Les milices pour la conquête du pouvoir au Congo

FEDERATION DES CONGOLAIS DE LA DIASPOR

HISTORIQUE DES INTRIGUES ET COMPLOTS DE SASSOU
Par la déclaration du 12:12:1975 le commandant Marien NGOUABI suspend les instances
dirigeantes du PCT et créé l’Etat Major Spécial Révolutionnaire qui est composé comme suit :
les commandants : Marien NGOUABI, Louis Sylvain NGOMA, Denis SASSOU NGUESSO
Messieurs Jean Pierre THYSTHERE TCHICAYA, Jean Pierre NGOMBE.
Au sein de cette instance SASSOU est responsable de la Défense, de la sécurité, des milices
populaires et des organisations des masses. Déjà il a les mains libres pour tisser sa toile de prise de
pouvoir.

Le 18:03:1977 le commandant Marien NGOUABI est assassiné dans sa résidence.
le 19:03:1977 Comité central du PCT met en place un Comité Militaire du Parti de 11 membres
tous militaires. Cet organe n’étant prévu nulle part dans les textes.de l’état ni du parti. Alors que la
constitution dans son article 40 prévoit qu’en cas de vacances du pouvoir celui -ci est exercé par le
président de l’Assemblée Nationale Populaire pendant 90 jours où le plénium APN et CC du PCT
organise les élections présidentielles. Coup d’état qui permet au commandant SASSOU de devenir
chef du CMP du 19:03 : au 2:04:77. Pendant ce laps de temps seront assassinés : le capitaine
KIMBOUALA NKAYA devant ses enfants, le Cardinal BIAYENDA, le Président MASSAMBA
DEBAT et ses amis.

Le 2:04:1977 SASSOU laisse la présidence du CMP au Général YHOMBI, alors que celui-ci est
suspendu du PCT pour pratiques bourgeoises et absence d’éthique marxiste.
Le 5:02:1979 second coup d’état de palais SASSOU reprend le pouvoir qu’il avait cédé à YHOMBI
et l’emprisonne. Il a alors la maîtrise de tous les services de sécurité avec la complicité des services
des pays occidentaux et des pays du bloc de l’est.

Le 20:06:1990 la conférence de la Baule exige des pays africains des avancées dans la démocratie et
les libertés afin de bénéficier des aides de la coopération.
La Confédération Syndicale Congolaise lors de son congrès exige la mise en place des changements
politiques et la tenue d’une Conférence Nationale en septembre 1990.

Lors de la tenue de cette Conférence Nationale qui deviendra Souveraine courant 1991, prendra les
actes suivants à l’égard de SASSOU :
Il sera établi la responsabilité individuelle de SASSOU pour la mauvaise gestion du patrimoine
pétrolier Acte 278-91 CNS PS.
Il sera condamné à payer une amende forfaitaire de 1 milliards de FCFA pour ses relations avec des
milieux d’affaires véreux et pour l’ampleur de ses malversations financières au préjudice de l’état.
Acte n° 281-91 CNS PS.
Il sera déclaré seul responsable en tant que Ministre de la défense et de la sécurité, des assassinats
commis par le CMP entre le 18:03:77 et le 2:04:1977 Acte n° 284-91 CNS PS.
Il sera également demandé à Madame Antoinette SASSOU de procéder au paiement de ses dettes
contractées à l’égard de tiers et de respecter les décisions de justice.
Mars 1992 une constitution est votée, suivi d’un processus électoral qui conduira par un accord PCT
UPADS à l’élection à la présidence de la république de Pascal LISSOUBA.

Le 10:05:1997 éclatent des tueries entre partisans de SASSOU et de YHOMBI à Owando et à Oyo
dite “guerre de tipoye”.
Le 31:05:1997 un accord est signé entre tous les futurs candidats à l’élection présidentielle qui sera
fixée au 31:07:1997.
Le 5:06:1997 le pouvoir de LISS0UBA tente d’appliquer une décision de justice d’appréhender les
responsables des tueries d’Oyo et Owando retranchés au domicile privé de SASSOU, ainsi que la
décision de mise hors la loi des milices des partis.
Ce matin un acte de police est transformé en guerre par SASSOU contre le gouverbnement de
LISSOUBA. Cette guerre prend fin par la victoire de SASSOU et les armées étrangères qui sont
venues à son secours et la fuite de LISSOUBA et de KOLELAS.

