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Communiqués et Lettres ouvertes

Congo-Brazzaville : silence complice de la France et de l’UE devant la reprise des violences et des exactions

Le 10 mars dernier, Denis Sassou Nguesso, fort de 89,41% des suffrages, était « réélu » à la tête du Congo-Brazzaville pour 7 ans. Indifférents à l’opacité et l’iniquité qui avaient caractérisé la préparation du scrutin, empressés de reconnaître l’intronisation de D. Sassou Nguesso, la France et l’Union européenne, dont les observateurs avaient été dépêchés au Congo-Brazzaville, ont unanimement fermé les yeux sur les irrégularités constatées lors du déroulement des élections. Jacques Chirac a immédiatement salué la reconduction de Sassou Nguesso comme une réponse « aux aspirations légitimes des Congolais à la paix, la stabilité et le développement pour tous ».Quant à l’UE, elle considère l’« élection » de D. Sassou Nguesso comme un signe fort de la volonté du peuple congolais « de tourner définitivement la page de la violence » (Déclaration préliminaire de la Mission d’Observation électorale de l’Union européenne au Congo-Brazzaville, dirigée par Joaquim Miranda).

La reprise des violences dans la région du Pool, la semaine passée, n’émeut pas plus les partenaires internationaux de M. Sassou. Leurs quelques réactions (la « préoccupation » de la France –AFP, 11/04/02- ou l’appel « au calme et à la retenue » de l’OUA –AFP, 12/04/02) seraient les bienvenues si le soutien et le silence que la France et l’UE ont toujours manifesté à l’égard du pouvoir illégitime de Denis Sassou Nguesso n’avaient conduit, en 1997-1999, à la mort de 50000 à 100000 Congolais.

A l’heure où les Français s’apprêtent à choisir celui qui les représentera pour les 5 prochaines années, il nous semble nécessaire de manifester à MM Chirac et Jospin, candidats à la très prochaine élection et responsables de la politique menée, en notre nom, en Afrique depuis 5 ans, notre indignation devant l’indifférence que la France témoigne aux souffrances des Congolais, et notre refus du silence qui pèse sur la complicité française dans les crimes qui ont été commis au Congo-B.


Afin d’obtenir des engagements clairs de la part des responsables politiques français pour que cesse le soutien français au régime illégitime du dictateur Sassou Nguesso, Afin de rompre le silence qui règne sur les relations franco-congolaises, Survie et ses partenaires congolais se rassembleront jeudi 18 avril, à 17 h 45. Rendez-vous Mo Strasbourg-Saint-Denis

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