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Politique

peuplé à la portée de chiens et vautours enragés

peuplé à la portée de chiens et vautours enragés

Ces dernières années, des hommes politiques français de gauche comme de droite, des hommes d’affaires particulièrement les plus médiocres, des artistes et comédiens véreux, des chômeurs, des marchands d’armes et de rêves sans âme, des universitaires vendeurs de parchemins creux et une miss France qui avait mieux à faire en réclamant réparation des crimes de son pays au Rwanda que d’aller flotter au bout des doigts du dictateur Sassou ont pris d’assaut le Congo. On sait qu’ils y reviennent avec mallettes pleines de pétrodollars, de paillettes d’or et de diamant, pendant que les congolais lèvent leurs mains et leurs yeux vers leur pays pour lui demander justice et réparations pour des crimes perpétrés en son nom par ses laquais (...)

Il est temps, que nous discutions entre nous autour d’une table de ce que nous sommes et de ce que nous voulons de notre pays. Il est encore temps pour qu’ensemble nous corrigions nos erreurs et envisagions un projet équilibré et réaliste pour nous, pour notre pays. Ce projet tiendrait avant tout au respect de la vie humaine, au respect de nos différences et de nos institutions.

Par Joël Mafouta

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Congo : L’eldorado non peuplé à la portée de chiens et vautours enragés

Dans ce Congo prospère, où brillent des pépites d’or, des pétro-euros trébuchants et sonnants, Pigasse s’en fait un guide opiniâtre. Les militaires qui y dansent en permanence un ballet macabre y ont pris goût. Le Congo, loin d’être seulement cette réserve aux trésors inépuisables, est aussi un terrain d’entraînement avec exercices nature vraie pour jeunes recrues des forces de récupération coloniale et pour mercenaires. Courcelles en fait un témoignage étonnant. Tout dernièrement sur RFI, Jacques Monsieur, le vendeur d’armes et conseiller de Lissouba, a clarifié les transactions financières pour l’achat des armes et le rôle joué par ELF dans cette guerre. Cette situation est plus que dramatique. Personne n’ose regarder en face ce qui se passe réellement dans ce pays et ne se pose la question de savoir : pourquoi donc cette mainmise ? La réponse veut que nous comprenions que l’aliénation de notre souveraineté, passe par l’entretien de nos faiblesses. Nous n’arrivons pas par nous-mêmes à circonscrire nos propres besoins et à trouver par nous mêmes les moyens d’en faire face sans qu’aucune interférence extérieure ne vienne faire entorse à notre génie.

C’est vrai, nous marquons des insuffisances, des lacunes même à nous accommoder d’avec divers mécanismes modernes utiles au développement. Nos formations, aussi diverses que pointues, pouvaient déjà nous permettre de réduire quelques écarts. Malheureusement nous n’y parvenons pas. C’est pourtant cependant en occident, notamment en France, que les cadres issus de ces mêmes universités que nous, font la fortune de ces pays dits riches et forts. Les plus médiocres d’entre ces cadres, laissés sur le carreau chez eux, s’ils ne sont pas envoyés en mission de sabotage chez nous, s’exilent et se présentent à nous comme des vendeurs de recettes magiques. En qualité d’experts, ils espionnent, épient au profit de leur pays nos responsables ; mettant en sac nos richesses et notre trésorerie, ils nous bernent.

Ces dernières années, des hommes politiques français de gauche comme de droite, des hommes d’affaires particulièrement les plus médiocres, des artistes et comédiens véreux, des chômeurs, des marchands d’armes et de rêves sans âme, des universitaires vendeurs de parchemins creux et une miss France qui avait mieux à faire en réclamant réparation des crimes de son pays au Rwanda que d’aller flotter au bout des doigts du dictateur Sassou ont pris d’assaut le Congo. On sait qu’ils y reviennent avec mallettes pleines de pétrodollars, de paillettes d’or et de diamant, pendant que les congolais lèvent leurs mains et leurs yeux vers leur pays pour lui demander justice et réparations pour des crimes perpétrés en son nom par ses laquais.

