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Opinions

Le mot de EFL militant de la démocratie (2)

Togo, Afrique, démocratie et france à fric

Bonsoir les amis et frères d’Afrique,

A travers ce que le Togo a connu depuis la mort de Eyadema et les réactions internationales soulevées par la prise antidémocratique de pouvoir du fils Eyadema, on peut déjà rêver que l’Afrique commence à connaître une nouvelle ère politique : l’époque des coups sans dénonciation, sans sanctions africaines engendrant aujourd’hui des sanctions européennes est entrain de passer.

Sauf la France qui pleure son ami-tyran du peuple togolais martyrisé pendant presque 40 ans. La coopération a bien fonctionné, au bénéficie de qui ?

Des hommes politiques imprégnés de principe démocratiques, à l’exemple de Apha Konaré, le président de la commission de l’UA, de Abdou Diop, le secrétaire général de la Francophonie, le président Wade du Sénégal, sont entrain de laver l’humiliation de l’"Inintelligence politique des Noirs" : l’Afrique veut montrer un autre visage, celui de l’appartenance au monde démocratique du 3ème millénaire. L’Afrique de l’Ouest en est le principal moteur,suivie de l’Afrique du Sud. Les pays du Golf de Guinée (Gabon, les deux Congo, Tchad, Angola, Guinée équatoriale, Cameroun) ne songent même pas au temps qui passent : pour leurs dirigeants, rien n’a changé et ne changera ! On prépare la relève avec des fils ou neveux dignes successeurs du père ou de l’oncle. Suivez mon regard !

L’article extrait de Jeune Afrique confirme le timide lever du soleil :

Faure Gnassingbé "renonce" à sa place à la tête du Togo TOGO - 26 février 2005 - AFP

Le nouvel homme fort du Togo Faure Gnassingbé, se plie au souhait de la communauté internationale en se retirant, pour mieux affronter dans quelques semaines l’élection présidentielle à laquelle le parti au pouvoir l’a désigné comme candidat.

Désigné vendredi candidat à la prochaine élection présidentielle par son parti le Rassemblement du peuple togolais (RPT), alors même que l’Union africaine (UA) décidait de sanctions contre le Togo et appelait la communauté internationale à en faire autant, Faure Gnassingbé a annoncé dans un message à la Nation qu’il "renonçait" à sa charge de président investi "afin de garantir la transparence" de la prochaine élection présidentielle à laquelle il est candidat.

Son successeur, un home du sérail du RPT, Abass Bonfoh, élu dans la foulée président de l’assemblée nationale et donc en chargede l’intérim comme le prévoit la Constitution en cas de vacance du pouvoir, a également promis la "transparence".

Quelques heures auparavant, le RPT parti fondé par leprésident Gnassingbé Eyadema son père, décédé le 5 février,l’avait investi massivement à l’unanimité et par acclamation comme son porte-drapeau à l’élection présidentielle qui devrait avoir lieu dans un délai maximum de 60 jours, comme l’exige la Constitution togolaise.

Dans ce message télévisé, Faure Gnassingbé a souligné que son départ était également motivé par le souci quel’élection présidentielle soit organisée dans l’"équité" et de "donner les mêmes chances à tous les candidats".

Depuis trois semaines le Togo traverse une grave crise de succession et le choix par l’armée du fils du président Eyadéma, qui adirigé le pays pendant 38 ans le Togo d’une main de fer, a été très controversé.

La révision express de la Constitution par les députés du RPT très largement majoritaire à l’assemblée nationale pour permettre l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé des le 7 février a été vivement condamnée par la communauté internationale, isolant peu à peu le nouveau régime.

Face aux pressions internationales, M. Gnassingbé avait d’ailleurs annoncé le 18 février qu’il allait organiser une élection présidentielle d’ici 60 jours, tout en restant à la tête du pays.

Dans son discours télévisé nocturne de vendredi, M. Gnassingbé a fait sentir qu’il ne voulait plus heurter de front la communauté internationale.

Il a bien souligné que désormais il souhaitait "vivement que la communauté ouest-africaine et la communauté internationale soient à nos côtés pour garantir l’organisation d’élections libres, transparentes et honnêtes".

"Il y a un temps pour les luttes politiques et les conflits d’intérêts. Il y a un temps pour la paix des coeurs, la tolérance et la réconciliation. Ce temps est arrivé, il constitue une chance que nous devons saisir", a ajouté M. Gnassingbé.

M. Gnassingbé a également lancé un "appel pressant au dialogue" aux "acteurs politiques" togolais, alors que l’opposition a prévu de manifester samedi à Lomé contre les nouvelles autorités et pour des élections "ouvertes à tous".

Il se pourrait que M. Gnassingbé tire rapidement les bénéfices de son retrait et du respect des formes constitutionnelles puisque dès l’annonce de son effacement était annoncée l’arrivée samedi à Lomé d’une délégation de la CEDEAO.

Cette délégation, conduite par son président en exercice le Nigérien Mamadou Tandja, vient pour "réexaminer" les sanctions imposées au Togo, la semaine dernière, selon une source diplomatique togolaise.

La rumeur courait même à Lomé vendredi que ces sanctions pourraient être levées très vite.

********************************************************************* Envoi de EFL, militant pour la démocratie et le développement du Congo-B.

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