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Politique

Hors Sujet Permanent

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Paris le 12 janvier 2004

La Fédération des Congolais de la Diaspora a appris le vrai faux "remaniement ministériel" orchestré par les autorités congolaises. Elle accueille cette nouvelle sans aucune surprise.

Marien Ngouabi est assassiné le 18 mars 1977. Sassou est alors ministre de la défense chargé de la sécurité. D’après la constitution du 24 juin 1973 dans son article 40, c’est le président de l’assemblée nationale qui succède rapidement au président de la république en cas de vacance du pouvoir. Il se doit d’organiser les élections sous 45 jours. Or curieusement, M Sassou met en place un comité militaire du parti prévu nulle part. En effet, habitué aux coups d’état en tous genres : ...de palais,... de force militaire,... constitutionnel, le pouvoir congolais du roi Sassou n’a, en la circonstance que violé sa huitième constitution pourtant taillée sur mesure. ( articles 56,69,81)

En nommant un Premier ministre non prévu par les textes donc anticonstitutionnel, il prouve par ce geste le peu de valeur qu’il accorde à la loi fondamentale. On peut se poser des questions sur les buts avoués et non avoués de ce changement de régime. Pourquoi avoir besoin d’un Premier ministre aujourd’hui après s’être battu hier pour le supprimer ? La lecture de ce viol constitutionnel doit donc être analysé politiquement.

Somme toute, ce tintamarre "d’ajustement de l’équipe gouvernementale" ne visait-il que la transformation du poste de coordonnateur du gouvernement en Premier ministre du président de la république ? (Cherchez l’erreur)

Ce show médiatiquo-politique ne visait-il que le départ du ministre des finances, M. Andely (qui soit dit en passant n’était pas parmi les plus mauvais) ?

Empêchait-il par hasard de piller en toute tranquillité ??

En réalité, les événements se sont précipité suite aux tractations de juillet 2004, entre le président français et son vassal congolais protecteur des intérêts pétroliers français.

Ce dernier avait promis stabiliser la situation à Brazzaville à coups de gouvernements d’union nationale et autre retour des exilés, moyennant un règlement de l’affaire du Beach et une intervention française auprès des autorités financières internationales.

La première partie du contrat ayant été réalisé, il restait la partie Congolaise.

Des tractations ont pourtant bien eu lieu en Europe.

Hélas le clan ne l’a pas entendu de cette oreille, au grand dam de tous les ‘’guérilleros résistants’’ et autres politichiens engagés dans une farandole de négociations du côté de Paris.

La montagne a accouché d’une souris gouvernementale. Le nouveau-ancien gouvernement est caractérisé, par un resserrement "familialiste", "villagiste" et clientéliste autour de proches immédiats du dictateur président.. Ce qui prouve, s’il en était encore besoin, qu’au Congo, ce sont les victorieux de la guerre qui font la loi fussent-ils médiocres au sein d’une équipe d’imbéciles heureux.

De ce fait le roi est nu.

Aucune réforme fusse-t-elle minime ne peut avoir lieu dans le sérail sans l’aval des seigneurs de la guerre à l’image de M Okombi Sallissa.

Et pendant ce temps, la paupérisation des Congolais continue, ainsi que leur abandon dans les abîmes les plus abyssaux.

Les pensions de retraite se sont volatilisées, les bourses d’études impayées avec des étudiants à l’étranger abandonnés à eux-mêmes : leur ministre est reconduit.

L’affaire du Beach est enfouie sous des tonnes de pétrole, vive la mafiafrique : le ministre de tutelle a joué les chaises musicales avec celui de la fonction publique (autre vache à lait à immoler)

Les trois quarts du territoire n’ont pas établissements scolaires dignes de ce nom : les ministres sont reconduits

Des régions entières sont totalement abandonnées à leur triste sort (comme le montre le rapport de Caritas Congo), avec la complicité agissante et coupable de soi-disant rebelles qui au passage attendaient des strapontins : les ministres sont reconduits

De même pour les pourvoyeurs de valises vers les paradis fiscaux et autres renfloueurs des sectes internationales retrouvent des strapontins ministèriels pour le titre.

Brazzaville la capitale n’a toujours pas d’eau potable pas d’électricité à quelques encablures du deuxième fleuve le plus grand d’Afrique, les ressources non renouvelables comme les forêts sont bradées : les ministres concernés sont reconduits...

Ainsi vont les choses au pays de la nouvelle espérance : "E bonga e bonga té toujours meilleur."

La Fédération des Congolais de la Diaspora attachée au bien-être des populations congolaises condamne toutes ces manœuvres grossières et déplorables dans le seul but est la captation des richesses nationales au détriment des générations futures.

Pour la FCD

Le bureau exécutif

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