C’est pour cela qu’il est temps, que nous discutions entre nous autour d’une table de ce que nous sommes et de ce que nous voulons de notre pays. Il est encore temps pour qu’ensemble nous corrigions nos erreurs et envisagions un projet équilibré et réaliste pour nous, pour notre pays. Ce projet tiendrait avant tout au respect de la vie humaine, au respect de nos différences et de nos institutions. De sa configuration géographique et démographique, notre pays occupe, à l’échelle du monde, une mince place certes (3420000km2 pour moins de 3 millions d’habitant bien compté). Mais il possède des atouts pour en faire un paradis où il ferait beau vivre. Classé parmi les rares pays dont l’histoire fait parler la culture démocratique, il n’y a pas de doute que cela s’y réalise. La force de la morale et d’autres valeurs humaines y ont permis auparavant une organisation structurelle et institutionnelle dont le colon a su apprécier à juste titre la hauteur. Nous avons donc un héritage dont l’exploitation devrait nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qui tue notre pays. En croisant les mains avec tous les autres pays africains qui combattent les dictatures rétrogrades instruments des grandes puissance qui pour survivre ne reculent devant aucun interdit, nous ne retrouverons non seulement que des alliés naturels, mais des frères et amis sûrs. Pour y parvenir, les pays dits francophones, doivent prendre conscience que la politique africaine française, dont les aphtes ne sont plus à démontrer dans les pays comme la Côte-d’Ivoire, le Congo, le Gabon, le Tchad, le Centrafrique, le Togo... a déjà montré ses limites et son vrai visage. Elle est bien le socle de la corruption, de l’exploitation éhontée des richesses de nos pays et de tous leurs drames. Pendant que nos populations croupissent dans une misère innommable, les dirigeants occidentaux et leurs multinationales y bénéficient des largesses inexplicables de la part des pouvoirs locaux qu’ils ont contribué mis en place au besoin par la force. Paradoxalement, certains de ces dirigeants occidentaux fanfaronnent et paradent en France pour la promotion des droits de l’homme, la lutte contre un prétendu racisme, on voit les mêmes pratiquer en Afrique une sorte de re-colonisation qui ne les gêne nullement. Nombreux sont ceux qui ignorent ce que leur pays entreprend à l’extérieur contre d’autres populations.

En complicité avec Bongo, le Gouverneur général de la « Néo-Afrique Equatoriale Française », justement à la sortie de la Conférence Nationale Souveraine, en prévision de la chute de Sassou ; Bongo aurait conseillé à la France Lissouba. Il a cru son frère capable d’agir comme lui. Mais grande est sa déception. Repris par ses maîtres, surpris par les revendications du deuxième président élu du Congo depuis 1960, Bongo se serait écrié en Téké : « ah ! l’ingrat, il veut ma mort ». Aussitôt dit, l’ingrat frère qui fait désordre est viré. Lissouba, le Frère ingrat du « Gouverneur général de la Néo-Afrique Equatoriale Française » n’a pas eu la malchance de Ngouabi. Ngouabi pour avoir osé bouder Elf, menacer de suspendre l’exploitation du pétrole au profit des générations futures est, quant à lui, décapité pour désinvolture... C’est trop et c’est trop, avait-on dit sous l’ombre des champs Elysée, mais les conclusions furent plutôt vite tirées sous le manguier, au bord du « fleuve » Alima, au Congo. Ngouabi : incompris, trahi par ceux dont il défendait les intérêts, fut en effet cyniquement égorgé. Les siens avaient accepté le sal boulot. Ils l’opérèrent dans un scénario macabre qui fît parler le caractère crapuleux des commanditaires et la barbarie de l’âme sanguinaire des exécutants. Aujourd’hui, les gens s’étonnent des relations lugubrement forts qui lient Yhomby à Sassou. L’observateur le moins clairvoyant est offusqué. La fraternité et la compréhension qui règnent entre le bagnard et son geôlier sont incompréhensibles. Le silence qui caractérise le premier face à l’humiliation que lui inflige le second est déroutant. Pourtant, Il est inutile de se creuser la cervelle pour s’apercevoir que ceci est le résultat d’un pacte diabolique. Nombreux ne comprennent pas la fidélité à Sassou de la quasi totalité des membres du PCT et officiers félons... Souvenons-nous le temps du « petit matin ». Oh ! que les Congolais oublient vite. Souvenons-nous le temps de « yaka noki-noki » ( dépêche-toi de venir à la soupe ). Oh ! que les Congolais oublient vite. Souvenons-nous le temps de « ébonga ébongaté toujours meilleur » (on n’a rien à foutre du petit peuple). Oh ! que les Congolais oublient vite. Un seul homme (Sassou Nguesso) vu sous ces prismes déformants, continuera toujours à nous considérer comme des moins que rien ? Continuera-t-il à s’en foutre de la jeunesse et de son avenir ? Continuerons-nous à être des spectateurs au lieu d’être des acteurs engagés ? Pourquoi ce silence assourdissant des Francs-maçons Congolais, eux qui se disent sur le chemin de la Lumière ? Pourquoi refusent-ils obstinément à faire usage de ce dont ils sont factoriellement dotés ? La Franc-maçonnerie est-elle devenue un conglomérat de salauds ?

