié les organisateurs. Mais également pour susciter « la solidarité envers ceux qui demeurent vivants et manquent de tout au pays », a insisté, Benjamin Moutsila, le délégué général de la fcd. Des centaines de cadavres jonchant les rues de la capitale vidées de ses occupants, des murs criblés de balles, des maisons soufflées par des obus, des enfants terrassés par la malnutrition, de la tristesse des familles éplorées à la liesse des "vainqueurs" . Un cocktail du passé émouvant pour ceux qui avaient répondu à l’appel, notamment une délégation togolaise et des occidentaux de la société civile. Des coeurs ulcérés par l’émotion que le père René Tabard a vite réconforté avec les Evangiles. Le prêtre était en poste au Congo pendant près d’un quart de siècle. Il a dirigé des convois humanitaires de Caristas dans le feu des différentes guerres. Connaisseur de la société congolaise, il a stigmatisé dans son homélie le « fait ethnique » instrumentalisé par les politiques. Avant de pourfendre le désintérêt des Congolais pour la situation de leur pays. La nuance est subtile avec le personnage de François Xavier Verschave, citoyen occidental, défenseur assumé de la démocratie et de la citoyenneté, décédé d’un cancer, le 29 juin dernier en France.

Frido Nganga de "l’Observateur " de Brazzaville

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