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Communiqués et Lettres ouvertes

TOGO : Point de presse de la diplomatie française

Actualités diplomatiques du ministère des Affaires étrangères sur le TOGO

Point de presse du 25 avril 2005

La France prend note avec satisfaction de ce que l’élection présidentielle au Togo s’est déroulée dans des conditions satisfaisantes même si on a dû constater des incidents isolés. Nous tenons à rendre hommage au sens des responsabilités dont ont su faire preuve les dirigeants politiques et le peuple togolais dans des conditions difficiles. Il faut maintenant que le dépouillement du scrutin se déroule dans le calme et sous l’égide de la CEDEAO, présente depuis le début, et dont nous tenons à saluer le rôle déterminant. (Les autorités togolaises, qui avaient interdit aux radios et télévisions privées du Togo la couverture de la présidentielle, ont refoulé vendredi soir, dès son arrivée à Lomé, l’envoyé spécial du Figaro.

- Comptez-vous intervenir auprès des autorités togolaises ?
- Ne craignez-vous pas qu’un scénario ’’à l’ivoirienne’’ de chasse aux Français ne se produise à Lomé où le sentiment anti-français monte selon des témoignages de Français sur place ?
- Combien de Français vivent-ils au Togo et à Lomé ?
- Avez-vous mis en place un dispositif pour leur venir en aide en cas de besoin, notamment pour une éventuelle évacuation ?
- Quelle est votre réaction aux violences qui ont marqué la présidentielle de dimanche au Togo ? De nombreuses fraudes ont été signalées, notamment par des journalistes internationaux, estimez-vous que cette élection peut-être qualifiée de démocratique ?
- Qu’entendez-vous par ’’incidents isolés’’ à Lomé ? Parlez-vous des fraudes ? Des tués et blessés ? Enfin, avez-vous un dispositif de sécurité pour les Français ?)

Je viens de m’exprimer sur les élections au Togo, et vous renvoie donc à ma déclaration. S’agissant du point particulier concernant l’envoyé spécial du Figaro, je vous rappelle que les autorités togolaises avaient notifié la fermeture des frontières terrestres, maritimes et aériennes à compter de vendredi, information d’ailleurs relayée par la rubrique ’’conseils aux voyageurs’’ du site france.diplomatie. Quant aux Français vivant au Togo, ils sont au nombre de 3.000 environ, pour leur très grande majorité à Lomé.

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Point de presse du 26 avril 2005

(On a l’impression que le président Obasanjo s’est avancé, en annonçant un accord bi-national au Togo puisque l’opposition a déclaré qu’elle n’a rien signé et que de toute façon elle n’accepterait un accord bi-national que dans le cas où elle serait victorieuse. Et par ailleurs, je crois que plusieurs ambassadeurs étaient réunis aujourd’hui avec M. Olympio. Est-ce que l’ambassadeur français notamment a essayé de convaincre M. Olympio d’accepter l’accord bi-national quels que soient les résultats des élections.
- Quelle est la position de la France ?)

Sur le Togo, vous savez que le ministre a eu l’occasion de s’exprimer hier à ce sujet. Il a rappelé que nous étions globalement satisfaits de la façon dont s’était déroulé le scrutin, malgré certains incidents et ses déclarations faisaient suite aux déclarations à la fois du Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui avait félicité les électeurs togolais pour le déroulement pacifique des élections et également à celles du représentant de la CEDEAO qui confirmait le fait que l’élection s’était déroulée correctement, malgré un certain nombre d’incidents. Et nous avions indiqué hier que le déroulement de ce scrutin témoignait du sens des responsabilités et du civisme de la population togolaise. Pour ce qui est de l’initiative du président Obasanjo, nous avions pris note avec intérêt de cette initiative. Et en ce qui nous concerne, nous relevons que les dirigeants des partis politiques togolais ont jusqu’à présent fait preuve d’une grande retenue et nous restons en contact étroit à la fois avec la CEDEAO et l’Union africaine pour poursuivre dans cette voie. Sur les points spécifiques que vous évoquez, s’agissant de la prise de position de l’opposition, j’ai lu un certain nombre de déclarations juste avant de venir, mais je n’ai pas de commentaire à porter. Et en ce qui concerne la participation éventuelle de notre ambassadeur à une réunion avec M. Olympio, là non plus, je n’ai pas d’élément particulier à vous apporter. Je n’ai pas de confirmation à vous apporter sur ce point. Ce que nous souhaitons, c’est que le calme et la retenue soient respectés jusqu’à la proclamation des résultats et au-delà. C’est notre souhait.