M.Sassou, doté de cette capacité de faire souffrir, de trancher les têtes sans brocher, il est à la France l’homme qu’il faut. Cette nature asséchée profite à sa famille. Son petit clan sans histoire, sa clientèle toute composée de parvenus petits sorciers s’en frotte les mains. Dans cette position, Sassou a déjà fait ses preuves. Pour cette « France des affaires », il fallait bien qu’il revienne pour que le Congo accède aux PPTE ( comme si les Congolais souhaitaient vraiment se voir classés au club des PPTE ), il fallait qu’il revienne pour que le Club de Paris annule 1,57milliard de dollars et ré échelonne 1,45 milliard de dollars de la dette publique extérieure du Congo, il fallait qu’il revienne pour que le FMI et la Banque Mondiale montrent leur volonté d’accorder l’aide au développement aux putschistes, il fallait qu’il revienne pour que les putschistes exhibent leur poitrine devant l’ONU et enfin il fallait qu’il revienne pour le rétablissement de « l’Ordre françafricain ».

Pourquoi le Coup d’Etat ? Le coup d’Etat apporte la solution radicale et disculpe la France, vraie responsable des troubles et des guerres qui ruinent le Congo. Seuls les hommes de mains, les putschistes, les valets locaux sont mis en avant. Après quoi, les décrets prennent corps de décisions unilatérales. Ils viennent soutenir ceux que la machination et le crime amènent au pouvoir. Par le biais d’institutions internationales corrompues au service de la puissance blottie derrière le valet local ; cette mécanique est mise en route sans réserve. En réalité, elle permet la régulation de la richesse, la perpétuation de la domination de la puissance instigatrice des coups fourrés. Elle ne veut pas se mouiller. C’est presque de la duplicité cynique qui s’exprime.

La déclaration du Président Chirac à Luanda « Ci-joint un extrait du Discours prononcé par Jacques Chirac, le 30 Juin 1998, à Luanda, Angola : Je me réjouis de l’intervention de l’Angola au Congo-Brazzaville pour la raison simple que ce pays était en train de s’effondrer dans la guerre civile, de s’autodétruire, et qu’il était souhaitable que l’ordre revienne. Il y avait quelqu’un qui était capable de le faire revenir, c’était Denis Sassou Nguesso. Il lui fallait un soutien extérieur pour un certain nombre de raisons, l’Angola le lui a apporté. La paix est revenue, les conditions de développement reprennent. Cette ville de Brazza, qui était devenue martyre commence à se relever et Denis Sassou Nguesso s’est engagé à mettre en œuvre le processus de démocratisation dans un délai maximum de deux ans. » confirme bien cette participation. Le veto contre l’intervention des forces de l’ONU et le silence complice qui s’en suit pendant que les troupes de Sassou mettent en déroute les autorités légitimes du Congo, est une preuve de plus. Ces accrocs Chiraquiens sont, d’une façon ou d’une autre, la reconnaissance directe de l’implication de son pays dans ce Coup d’Etat. Paradoxalement, sept ans après le coup d’Etat du 5 Juin 1997, suivi par la mort des centaines de milliers de Congolais et de la dégradation du tissu social, Pascal Lissouba, dans l’incapacité totale de restaurer déjà son parti L’UPADS et de s’investir concrètement dans le combat de la libération du peuple Congolais du joug de la dictature de M. Sassou Nguesso, vient négocier son retour au Congo à Paris, le centre de décision de son éviction du pouvoir. C’est incroyable ! Mais de qui se moque-t-on ? Tout ceci fait désordre, pitié et provoque de la nausée.

D’après l’axiome de M.Sassou Nguesso « le ridicule ne tue pas », Monsieur Ebonga-Ebongaté, souhaite à celles et ceux qui apprécient sa manière de gouverner, une bonne année 2005, et la bienvenue dans le cercle des PPTE « la Nouvelle Espérance ». Les chiens et les vautours enragés sont au pouvoir au Congo.

Vive la pauvreté, Vive Sassou Nguesso.

Paris, le 30 Décembre 2004 Joël MAFOUTA Président du R.L.B.C « Forces nouvelles » E-mail : mafouta12@yahoo.fr TEL : 06.20.21.39.84 R.L.B.C : Rassemblement des Libres Bâtisseurs Congolais

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