LES MILICES AVEC LES PARTIS et SASSOU
1964 création des milices de la jeunesse congolaise par le Mouvement National de la Révolution.
1968 dissolution des milices par leur intégration dans l’armée et dans le tissu industriel naissant.
1970 le PCT revient à la création des milices dites populaires, passage obligé pour un recrutement
dans l’Armée Populaire Nationale dont SASSOU deviendra le responsable politique avec l’EMSR.
1991 dissolution et condamnation des milices car partisanes, par un acte de la CNS

1992 ; le 30 novembre le PCT dénonce les accords avec l’UPADS et signe des accords avec l’URD.
Devenus majoritaire à l’assemblée ils exigent la nomination du premier ministre dans leur rang en
vertu de l’article 75 des la constitution. L’UPADS refuse et l’URD-PCT fait de la désobéissance
civile en manifestant dans la rue. Du ministère de l’intérieur l’UPADS bombarde et tue des
manifestants. SASSOU arme les militants, c’est le retour des milices.
L’UPADS fait appel à l’armée pour réprimer. Mais MOUKOKO et NGOLO refuse en vertu de la
dépolitisation des forces armées. Alors l’UPADS en violation du titre XIII créé avec l’aide
d’instructeurs israéliens le réserve ministérielle à Aubeville.
1994 après l’accord URD-PCT/UPADS et la création d’un gouvernement d’ouverture auquel le
PCT ne participe pas, les milices sont intégrées dans l’armée. Mais les chefs de parti gardent à leur
discrétion des hommes en armes en leurs domiciles pour leur soi disante protection.

1997 Déclenchement de la guerre.
Depuis 1994 le MCDDI est devenu l’allié de l’UPADS dans le gouvernement d’ouverture, les
milices URD-PCT sev scindent en deux factions, alors que leur formation et leur logistique étaient
assuré par OBA et BOUISSA MATOKO. Une faction URD n’obeit plus à KOLELAS et repart chez
SASSOU chez les cobras ( MATSANGA, BAKOUA, VITAL, MAUREL...)
Quand KOLELAS perd la guerre d’autres ninjas repartent chez les cobras.
Certainement des individualités ninjas rejoignent leur famille en ayant jeté les armes.
Le 15:10:1997 SASSOU s’installe au pouvoir avec les armées étrangères, milices et mercenaires.
Il initie et signe des accords avec des pays frontaliers RDC et Angola déployant des corps armés
mixtes le long des frontières. Tout infiltration devient impossible pour une quelconque milice dans
la partie méridionale de la république.

Fin 1998 les ninjas devenus cobras ont été mobilisés autour de NTOUMI, tous originaires de
Brazzaville. Ils seront “parachutés” dans le Pool, afin de créer un messianisme politico-militaire.
Mais les populations ne les suivant pas, ils vont y semer la désolation, ( pillage, assassinats vols et
viols ) Prétexte trouvé par SASSOU sous couvert de rétablir l’ordre de massacrer les populations
civiles. Ces ninjas sont régulièrement ravitaillés en armes et vivres depuis Brazzaville au vu et su de
tout le monde, cela depuis cinq ans. NTOUMI est en fait un agent placé dans le Pool par SASSOU
pour justifier ses attaques contre la région et surtout décimer les populations dans un souci de
suprématie démographique.
Toute la région a été vidée du reste de sa population. Elle est parquée actuellement dans des sites au
sud de Brazzaville, livrées à elles-mêmes. Depuis mars 2002, le génocide des ressortissants du Pool
continue sous le silence assourdissant de la communauté internationale. Interdiction est faite aux
ONG d’y acceder. Toutes les populations autochtones doivent disparaître et remplacer par les
génocidaires hutus qui formeront le nouvel électorat de SASSOU. Dans le Pool : Silence on tue.
Délégué chargé des activités socio-économiques
Mary-Albert COLELAT

Bibliographie
Journal officiel de la république du Congo
Bulletins officiels du MNR, PCT
Statistiques démographiques du Congo
Journal officiel de la Conférence Nationale Souveraine
Témoignages Médecins sans frontières
Témoignages de Médecins
Témoignages Prêtres spiritains
Témoignages ONG, PNUD, ONU
Articles de presse Allafrica, Pentecote, Courrier International

Posté le 27 février 2002