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Communiqués et Lettres ouvertes

Affaire du Beach : Un Gros poisson pris au filet

FEDERATION DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA RENOUVEAU CONFERENCE NATIONALE E.mail : fcdfrance@hotmail.com

C O M M U N I Q U E D E P R E S S E

La fédération des congolais de la diaspora a appris l’arrestation pour audition de monsieur Jean François Ndenguet directeur général de la police congolaise, dans le cadre de l’affaire des ’’disparus du Beach’’, instruite par le tribunal de Meaux. Cette procédure qui implique, rappelons, les plus hautes autorités politiques et militaires congolaises vise la vérité sur les assassinats de plusieurs centaines de jeunes en 1999, en marge de la guerre fratricide. Le colonel Jean François Ngenguet déjà directeur général de la police à l’époque des faits, est fortement impliqué dans ce dossier. En effet se sont les officiers de ses services particulièrement le lieutenant Alakoua commandant du port fluvial, qui étaient chargés de la réception des jeunes réfugiés en provenance des camps du HCR, via Kinshassa. Le tri était ensuite effectué avec l’aide des soldats de la garde présidentielle du Général Blaise Adoua, qui se chargeaient par la suite des exécutions.

Le directeur de la police qui a eu en sa possession toutes les mains courantes relatives aux arrivées des réfugiés pourrait donner au juge des précieux renseignements sur les listes des Disparus, liste qui semblent être aujourd’hui les seules arguties juridiques sur lesquelles se basent les autorités de Brazzaville. Le colonel Ndenguet, criminel notoire bien connu des brazzavillois pour avoir opéré au grand jour, devant foule, des exécutions sommaires de pillards, de ses propres mains travaillait à l’époque sous la responsabilité de monsieur Pierre Oba ministre de l’intérieur.

Toute fois cette arrestation ne valant ni mise en examen, ni inculpation, La FCD/RCN attire l’attention du peuple français et de l’opinion internationale sur les risques réels de pression sur les autorités juridiques de Meaux de la part du looby politique français protecteur de monsieur Sassou et de sa dictature. A ce propos le président Chirac qui a affirmé avoir ouvert la guerre contre l’impunité, a déclaré en direction de monsieur Sassou et de l’opinion que toute la lumière serait faite. Les autorités politiques françaises ne peuvent faire jouer la clause immunitaire, pour le cas présent car monsieur Ndenguet qui possède famille et maison en France n’est pas en voyage officiel en france. Evacué sanitaire en France suite à un accident de la route, ce denier est déjà revenu depuis, à Paris pour des contrôles médicaux. Bien que possédant un passeport diplomatique, il n’est en France qu’en visite privée.

L’affaire du beach copilotée par de nombreuses organisations congolaises et françaises annonce la construction d’un mouvement citoyen international ; l’audition et la mise en examen éventuelle du directeur général de la police congolaise serait un pas important dans la lutte pour une compétence universelle. Le dénouement de cette sombre affaire qui n’est que le partie émergée d’une série de crimes orchestrés depuis 1993, devrait permettre à la société civile et aux populations congolaises de se réapproprier leur destin pour des lendemains meilleurs.

La FCD/RCN fortement impliquée dans la recherche de la vérité à propos de l’affaire du beach, profite de cette occasion pour rappeler à la société civile, son rôle historique dans la recherche de la vérité, comme entrevue à la conférence nationale souveraine Elle doit s’impliquer dans cette mission en tant qu’acteur et non spectateur.

La FCD/RCN salue l’acte responsable du tribunal de Meaux et propose une campagne de soutien à la (fédération internationale des droits de L’Homme( FIDH) en envoyant des messages aux adresses suivantes : Jeanne SULZER FIDH : mel julzer@fidh.org Patrick BAUDOIN avocat mel Patrick.beaudoin-avocat@wanadoo.fr

Fait à Paris le 2 avril 2004

Pour la FCD - RCN Le délégué général B. MOUTSILA

Les délégués B. TOUNGAMANI O. BIDOUNGA

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