" Plus Jamais ça" ...les enfants sont l’avenir ...

le 3 juillet 2005 à Notre Dame du Blanc Mesnil une exposition Photo et Film pour la mémoire...

Les murs constellées de photos saisissantes, Notre
Dame du Blanc-Mesnil, église de la banlieue Ouest à
quelques encablures de Paris, a été le temps d’une
après-midi, le théâtre d’une exposition sur la
dévastation des trois guerres cycliques du Congo. Une
initiative pour raviver "le devoir de mémoire et non
pour inciter la haine et la vengeance", ont justifié
les organisateurs. Mais également pour susciter « la
solidarité envers ceux qui demeurent vivants et
manquent de tout au pays », a insisté, Benjamin
Moutsila, le délégué général de la fcd.

Les trois conflits en image

Images, prière et recueillement, la Fédération des
Congolais de la diaspora a revisité la triple
tragédie, le 3 juillet, en l’Eglise Notre Dame du
Blanc-Mesnil. Sans oublier François Xavier Verschave.

Des commentaires, des témoignages et des séquences
d’images glanés ici et là, la fédération des congolais
de la diaspora (fcd) est parvenue à reconstituer en
image les événements qui ont secoué le Congo durant la
décennie écoulée. Une exposition photo accompagnée
d’une projection vidéo en mémoire de toutes les
victimes des guerres congolaises qui précède deux
événements majeurs : les résultats du pourvoi en
cassation dans l’affaire des disparus en Europe et un
procès organisé par la justice congolaise à
Brazzaville, le 12 juillet prochain. Le premier
représente l’espoir de mettre un terme à l’impunité
chronique, si l’affaire de l’officier Mauritanien
faisait jurisprudence ; alors que le second n’est
qu’un simulacre dont l’issue ne laisse aucun doute,
selon les dirigeants de la Fédération de la diaspora
congolaise.

Devoir de mémoire

Les murs constellées de photos saisissantes, Notre
Dame du Blanc-Mesnil, église de la banlieue Ouest à
quelques encablures de Paris, a été le temps d’une
après-midi, le théâtre d’une exposition sur la
dévastation des trois guerres cycliques du Congo. Une
initiative pour raviver "le devoir de mémoire et non
pour inciter la haine et la vengeance", ont justifié
les organisateurs. Mais également pour susciter « la
solidarité envers ceux qui demeurent vivants et
manquent de tout au pays », a insisté, Benjamin
Moutsila, le délégué général de la fcd.

Des centaines de cadavres jonchant les rues de la
capitale vidées de ses occupants, des murs criblés de
balles, des maisons soufflées par des obus, des
enfants terrassés par la malnutrition, de la tristesse
des familles éplorées à la liesse des "vainqueurs" .
Un cocktail du passé émouvant pour ceux qui avaient
répondu à l’appel, notamment une délégation togolaise
et des occidentaux de la société civile. Des coeurs
ulcérés par l’émotion que le père René Tabard a vite
réconforté avec les Evangiles. Le prêtre était en
poste au Congo pendant près d’un quart de siècle. Il a
dirigé des convois humanitaires de Caristas dans le
feu des différentes guerres. Connaisseur de la société
congolaise, il a stigmatisé dans son homélie le « fait
ethnique » instrumentalisé par les politiques. Avant
de pourfendre le désintérêt des Congolais pour la
situation de leur pays. La nuance est subtile avec le
personnage de François Xavier Verschave, citoyen
occidental, défenseur assumé de la démocratie et de la
citoyenneté, décédé d’un cancer, le 29 juin dernier en
France.

Frido Nganga de "l’Observateur " de Brazzaville

Posté le 12 juillet 2005