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Communiqués et Lettres ouvertes

Pool : Note d’étape - mai 2005

La réinsertion envisagée du pasteur Ntoumi dans le jeu politique, sans que ne soit envisagée la moindre action en justice contre les auteurs des exactions, laisse mal augurer d’une paix durable. Le blocage actuel de l’affaire des disparus du beach n’est pas de nature à rassurer les esprits.

Une paix sans justice ne peut être qu’illusoire. Cette exigence de justice est du reste l’une des recommandations du rapport Caritas que la FCD fait sienne ; bien que n’émanant pas d’elle. En tout cas, elle traduit fidèlement sa pensée depuis toujours. Son implication dans le processus de " l’affaire du beach ", des procès intentés par les présidents Pascal Lissouba contre l’hebdomadaire Témoignage Chrétien et Sassou Nguesso contre Survie, en est la preuve de son combat pour une vraie justice.

En 1993, les Sud Africains instituaient la commission « Justice et Réconciliation » afin de faire la lumière sur toutes les atrocités commises pendant l’apartheid, un régime de triste mémoire. Cette épreuve de vérité a sans aucun doute contribué à épargner ce pays d’un bain de sang. Tout près de nous, les Rwandais ont instauré un système judiciaire pour juger les auteurs présumés du génocide de 1994, inspirées des anciennes assemblées villageoises qui réglaient les différends et les conflits locaux : les « Gacaca ». Entre les deux, un autre concept reste t-il à inventer ?

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LE DEPARTEMENT DU POOL Note d’étape - mai 2005

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