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Politique

En direction de Sassou et de sa clique de voleurs.

PRETORIA (AFP) - L’ancien vice-président sud-africain, Jacob Zuma, démis de ses fonctions il y a six jours par le président Thabo Mbeki, va être inculpé pour corruption, a annoncé lundi le porte-parole du Procureur national. "Nous avons décidé d’inculper l’ancien vice-président Jacob Zuma, en particulier pour corruption", a déclaré ce porte-parole, Makhosini Nkosi, au cours d’une conférence de presse.. "M. Zuma sera informé, en temps utile, du lieu, de la date et de l’heure à laquelle il devra se présenter devant un tribunal pour se voir notifier les charges pesant contre lui", a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat sud-africain a annoncé mardi devant le Parlement qu’il avait démis son vice-président de ses fonctions dans l’intérêt "du gouvernement" et du "jeune système démocratique" sud-africain. Une semaine plus tôt, le 8 juin l’homme d’affaires Shabir Shaik avait été condamné à 15 ans de prison pour corruption à l’issue d’un procès fleuve qui a mis en lumière une relation "globalement corrompue" avec Jacob Zuma. Shaik a été reconnu coupable d’avoir versé à Zuma 1,3 million de rands (200.000 dollars/160.000 euros) entre 1995 et 2001 afin de bénéficier de son influence politique pour la conclusion de contrats. Il a également été reconnu coupable d’avoir négocié un pot-de-vin entre Zuma et le fabriquant d’armes Thint, filiale sud-africaine du groupe français Thomson CSF (devenu Thales), prévoyant le versement de 500.000 rands annuels au vice-président. M. Zuma, autodidacte de 63 ans qui bénéficie d’un fort soutien au sein du Congrès national africain (ANC), était, jusqu’à sa mise à l’écart par le président, considéré comme le mieux placé pour remplacer Mbeki à la tête de l’Afrique du Sud en 2009. En août 2003, le procureur national d’alors, Bulelani Ngcuka, avait affirmé que ses services avaient recueilli des éléments à charge contre Zuma mais que des poursuites judiciaires ne seraient pas engagées car les chances d’aboutir devant un tribunal étaient insuffisantes. M. Zuma, qui a toujours contesté toute malversation, s’était indigné de cette prise de position, estimant qu’elle laissait volontairement planer un doute sur sa probité.

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