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Politique

Manipulations quand tu nous tiens ...

Manipulations quand tu nous tiens ...

Depuis janvier 2005 Brazzaville bruisse des airs de fusils mitrailleurs AK 40 et UZI etc...

Des vols supposés d’armes dans une caserne ou plutôt un camp retranché avec des murs de 5 mètres de haut ont eu lieu. De nos correspondants ; ces armes étaient en faisceaux, preuve qu’ils étaient encore sous commandement.

Suite à ce simulacre de soi-disant déflagrations ou arrestations ou autres,... Nous assistons depuis à des gesticulations de la part du pouvoir, en fait manoeuvres pour continuer à épurer l’armée :

- Arrestations sans mandat d’amener...

- Incarcérations sans respect du cadre légal de durée de détention préventive...

- Perquisitions sans commission rogatoire...

Bref ! Les mêmes maux de système stalinien ou de parti unique sont encore en pratique afin de pérenniser le pouvoir au profit du clan.

Et comme toujours seuls les civils payent un lourd tribu : vols de téléphones portables, et de recettes de marchandes des marchés, morts de civils.

Ces péripéties amènent un questionnement ?

- Comment dans un camp militaire ou plutôt un camp retranché, peut on sur la place d’armes voler des armes en faisceau alors que les hommes rentrent de manoeuvre et sont toujours sous commandement ?

- Où était l’officier responsable de la manoeuvre

- Où était le palefrennier ou l’officier magasinier en chef ?

- Et le Commandant du camp où se trouvait-il ?

Comme par hasard le patron de l’enquête est le commandant du dit camp. En l’occurrence le général Mokoki Gilbert qui est en même temps le patron de la gendarmerie et de la fameuse "opération espoir", comptable des exécutions extrajudiciaires ( Faignond, Eyoma, et d’autres personnes etc...)

Si nous remontons plus loin ce même officier était affecté au cabinet militaire de Pascal Lissouba Président de la république de 1992 jusqu’à la guerre du 5 juin 1997. Il va rejoindre les cobras comme responsable du front des Plateaux des Quinze ans dit secteur 200. Aux accords de décembre 1999, il se retrouve représentant des forces publiques et responsable militaire du suivi des dits accords.

Quelle crédibilité peut-on donner à ces "missions de police", quand nous constatons que nuls coupables, des multiples violations des droits de l’homme et détournements n’ont été inquiété. Surtout s’ils appartiennent aux milices des seigneurs de la guerre et aux forces publiques. Malgré les discours et les enveloppes brandies par le Chef de l’état nous attendons toujours de voir des mises en examens.

En fait une autre manipulation que ces rodomontades pour se maintenir au pouvoir car ne sachant pas gouverner les Hommes mais plutôt ne sachant être que des kleptocrates. Le pouvoir de Brazzaville est passé maître dans la fabrication des climats d’insécurité et des coup d’état fictifs, sa véritable assurance-vie.

Nous à la Fédération des Congolais de la Diaspora FCD tirons la sonnette d’alarme que l’impunité continue au Congo et surtout des arrestations arbitraires sur des soi-disant complots frappent des populations désignés ennemis au système car n’entrant pas dans la mouvance des "clients".

Ceux qui se disent "résistants" appartiennent en réalité au système. Ils sont l’alibi et le faire valoir de ce pouvoir dit démocratique en fait autocratique.

Fait à Paris le 26 mars 2005

Pour la Fédération des Congolais de la Diaspora

Le Délégué Général

Benjamin MOUTSILA

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