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Michel Barnier promet qu’il n’y aura "pas d’ingérence de la France" au Togo

(A.P. 28/04/2005)

PARIS (AP) - "Il n’y aura pas d’ingérence de la France dans les affaires du Togo", a affirmé jeudi le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier, qui souhaite que "le calme revienne".

"Dans ce scrutin, ni pendant, ni avant, ni après et pour l’avenir, il n’y aura pas d’ingérence française", a insisté Michel Barnier, interrogé sur France-2 sur le rôle que la France entend jouer dans la crise togolaise.

"Nous voulons être partenaires, en tant qu’Européens, de l’Union africaine et de ce pays" à condition que "les Togolais le souhaitent" a poursuivi le ministre pour qui "l’avenir du Togo est entre les mains des Togolais".

"Je ne me suis jamais prononcé sur le résultat de ce scrutin", a-t-il dit, tout en rappelant que "dans le scrutin qui vient d’avoir lieu, (il) avait observé (...) que, malgré des incidents, il y avait un déroulement globalement satisfaisant".

Interrogé sur les violences qui ont été observées dans la capitale Lomé depuis la proclamations des résultats mardi, Michel Barnier a reconnu "un certain nombre d’incidents qui peuvent concerner des Français auxquels nous pensons". "Nos services localement et l’ambassade est totalement mobilisée pour accompagner les Français et pour les protéger",a-t-il assuré.

Le candidat de l’opposition togolaise à la présidence, Emmanuel Bob Akitani, s’est auto-proclamé président mercredi en appelant la jeunesse à la résistance, alors qu’au moins six personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées dans les violences qui se sont emparées de Lomé depuis l’annonce de la victoire du fils Eyadéma.

lp/ma

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Point de presse du 28 avril 2005

- Pouvez-vous nous dire clairement si la France reconnaît ou ne reconnaît pas Faure Gnassingbé comme président élu du Togo ?
- Si la France ne se prononce toujours pas sur le résultat du scrutin, pouvez-vous nous dire qu’elle en est la raison ?

Le ministre s’est exprimé ce matin même sur la situation au Togo. Je vous renvoie à ses propos. Nous, nous concertons avec nos partenaires européens et nous sommes en contact avec l’Union africaine et la CEDEAO. Comme vous le savez, les résultats définitifs des élections au Togo n’ont pas encore été proclamés.

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Point de presse du 29 avril 2005

Nous condamnons fermement l’incendie de l’institut Goethe. Nous demandons aux autorités togolaises et aux responsables politiques de faire toute la lumière sur cet acte inadmissible et de prendre toutes les mesures pour éviter le renouvellement de tels actes.

- Est-ce que la France envisage de prendre une initiative avec d’autres partenaires de la Communauté internationale pour débloquer la situation qui semble dangereusement tendue ?

Je vous renvoie aux propos que le ministre a tenus hier matin sur France 2, où il a rappelé très clairement qu’il n’y avait pas eu d’ingérence de la France, ni avant les élections, ni pendant les élections et qu’il n’y en aurait pas après les élections. Notre ligne de conduite, comme le ministre l’a rappelé, c’est de considérer que c’est aux Togolais eux-mêmes de progresser par la voie de la réconciliation et du dialogue et il a rappelé également que nous étions en appui de ce que l’Union africaine et la CEDEAO font pour eux-mêmes appuyer les Togolais.

- Pas d’initiative particulière ?

Pas d’initiative particulière à ma connaissance.

- Par ailleurs, Akitani Bob a demandé l’invalidation du scrutin. La France a-t-elle une position sur cette question ?

Non. Je n’ai pas de commentaire particulier. Il y a des mécanismes qui existent. Nous notons que M. Akitani a introduit cette demande d’invalidation. Mais nous n’avons pas évidemment à nous prononcer là-dessus.

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