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Communiqués et Lettres ouvertes

La diaspora Congolaise dans le mouvement citoyen international.

La diaspora congolaise dans le mouvement citoyen international.

Un regard circulaire sur une carte du monde nous montre des pays, dont les états à l’intérieur de frontières intangibles semblent être séparés par des barrières culturelles et linguistiques infranchissables. Les intérêts des peuples et des populations des dits états semblent tellement spécifiques qu’ils en deviennent antagonistes.

Dans la pratique, ces états sont de fait imbriqués les uns dans les autres dans leurs activités politiques et économiques. Cette certitude est accentuée par les liens de dépendance d’un pays à un autre eu égard à la nouvelle pensée unique : la mondialisation des intérêts financiers. Les intérêts financiers n’ont pas de frontières ; Les paradis fiscaux non plus. Pendant ce temps, les populations sont maintenues dans une séparation artificielle. Cette balkanisation, occulte les aspirations,les combats communs qui unissent ces peuples, toutes frontières confondues. Ceci est particulièrement vrai pour les pays ’’dits’’ pauvres. La Fédération des Congolais de la Diaspora s’inscrit en faux à cette assertion, secrétée par les dominants de ce monde. Elle croit à l’existence de similitudes dans la situation des dominés et milite ainsi pour la création d’un mouvement citoyen international Il existe deux combats dans la nécessité, s’étale tous les jours devant nous, à la lecture des journaux qui étalent impudiquement la pauvreté croissante à travers le monde.

- La lutte pour l’existence des biens publics à l’échelle de l’humanité. En plein vingt et unième siècle, au Congo, ( pays pétrolier ) plus de 20% de la population vit sans eau potable et sans électricité... Le reste de l’Afrique dans sa grande majorité, n’est pas mieux lotie
- la lutte pour les droits de l’homme L’Afrique dans sa majorité écrasante est un continent où le nombre de dictateurs ou de mal élus au mètre carré est impressionnant...entre autres fléaux de mal gouvernance C’est au nom de cette intangibilité-dortoir que les peuples sont parqués dans leurs frontières soumis à des conflits armés pseudo ethniques orchestrées par les gérants locaux des groupes politico maffieux le tout diligenté par les grandes multinationales. Ces conflits d’un autre temps sont faits pour les écarter des deux luttes précitées selon un dicton (vieux comme le monde mais combien encore efficace) diviser pour mieux régner. Selon cette logique de prépondérance des nationalités sur les intérêts communs des populations,on nous dira de ne pas nous occuper du problème ivoirien (vous n’êtes pas ivoiriens, après tout) ou à François Xavier Verchave de ne pas écrire Noir Silence, ( il n’est pas Africain, après tout) ou à Sidiki kaba et Patrick Beaudoin (qui sont sénégalais et français, après tout) de ne pas farfouiller dans les affaires congolaises en s’occupant de l’affaire du Beach. (qui est une affaire strictement congolaise, après tout) Peut-être pour finir, reprochera-t-on aux parents (congolais) des victimes d’avoir alerté la justice française (la justice du colon) au lieu de faire confiance à celle qui est bien de chez nous (bien congolaise et bien équitable)

Pourtant des congolais (de pure nationalité) n’ont pas hésité à engager des mercenaires étrangers (pas de nationalité congolaise pour un sou) pour aller tuer et violer nos sœurs et nos mères, (de nationalité congolaise) à cause du pétrole (congolais)dont l’exploitation fait uniquement le bonheur des charognards de tous bords (de nationalité congolaise et étrangère cette fois ci) De nationalité congolaise ou étrangère où se trouve donc la ligne de partage ? Exploiteurs noirs ou blancs où se trouve la ligne de démarcation ? Droits de l’homme bafoués au Chili ou au Rwanda où est la variable ? Bourreaux ou victimes...là il y a une différence.

La citoyenneté congolaise ,(nouvelles forces politiques et société civile confondues)est en marche aux côtés d’une citoyenneté internationale, irréversiblement en création.

Commentaires

1 Message

  1. AfriqueEducation n°169 du 1er au 15 décembre 2004

    INTERVIEW du Révérend-Pasteur Dominique KOUNKOU, porte-parole de l’Opposition de Rouen "SASSOU NGUESSO, LE MAL DONT SOUFFRE LE CONGO"

    le porte-parole de l’opposition de Rouen a dréssé un moratoire, une ligne de conduite comme probable sortie de sassou sur la scène politique. cette opposition radicale, hostile à Sassou NGuésso, à travers son porte-parole déclare travailler "pour mettre en route les assises de l’opposition qui regrouperaient aussi l’opposition intérieure qu’extérieure (représentée par Raymond Thimothée MACKITHA et Paul Guyvish MATSIONA) sur une terre neutre autre que le Congo. cela permettrait d’ajuster les positions et d’avoir les principes éthiques pour un gouvernement alternatif à celui de Sassou.

    Dans un deuxième temps, nous prendrons attache avec les cadres de l’armée pour évaluer les forces véritables par rapport aux forces supposées de Sassou.

    Dans un troisième temps, créer un système qui informe les Etats (Angola, RDC, Cameroun, etc...) et les hommes d’affaire pour que le vent d’éthique d’affaire permette à ces entreprises de continuer leurs investissements sans être mêlés dans les affaires de sang ou de génocide.

    Dans un quatrième temps, rendre politique la résistence du pasteur NTUMI de façon que d’un côté, on distingue les actes réprénsibles pour lesquels il est nécessaire de s’expliquer devant la justice, et de l’autre, disntinguer la figure politique de NTUMI et son poids, et l’intégrer dans le combat polique pour qu’il ne serve plus d’alibi à Sassou.

    Et par une stratégie de dominos, nous attendrons plus que Sassou veuille convoquer un dialogue, mais nous l’obligerons à dialoguer ou à quitter le pouvoir."sic.

    Propos recueillis par Justin AYIENDA.

    | 6 décembre 2004, 17:35